<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823</id><updated>2012-02-13T14:47:52.225-05:00</updated><title type='text'>--The-Stalker--</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>234</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-8712175856101932070</id><published>2011-09-27T08:49:00.004-04:00</published><updated>2011-09-27T08:57:44.274-04:00</updated><title type='text'>Stalker selon Serge Daney</title><content type='html'>&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:donotoptimizeforbrowser/&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;span style=" Times New Roman&amp;quot;;font-family:&amp;quot;;font-size:12pt;"  &gt;Andrei Tarkovski&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:donotoptimizeforbrowser/&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ne jamais oublier que dans « métaphysique », même en russe, il y a « physique ».&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Stalker est un film soviétique (c’est même le sixième de Tarkovski et, à mon sens, son meilleur) mais « to stalk » est un verbe en anglais (c’est même un verbe régulier). To stalk, c’est, très précisément, « chasser à l’approche », une façon de s’approcher en marchant, une démarche, presque une danse. Dans le « stalk », la partie du corps qui a peur reste en arrière et celle qui n’a pas peur veut aller de l’avant. Avec ses pauses et ses frayeurs, le stalk est la démarche de ceux qui s’avancent en terrain inconnu. Dans Stalker, le danger est partout mais il n’a pas de visage. Le paysage non plus n’a ni limites, ni horizon, ni Nord. Il s’y rencontre bien des tanks, des usines, des canalisations géantes, une voie ferrée, un cadavre, un chien, un téléphone qui marche toujours, mais la végétation est en train de recouvrir tout cela. Ce paysage industriel fossile, ce bout de vingtième siècle devenu une couche géologique (Tarkovski a été géologue en Sibérie de 1954 à 1956, il lui en reste quelques chose), c’est la Zone. On ne va pas dans la zone, on s’y glisse en fraude (elle est gardée par des soldats). On n’y marche pas, on y « stalke ».&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;On a vu, au cinéma, des déambulations urbaines, des cow-boys qui avancent coquettement à petits pas pour se tirer dessus, des piétinements de foules, des couples qui dansent : on n’a jamais vu le stalk. Le film de Tarkovski est avant tout un documentaire sur une certaine façon de marcher qui n’est peut-être pas la meilleure (surtout en URSS) mais qui est tout ce qui reste quand tous les points de repère ont disparu et que plus rien n’est sûr. C’est donc une grande première : une caméra suit trois hommes qui viennent de pénétrer dans la Zone. Où ont-ils appris cette démarche tordue? D’où viennent-ils? Et d’où leur vient cette familiarité avec ce no man’s land? La fausse familiarité du touriste qui ne sait où aller, que regarder, quoi craindre? L’un est venu sans rien, avec une bouteille de vodka dans un sac en plastique : il sort d’une beuverie mondaine. L’autre, au contraire, tient quelque chose de secret dans un petit sac de voyage. Le troisième, celui qui n’a rien que ses regards furtifs et ses élans vite retombés, c’est lui, le Stalker. Il faudrait qu’avant de se ruer sur les innombrables interprétations que ce film-auberge espagnole appelle, le spectateur regarde attentivement trois acteurs russes (excellent : Alexandre Kaidanovski, Anatoli Solonitsine et Nikolai Grinko) « stalker » dans la Zone.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le film ne commence pas d’une façon aussi abrupte. Il est un peu plus explicatif (pas beaucoup). Tarkovski, adaptant librement un roman SF des frères Strougaltski, imagine qu’à la suite d’un accident mystérieux, une partie de la planète est devenue différente, dangereuse, et qu’on l’a interdite d’accès. La Zone est cette «part maudite», retournée à l’état sauvage, réserve de fantasmes, territoire d’une lugubre beauté. Des marginaux, pour un peu d’argent, la font «visiter». Ces passeurs qui vivent misérablement entre deux mondes, ce sont les stalkers. Celui du film, un peu guide touristique, un peu illuminé, très clochardisé, a pris cette fois avec lui un Ecrivain et un Professeur. L’Ecrivain (l’homme au sac en plastique) doute de tout et surtout de lui-même. Le Professeur (l’homme au sac de voyage) ne parle pas beaucoup mais il a une idée derrière la tête. Car il y a quand même un but à ce trip à trois : au centre de la Zone se trouve une «chambre» qui, à ce qu’on dit, exauce les vœux de celui qui y pénètre. A ce qu’on dit.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Arrivés devant la chambre, le stalker et ses deux clients flanchent : personne n’en franchira le seuil. Par peur d’abord. Par sagesse ensuite. Par peur : si la chambre est un canular, il est humiliant d’avoir eu l’air d’y croire, si elle exauce réellement tous les vœux, il ne restera plus rien à espérer, si elle réalise les désirs inconscients, on ne sait trop à quoi on s’expose. Par sagesse : il n’y a pas de vie vivable sans absolu, certes, mais l’absolu n’est pas un lieu, c’est un mouvement. Un mouvement qui fait dériver, qui déporte (dans tous les sens du terme), qui fait «stalker». Peu importe, à la limite, avec quels biscuits ou quels non-biscuits on embarque, peu importe que l’on croie, que l’on croie croire ou que l’on croie que d’autres croient. Ce qui compte, c’est de se mettre en mouvement.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Impossible de s’empêcher, en tant que spectateur, de «stalker» dans cette forêt de symboles qu’est le film. Le scénario de Tarkovski est une machine suffisamment infernale pour n’exclure a priori aucune interprétation. Dans une auberge espagnole, on peut «apporter son manger». La Zone, c’est peut-être la planète Terre, le continent soviétique, notre inconscient, le film lui-même. Le stalker peut très bien être un mutant, un dissident, un analyste sauvage, un prêtre à la recherche d’un culte, un spectateur. On peut «jouer aux symboles» avec le film mais c’est un jeu dont il ne faut pas abuser (pas plus pour Tarkovski que pour Fellini ou Bunuel, autres grands humoristes de l’interprétation). D’ailleurs, la nouveauté et la beauté de Stalker sont ailleurs.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Quand le film est fini, quand on s’est un peu lassé d’interpréter, quand on a mangé tout ce qu’on avait apporté, qu’est-ce qui reste? Le même film, exactement. Les mêmes images insistantes. La même Zone avec la présence de l’eau, son clapotis sinistre, les métaux rouillés, la végétation vorace, l’humidité. Comme tous les films qui déclenchent chez le spectateur une fureur interprétative, Stalker est un film qui frappe par la présence physique des éléments, leur existence têtue, leur façon d’être là. Même s’il n’y avait personne pour les voir, pour s’approcher d’elles ou pour les filmer. Cela ne date pas d’hier : déjà dans Andrei Roublev il y avait la boue, ce point zéro de la forme. Dans Stalker il y a une présence organique des éléments : l’eau la rosée, les flaques imbibent la terre et rongent les ruines.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Un film, on peut l’interpréter. Celui-ci s’y prête (même si au bout du compte il se dérobe). Mais on n’est pas obligé. Un film, on peut aussi le regarder. On peut y guetter l’apparition de choses qu’on n’avait encore jamais vues dans un film. Le spectateur-guetteur voit des choses que le spectateur-interprète ne sait plus voir. Le guetteur reste à la surface, parce qu’il ne croit pas au fond. Je me demandais au début de cet article où donc les personnages avaient appris le stalk; cette démarche tordue de ceux qui ont peur mais qui ont oublié de quoi. Et ces visages prématurément vieillis, ces mini-Zones où des rictus sont devenus des rides? Et la violence obséquieuse de celui qui s’attend à recevoir des coups (ou à en donner? Ça aussi il a oublié?). Et le faux calme du monomaniaque dangereux et les raisonnements à vide de celui qui est trop seul?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Cela ne vient pas seulement de l’imagination démiurgique de Tarkovski, cela ne s’invente pas, cela vient d’ailleurs. Mais d’où? Stalker est une fable métaphysique, un cours de morale, une leçon de foi, une réflexion sur les fins dernières, une quête, tout ce qu’on voudra. Stalker est aussi le film où, pour la première fois, on croise des corps et des visages qui viennent d’un lieu que l’on ne connaissait que par ouï-dire ou par ouï-lire. Un lieu dont on pensait que le cinéma soviétique n’avait gardé nulle trace. Ce lieu, c’est le Goulag. La Zone est aussi un archipel. Le film Stalker est aussi un film réaliste.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: right;" class="MsoNormal"&gt;20 novembre 1981&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-8712175856101932070?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/8712175856101932070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=8712175856101932070' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8712175856101932070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8712175856101932070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2011/09/stalker-selon-serge-daney.html' title='Stalker selon Serge Daney'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4560574498944533458</id><published>2011-09-06T16:25:00.000-04:00</published><updated>2011-09-06T16:27:26.907-04:00</updated><title type='text'>Lecture et amitié selon Proust</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;Il y a de la camaraderie : qu’il y ait de l’amitié !&lt;br /&gt;Ainsi parlait Zarathoustra. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;a href="http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=185819&amp;amp;def=Pastiches+et+m%c3%a9langes%2cPROUST%2c+MARCEL%2c9782070727186"&gt;Pastiches et mélanges &lt;/a&gt;de Marcel Proust, on retrouve le très beau texte «Journées de lecture» où il est question du rapport entre le lecteur et l'auteur par l'intermédiaire du texte. J'ai eu envie de partager la vision de Proust sur l'amitié et la lecture par ce petit exercice d'édition où j'ai enlevé les multiples exemples et détours pour ne garder que ce qui rapporte directement au propos. Je ne saurais trop recommander la lecture de &lt;em&gt;Pastiches et mélanges&lt;/em&gt; (pour ceux qui ne voudraient pas tout de suite lire ou relire &lt;em&gt;À la recherche,&lt;/em&gt; on a là tout Proust en condensé, même une superbe phrase sur deux pages pour décrire sa chambre d'enfance).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;----------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On sait que les ‘Trésors des Rois’ est une conférence sur la lecture que Ruskin donna à l’hôtel de ville de Rusholme, près Manchester, le 6 décembre 1864, pour aider à la création d’une bibliothèque à l’institut de Rusholme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nous, qui ne voulons ici que discuter en elle-même, et sans nous occuper de ses origines historiques, la thèse de Ruskin, nous pouvons la résumer assez exactement par ces mots de Descartes, que « la lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés qui en ont été les auteurs. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai essayé de montrer dans les notes dont j’ai accompagné ce volume que la lecture ne saurait être ainsi assimilée à une conversation, fût-ce avec le plus sage des hommes; que ce qui diffère essentiellement entre un livre et un ami, ce n’est pas leur plus ou moins grande sagesse, mais la manière dont on communique avec eux, la lecture, au rebours de la conversation, consistant pour chacun de nous à recevoir communication d’une autre pensée, mais tout en restant seul, c’est-à-dire en continuant à jouir de la puissance intellectuelle qu’on a dans la solitude et que la conversation dissipe immédiatement, en continuant à pouvoir être inspiré, à rester en plein travail fécond de l’esprit sur lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est là, en effet, un des grands et merveilleux caractères des beaux livres (et qui nous fera comprendre le rôle à la fois essentiel et limité que la lecture peut jouer dans notre vie spirituelle) que pour l’auteur ils pourraient s’appeler « Conclusions » et pour le lecteur « Incitations ». Nous sentons très bien que notre sagesse commence où celle de l’auteur finit, et nous voudrions qu’il nous donnât des réponses, quand tout ce qu’il peut faire est de nous donner des désirs. Et ces désirs, il ne peut les éveiller en nous qu’en nous faisant contempler la beauté suprême à laquelle le dernier effort de son art lui a permis d’atteindre. Mais par une loi singulière et d’ailleurs providentielle de l’optique des esprits (loi qui signifie peut-être que nous ne pouvons recevoir la vérité de personne, et que nous devons la créer nous-même), ce qui est le terme de leur sagesse ne nous apparaît que comme le commencement de la nôtre, de sorte que c’est au moment où ils nous ont dit tout ce qu’ils pouvaient nous dire qu’ils font naître en nous le sentiment qu’ils ne nous ont encore rien dit. D’ailleurs, si nous leur posons des questions auxquelles ils ne peuvent pas répondre, nous leur demandons aussi des réponses qui ne nous instruiraient pas. Car c’est en effet de l’amour que les poètes éveillent en nous de nous faire attacher une importance littérale à des choses qui ne sont pour eux que significatives d’émotions personnelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le suprême effort de l’écrivain comme de l’artiste n’aboutit qu’à soulever partiellement pour nous le voile de laideur et d’insignifiance qui nous laisse incurieux devant l’univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donner un trop grand rôle à ce qui n’est qu’une initiation d’en faire une discipline. La lecture est au seuil de la vie spirituelle; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire. Il devient dangereux au contraire quand, au lieu de nous éveiller à la vie personnelle de l’esprit, la lecture tend à se substituer à elle, quand la vérité ne nous apparaît plus comme un idéal que nous ne pouvons réaliser que par le progrès intime de notre pensée et par l’effort de notre cœur, mais comme une chose matérielle, déposée entre les feuillets des livres comme un miel tout préparé par les autres et que nous n’avons qu’à prendre la peine d’atteindre sur les rayons des bibliothèques et de déguster ensuite passivement dans un parfait repos de corps et d’esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute, l’amitié, l’amitié qui a égard aux individus, est une chose frivole, et la lecture est une amitié. Mais du moins c’est une amitié sincère, et le fait qu’elle s’adresse à un mort, à un absent, lui donne quelque chose de désintéressé, de presque touchant. C’est de plus une amitié débarrassée de tout ce qui fait la laideur des autres. Comme nous ne sommes tous, nous les vivants, que des morts qui ne sont pas encore entrés en fonctions, toutes ces politesses, toutes ces salutations dans le vestibule que nous appelons déférence, gratitude, dévouement et où nous mêlons tant de mensonges, sont stériles et fatigantes. De plus, - dès les premières relations de sympathie, d’admiration, de reconnaissance, - les premières paroles que nous prononçons, les premières lettres que nous écrivons, tissent autour de nous les premiers fils d’une toile d’habitudes, d’une véritable manière d’être, dont nous ne pouvons plus nous débarrasser dans les amitiés suivantes; sans compter que pendant ce temps-là les paroles excessives que nous avons prononcées restent comme des lettres de change que nous devons payer, ou que nous paierons plus cher encore toute notre vie des remords de les avoir laissé protester. Dans la lecture, l’amitié est soudain ramenée à sa pureté première. Avec les livres, pas d’amabilité. Ces amis-là, si nous passons la soirée avec eux, c’est vraiment que nous en avons envie. Eux, du moins, nous ne les quittons souvent qu’à regret. Et quand nous les avons quittés, aucune de ces pensées qui gâtent l’amitié : Qu’ont-ils pensé de nous? – N’avons-nous pas manqué de tact? – Avons-nous plus? – et la peur d’être oublié pour tel autre. Toutes ces agitations de l’amitié expirent au seuil de cette amitié pure et calme qu’est la lecture. Pas de déférence non plus; nous ne rions de ce que dit Molière que dans la mesure exacte où nous le trouvons drôle; quand il nous ennuie nous n’avons pas peur d’avoir l’air ennuyé, et quand nous avons décidément assez d’être avec lui, nous le remettons à sa place aussi brusquement que s’il n’avait ni génie ni célébrité. L’atmosphère de cette pure amitié est le silence, plus pur que la parole. Car nous parlons pour les autres, mais nous nous taisons pour nous-mêmes. Aussi le silence ne porte pas, comme la parole, la trace de nos défauts, de nos grimaces. Il est pur, il est vraiment une atmosphère. Entre la pensée de l’auteur et la nôtre il n’interpose pas ces éléments irréductibles, réfractaires à la pensée, de nos égoïsmes différents. Le langage même du livre est pur (si le livre mérite ce nom), rendu transparent par la pensée de l’auteur qui en a retiré tout ce qui n’était pas elle-même jusqu’à le rendre son image fidèle; chaque phrase, au fond, ressemblant aux autres, car toutes sont dites par l’inflexion unique d’une personnalité; de là une sorte de continuité, que les rapports de la vie et ce qu’ils mêlent à la pensée d’éléments qui lui sont étrangers excluent et qui permet très vite de suivre la ligne même de la pensée de l’auteur, les traits de sa physionomie qui se reflètent dans ce calme miroir. Nous savons nous plaire tour à tour aux traits de chacun sans avoir besoin qu’ils soient admirables, car c’est un grand plaisir pour l’esprit de distinguer ces peintures profondes et d’aimer d’une amitié sans égoïsme, sans phrases, comme en soi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le goût des livres croît avec l’intelligence, ses dangers, nous l’avons vu, diminuent avec elle. Un esprit original sait subordonner la lecture à son activité personnelle. Elle n’est plus pour lui que la plus noble des distractions, la plus ennoblissante surtout, car, seuls, la lecture et le savoir donnent les « belles manières » de l’esprit. La puissance de notre sensibilité et de notre intelligence, nous ne pouvons la développer qu’en nous-mêmes, dans les profondeurs de notre vie spirituelle. Mais c’est dans ce contact avec les autres esprits qu’est la lecture, que se fait l’éducation des « façons » de l’esprit. Les lettrés restent, malgré tout, comme les gens de qualité de l’intelligence, et ignorer certain livre, certaine particularité de la science littéraire, restera toujours, même chez un homme de génie, une marque de roture intellectuelle. La distinction et la noblesse consistent dans l’ordre de la pensée aussi, dans une sorte de franc-maçonnerie d’usage, et dans un héritage de traditions. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4560574498944533458?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4560574498944533458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4560574498944533458' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4560574498944533458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4560574498944533458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2011/02/lecture-et-amitie-selon-proust.html' title='Lecture et amitié selon Proust'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-2454681418838056886</id><published>2011-08-16T10:25:00.007-04:00</published><updated>2011-09-04T17:35:45.413-04:00</updated><title type='text'>Cinéma: asphyxie culturelle</title><content type='html'>Serge Daney met le doigt dessus... en 1983. Et depuis ça n'a fait que s'intensifier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors allons-y d'un billet on ne peut plus simple avec une citation pour donner un signe de vie sur le blogue en 2011. Je n'abandonne pas mon idée d'analyser les films Miroir et Stalker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dialogues sauvages &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«S. DANEY: Je ne crois pas qu'on puisse longtemps écrire sur le cinéma en se nourrissant seulement du cinéma. Il y a quand même des dialogues sauvages qui se sont noués, y compris le dernier en date, le dialogue cinéma et politique, avec toutes les dures retombées que l'on sait mais qui a quand même fait bouger les gens. Toute la bagarre de Bazin, c'était par rapport au théâtre, et aux problèmes de l'adaptation littéraire. Aujourd'hui le fait que le cinéma ait consolidé ses frontières, cela crée une asphyxie culturelle parfois terrifiante, dont Wenders est peut-être l'exemple le plus brillant, mais en même temps le plus clôturé. Il y a quand même beaucoup de symptômes de ça. Untel prépare un festival de la bande-annonce, la pub, on ne parle plus que de ça. Les vidéo-clips, il y a déjà quinze festivals. &lt;strong&gt;Il y a une boulimie d'un monde d'images qui se dévore et qui se recrache lui-même qui fait qu'on est tous pris dans cette sorte de solipsisme stressé.&lt;/strong&gt; On mélange plus de choses dans un ensemble qui est clôturé, alors qu'avant on mélangeait moins de choses à l'intérieur d'un ensemble qui était poreux. Et c'est cette porosité que les &lt;em&gt;Cahiers&lt;/em&gt; à un moment ont bien saisi. À l'époque, le «bon cinéma» excluait la série B. Elle excluait les grands monstres, alors on a fait rentrer les grands monstres. Aujourd'hui il y a un tout qui bouffe tout et à l'extérieur plus personne ne s'aventure pour se poser même des questions naïves: est-ce que les films qu'on voit ressemblent à la vie quotidienne? Du coup les questions de Godard deviennent incompréhensibles. On le voyait bien quand il est passé à &lt;em&gt;7 sur 7&lt;/em&gt;, à la façon stupide et terrifiée dont les deux journalistes de télé le regardaient. Parce qu'il avait une manière à lui de pointer une question totalement archaïque, marxiste au sens littéral du terme: «est-ce qu'il y a une économie du besoin pour ce qui est de l'image?» Quand Godard parle du Mozambique en même temps que l'Amérique, il a une vision géographique des choses que plus personne n'a. Parce que nous sommes dans le recyclage culturel, chacun dans son créneau. Les gens qui voient dix films par an vont voir &lt;em&gt;Les Compères&lt;/em&gt;, les gens qui voient trente films par an vont voir &lt;em&gt;Zelig&lt;/em&gt;, les gens qui vont en voir cinquante vont voir le Brisseau. Voilà.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point critique, Cahiers du cinéma no 356, mai 1984, dans Critique et Cinéphilie, VI. Petite anthologie des Cahiers du cinéma&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-2454681418838056886?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/2454681418838056886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=2454681418838056886' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2454681418838056886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2454681418838056886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2011/08/cinema-asphyxie-culturelle.html' title='Cinéma: asphyxie culturelle'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-5384073202597464164</id><published>2010-10-02T08:13:00.011-04:00</published><updated>2010-10-02T08:29:14.904-04:00</updated><title type='text'>Tarkovski - Finalement</title><content type='html'>Voilà déjà plus de 4 ans que ce blogue existe sous le nom de "Stalker" et je n’ai jusqu’à maintenant jamais vraiment abordé le cinéma de Tarkovski. Le moment est venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis hanté par le film &lt;em&gt;Stalker&lt;/em&gt; depuis le jour où je l’ai vu il y a quelques années. Depuis ce temps, quand je vois un film, je me retrouve très souvent à penser « ce n’est pas aussi fort que &lt;em&gt;Stalker&lt;/em&gt; ». Chose étrange, très impressionné par &lt;em&gt;Andrei Rublov&lt;/em&gt; mais plutôt déçu de &lt;em&gt;Solaris&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;The Sacrifice&lt;/em&gt; par rapport à &lt;em&gt;Stalker&lt;/em&gt;, je m’étais arrêté là. Ce n'est que dernièrement que j’ai revu &lt;em&gt;The Sacrifice&lt;/em&gt; pour ce qu’il est et que j’ai enfilé &lt;em&gt;Nostalghia&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L’enfance d’Ivan&lt;/em&gt; et finalement &lt;em&gt;Le Miroir&lt;/em&gt;. Maintenant c’est pire qu’avant, plus rien au cinéma n’est à la hauteur de &lt;em&gt;Stalker&lt;/em&gt; ET &lt;em&gt;Le Miroir&lt;/em&gt;. Le moment est donc venu d’aller aux fonds des choses, de plonger pour découvrir et nommer ce qui est si bouleversant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’expliquerai plus en détail mon approche et ma méthode dans les billets à venir. Le blogue sera finalement digne de porter ce nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici une réflexion parmi tant d’autres du film &lt;em&gt;Stalker&lt;/em&gt;, d’abord telle que tirée des &lt;em&gt;Œuvres cinématographiques complètes II&lt;/em&gt;, puis du film par captures d’écran :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;L’écrivain (Anatoli Solonitsyn) : Et puis comment pourrais-je savoir ou même nommer ce que je désire? Ou être bien certain de ne pas vouloir ce que je ne désire pas? Ce sont des trucs insaisissables, il suffit de leur donner un nom pour que leur sens s’estompe, s’évapore, se désagrège. Comme une méduse au soleil. (Silence.) Ma conscience voudrait voir le végétarisme triompher dans le monde entier, mais mon subconscient se languit d’un quartier de bonne viande. Mais qu’est-ce que je veux, moi? Moi?!&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKckLSo0YiI/AAAAAAAAAnU/K5tH21ZLrzE/s1600/Stalker_desir1.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523423244393407010" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKckLSo0YiI/AAAAAAAAAnU/K5tH21ZLrzE/s400/Stalker_desir1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKckT9EjgcI/AAAAAAAAAnc/VnOPPfQoPtY/s1600/Stalker_desir2.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523423393222984130" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKckT9EjgcI/AAAAAAAAAnc/VnOPPfQoPtY/s400/Stalker_desir2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKclJ6vdBgI/AAAAAAAAAoU/bPaZCSl5lco/s1600/Stalker_desir3.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523424320310543874" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKclJ6vdBgI/AAAAAAAAAoU/bPaZCSl5lco/s400/Stalker_desir3.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKclGob_kSI/AAAAAAAAAoM/b_mYWWgdLFY/s1600/Stalker_desir4.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523424263857475874" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKclGob_kSI/AAAAAAAAAoM/b_mYWWgdLFY/s400/Stalker_desir4.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKclDQeEAVI/AAAAAAAAAoE/OX2ANibthVU/s1600/Stalker_desir5.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523424205884096850" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKclDQeEAVI/AAAAAAAAAoE/OX2ANibthVU/s400/Stalker_desir5.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKck-xNbvBI/AAAAAAAAAn8/P2S_BRGlmOU/s1600/Stalker_desir6.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523424128773372946" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKck-xNbvBI/AAAAAAAAAn8/P2S_BRGlmOU/s400/Stalker_desir6.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKck5fEkidI/AAAAAAAAAn0/OwGrkt5Pf1I/s1600/Stalker_desir7.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523424038005017042" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKck5fEkidI/AAAAAAAAAn0/OwGrkt5Pf1I/s400/Stalker_desir7.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKck1I2KtNI/AAAAAAAAAns/MIsDGsfhSaU/s1600/Stalker_desir8.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523423963319547090" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKck1I2KtNI/AAAAAAAAAns/MIsDGsfhSaU/s400/Stalker_desir8.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKckweUm4qI/AAAAAAAAAnk/D_I_TpMcSqg/s1600/Stalker_desir9.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5523423883185021602" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKckweUm4qI/AAAAAAAAAnk/D_I_TpMcSqg/s400/Stalker_desir9.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-5384073202597464164?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/5384073202597464164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=5384073202597464164' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5384073202597464164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5384073202597464164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2010/10/tarkovski-finalement.html' title='Tarkovski - Finalement'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TKckLSo0YiI/AAAAAAAAAnU/K5tH21ZLrzE/s72-c/Stalker_desir1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-1640209604292491153</id><published>2010-06-20T22:22:00.004-04:00</published><updated>2010-06-20T22:54:19.925-04:00</updated><title type='text'>100e de Kurosawa au Cinéma du Parc</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TB7UJbiy4QI/AAAAAAAAAnE/IgpPd8UrXZ0/s1600/yojimbo.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 142px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5485054654661452034" border="0" alt="Yojimbo" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TB7UJbiy4QI/AAAAAAAAAnE/IgpPd8UrXZ0/s200/yojimbo.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai perdu l'habitude de regarder la programmation du Cinéma du Parc depuis qu'on y passe du numérique à tour de bras, mais depuis que j'ai cédé à Facebook, je suis notamment devenu un ami ou un fan (je ne sais plus trop bien) dudit cinéma. Et bien quelle bonne surprise ai-je d'apprendre qu'il y aura 15 films d'Akura Kurosawa en 35mm en salle au mois d'août prochain! Malheureusement &lt;em&gt;Kagemusha&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Ran&lt;/em&gt; et bien d'autres sont en numérique... Si les films en numérique vous intéressent, visitez le site du Cinéma du Parc, pour les puristes, voici la liste des 35mm.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a id="drunken" name="drunken"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;1- YOIDORE TENSHI / DRUNKEN ANGEL&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Vendredi 6 août, 19h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Samedi 7 août, 19h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dimanche 8 août, 19h00 &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Lundi 9 août, 21h15&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1948. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 98 min. Avec Toshiro MifuneVersion originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le Japon de l’immédiate après-guerre. Un soir, un médecin alcoolique officiant dans les quartiers défavorisés est réveillé par un jeune yakuza blessé par balle. En le soignant, il découvre que celui-ci est atteint de tuberculose, mais il refuse de suivre les prescriptions proposées. Commence alors une relation étrange entre les deux hommes."Toshiro Mifune jouait avec une énergie stupéfiante […]. Avec sa vivacité, il avait également une grande finesse de sensibilité. […] J’ai compris tout de suite que je ne devais pas le laisser devenir trop séduisant dans le rôle du gangster, mais il aurait été désastreux de contenir la puissance attractive de Mifune au moment où sa carrière s’ouvrait…"– AKIRA KUROSAWA&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a id="rasho" name="rasho"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;2- RASHÔMON / RASHOMON&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Vendredi 6 août, 21h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Samedi 7 août, 17h30 et 21h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dimanche 8 août, 15h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Vendredi 13 août, 18h15&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Lundi 16 août, 18h15&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1950. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 88 min. Avec Toshiro MifuneVersion originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;"Véritable leçon de cinéma, le film de Kurosawa demeure une réalisation exemplaire dont le modernisme surprend encore et toujours. Tout comme Citizen Kane, qui aurait pu être réalisé aujourd'hui sans grandes altérations majeures, Rashomon se distingue par la finesse d'un jeu de caméra posé et intelligent. Que ce soit le premier film oriental à attirer l'attention des cinéphiles occidentaux justifie son importance historique mais n'explique pas son succès. Ce qui fait que l'on revient encore et toujours au classique de Kurosawa, c'est cette splendide naïveté nuancée qui en informe la réflexion. L'indéniable accomplissement technique de l'ensemble n'est que le couronnement pour un film fort simple dont la densité, pourtant, a de quoi laisser pantois. Ce qui a vraiment eu lieu dans cette forêt restera à jamais un mystère, car même la perspective qui peut nous sembler définitive est voilée par le mensonge et la subjectivité. Mais c'est cette absence d'absolu qui fait de Rashomon un film grandiose."– PANORAMA-CINEMA.COM&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a id="stray" name="stray"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;3- NORA INU / STRAY DOG&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dimanche 8 août, 21h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Lundi 9 août, 19h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1949. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 122 min. Avec Toshiro Mifune.Version originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;"Stray Dog, tourné en 1949, est déjà le neuvième film de Kurosawa, qui commença sa carrière en 1942 alors que la Seconde Guerre mondiale faisait rage. S’attaquant aux mêmes problématiques que le néo-réalisme italien — et même le réalisme poétique de Renoir —, ce polar magnifique conjugue l’atmosphère tendue et oppressante du film noir, la réflexion existentialiste sur les notions de bien et de mal et la description quotidienne d’un Japon ravagé par la guerre. Un film essentiel pour aborder l’œuvre difficile — et cependant incontournable — du cinéaste japonais.Conjuguant la chaleur et l’humidité palpables des scènes, la musique aux soubresauts violents, les contre-plongées en forme d’abîme, la mise en scène toute en intensité (dans les passages d’un plan à l’autre, souvent par volets) et en profondeur (dans le cadrage), Kurosawa obtient avec Stray Dog un « film noir » parfait de bout en bout. Hitchcock lui-même l’aurait salué bien bas."– CRITIKAT.COM&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a id="tolive" name="tolive"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;4- IKIRU / TO LIVE&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mardi 10 août, 21h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mercredi 11 août, 21h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Jeudi 12 août, 18h15&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Samedi 14 août, 13h45&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1952. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 143 min. Avec Takeshi Shimura.Version originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Un fonctionnaire effacé apprend qu'il n'a que quelques mois à vivre et décide de profiter de la vie avant de se rendre compte que cela ne le satisfait pas.Film préféré de Kurosawa, To Live est une oeuvre humaniste touchant à une préoccupation essentielle du réalisateur, tourmenté à l'idée de mourir avant d'avoir assez vécu."To Live est un film spécifiquement japonais, mais ce qui frappe en cette oeuvre et s'impose à l'esprit, c'est la valeur universelle de son message."- ANDRÉ BAZIN&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a id="seven" name="seven"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;5- SHICHININ NO SAMURAI/ SEVEN SAMURAI/ LES SEPT SAMOURAIS&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 13 août, 20h00 (STA)&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Samedi 14 août, 16h15 (STF) et &lt;strong&gt;20h00 (STA)&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dimanche 15 Août, 16h15 (STF) et &lt;strong&gt;20h00 (STA)&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Lundi 16 août, 20h00 (STA)&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1954. Réal.: Akira Kurosawa. Projection numérique (STF) / &lt;strong&gt;35 mm (STA).&lt;/strong&gt; 207 min. Avec Toshiro Mifune, Takeshi Shimura.Version originale japonaise avec sous-titres français ou anglais selon l’heure de projection&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Au XVIe siècle, époque de grande violence au Japon, une bande de guerriers sans pitié opprime et rançonne un village de paysans. Désespérés, ces derniers se résolvent à engager des samouraïs pour les protéger. Kambei, aidé de son disciple Katsushiro, recrute quatre soldats errants ainsi qu'un demi-fou, Kikuchiyo. Peu à peu, ils s'intègrent au village dans un climat de confiance. Grâce à un entraînement intensif, et parfois cocasse, les villageois se préparent à défendre leurs biens et à combattre aux côtés des samouraïs...Ce fut longtemps le film le plus cher de l'histoire du cinéma nippon. Confrontés à un tournage long et difficile, les dirigeants de la Toho faillirent même abandonner le projet. Mais la version intégrale prouve que Les sept samouraïs est un chef-d'oeuvre, bien plus qu'un simple western japonais. D'ailleurs, si Kurosawa a pu se dire influencé par John Ford, c'est son film qui a suscité un remake sous forme de western (le trop élaboré Les sept mercenaires) et non l'inverse. L'assaut final est filmé avec de nombreuses caméras et une multitude de plans latéraux qui, dans un montage rapide accélérant l'action, contribuent à l'aspect frénétique et mémorable de la scène.- ARTV&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a id="fear" name="fear"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;6-IKIMONO NO KIROKU / I LIVE IN FEAR&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mardi 17 août, 19h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mercredi 18 août, 21h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1955. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 103 min. Avec Toshiro Mifune , Takeshi Shimura.Version originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;L’industriel Nakajima, chef de famille fortuné, est obsédé par la menace atomique. Il souhaite vendre tous ses biens et s’exiler au Brésil pour se protéger. Dans cette intention, il retire tout son argent de la banque et cherche à vendre son usine."Mifune nous offre ici une prestation remarquable, très éloignée de ses habituels rôles, toujours aussi énergique et fougueux, sous les traits plus marqués d’un vieillard, qui plie sous le poids de l’angoisse dont il est imprégné."– KUROSAWA-CINEMA.COM&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a id="hidden" name="hidden"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;7-KAKUSHI-TORIDE NO SAN-AKUNIN/ THE HIDDEN FORTRESS&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mardi 17 août, 21h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mercredi 18 août, 18h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dimanche 22 août 22, 14h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1958. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 139 min. Avec Toshiro Mifune , Takeshi Shimura.Version originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Afin de refonder le clan Akizuki, une jeune princesse tente de gagner un territoire allié, escortée par un guerrier hors pair et deux paysans cupides et maladroits."Après quelques films sérieux et graves, Kurosawa se lance dans le film d'aventures. Dans cette histoire relativement classique, Kurosawa surprend le spectateur avec des personnages qui le sont beaucoup moins. Ainsi, le héros, le général joué par Mifune, n'hésite pas à sacrifier sa soeur, la princesse est une femme indépendante qui se ballade en short, quant aux paysans-serviteurs ils ne sont là que par l'appât du gain, et apportent une touche d'humour par leur maladresse et leur naïveté. Pour son premier film en cinémascope, Kurosawa perfectionna l'utilisation de caméras multiples. Il tourna la même scène avec plusieurs caméras (entre deux et six) sous différents angles. Cette technique il permettant une grande souplesse lors du montage. George Lucas avoua s'être inspiré du scénario de La Forteresse cachée pour écrire La Guerre des étoiles. En effet, Lucas raconte l'histoire d'une princesse (Leia) pourchassée par ses ennemis (Dark Vador et l'Empire), aidée dans sa fuite par un chevalier (Luke Skywalker) et deux hommes attirés par l'argent (Han Solo et Chewbacca)."– UTC.FR&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;8- &lt;/strong&gt;&lt;a id="high" name="high"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;TENGOKU TO JIGOKU / HIGH AND LOW&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Jeudi 19 août, 18h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Vendredi 20 août, 21h15&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1963. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 143 min. Avec Toshiro Mifune , Takeshi Shimura.Version originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Gondô est placé devant un dilemme : il a réuni une grosse somme d’argent pour racheter la totalité des parts de son usine, mais on lui demande la même somme comme rançon d’un enfant kidnappé."Polar ayant inspiré de grands noms tel que Polanski, High and Low est un oeuvre majeure à mi-chemin entre la dénonciation sociétale et le thriller hitchkokien. On retrouve tous les éléments qui inspireront des cinéastes comme Polanski ou Scorsese. Une méthode en partie brisée par la suite, quand le film se concentre sur l'enquête policière. Chose rare, la presse n'est pas un obstacle au bon déroulement des investigations, mais un allié collaborant avec la police. En toile de fond, l'industrie devient un environnement de requins dont s'émancipe l'homme d'affaires. Après un final haletant, le constat est là : High and Low est bel et bien l'un des meilleurs polars jamais réalisés. Du très très grand cinéma !"– PLAN-C.FR&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a id="throne" name="throne"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;9-KUMONOSU-JÔ / THRONE OF BLOOD&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Jeudi 19 août, 21h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Vendredi 20 août, 19h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Samedi 21 août, 17h15&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1957. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 109 min. Avec Toshiro Mifune , Takeshi Shimura.Version originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dans le Japon du XVIe siècle, deux généraux, Taketoki Washizu et Yoshiaki Miki, sont perdus dans les brumes et la forêt au retour d'une bataille victorieuse. Ils rencontrent une sorcière qui leur prédit que Washizu deviendra commandant du fort septentrional et succédera à son seigneur Kuniharu Tsuzuki. Cependant, ce sera Yoshiteru, le fils de son ami Miki, qui régnera. Sous l'influence de sa femme Asaji, Washizu assassine le seigneur Tsuzuki, puis envoie ses hommes tuer Miki, mais son fils échappe à la mort."Cette très fidèle transposition du Macbeth de Shakespeare dans le Japon médiéval se révèle une véritable splendeur plastique. Avec Shakespeare, Akira Kurosawa trouve une sorte de frère : l'univers de l'auteur de Hamlet se fond admirablement dans celui du cinéaste, qui ne renie jamais la théâtralité de son matériau d'origine. La violence, les conflits, les enjeux de pouvoir, les marques du destin, le sens du mystère trouvent ici de merveilleux équivalents japonais. D'où une réalisation expressive et théâtrale, marquée par quatre moments forts inscrits dans toutes les mémoires : l'apparition magique d'une lady Macbeth directement issue du théâtre nô ; les oiseaux chassés de la forêt qui envahissent la forteresse ; la ténacité d'un brouillard mystérieux dans les environs du château ; enfin, l'attaque finale du château par des guerriers que l'on ne distingue pas de la forêt et qui s'achève sur un buisson de flèches s'abattant sur Toshiro Mifune, l'acteur fétiche du cinéaste. À la fois fidèle à la lettre et profondément japonais, Throne of Blood illustre la force d'inspiration d'un réalisateur majeur de l'histoire du cinéma, et qui reviendra 30 ans plus tard à Shakespeare, avec Ran, inspiré du Roi Lear."-SYLVAIN LEFORT&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a id="bad" name="bad"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;10-WARUI YATSU HODO YOKU NEMURU/ THE BAD SLEEP WELL&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Samedi 21 août, 14h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dimanche 22 août, 16h45&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1960. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 150 min. Avec Toshiro Mifune , Takeshi Shimura.Version originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le directeur d’une agence immobilière va marier sa fille à son secrétaire. Mais il est plongé au coeur d’une affaire de corruption qui semble toucher beaucoup d’employés."À la fois film noir et chronique sociale, Kurosawa, à travers l'histoire de Nishi, futur époux d'une riche héritière estropiée, aborde tous les thèmes qui lui sont chers : les bas-fonds, la criminalité, la corruption des riches et la misère."– CINEMATEK.BE&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;11-&lt;/strong&gt;&lt;a id="yojimbo" name="yojimbo"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;YÔJIMBÔ / YOJIMBO&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Samedi 21 août, 19h15&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dimanche 22 août, 19h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Lundi 23 août, 19h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1961. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 110 min. Avec Toshiro Mifune , Takeshi Shimura.Version originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Au milieu du XIXe siecle le samourai Sanjuro loue ses services a une des bandes qui regnent sur un village au detriment des villageois. Voyant qu'on veut se debarrasser de lui apres qu'il eutaccompli la salle besogne, Sanjuro va decimer les deux bandes qui se dechirent le village."Yojimbo est un film très ironique de Kurosawa, qui filme ici une "parodie de la violence" (Aldo Tassone). Il reprend tous les codes du film de samouraï et du western américain (que Kurosawa, grand cinéphile, connaît bien), pour mieux les détruire et faire rire le spectateur. Certaines scènes sont hilarantes, tant les personnages sont ridicules et les quiproquos cocasses.Une telle démonstration ne pouvait qu'influencer les occidentaux: Sergio Leone, qui tombe par hasard sur le film, décide de l'adapter: ce sera For A Few Dollars More, avec Clint Eastwood (1964), nettement moins fin que son modèle, mais tout aussi jouissif. Plus récemment, Walter Hill adaptera de nouveau le scénario, dans Last Man Standing, avec Bruce Willis (1996). Le succès considérable de Yojimbo au Japon poussera les producteurs à demander une suite à Kurosawa: ce sera Sanjuro (1962), un autre chef-d'oeuvre d'ironie et de parodie."– MATHIEU PERRINTous les montréalais qui se disent ‘’cinéphiless’’ viendront voir (ou revoir) en 35mm Yojimbo et Sanjuro.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;12-&lt;/strong&gt;&lt;a id="sanjuro" name="sanjuro"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;TSUBAKI SANJÛRÔ / SANJURO&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Samedi 21 août, 21h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dimanche 22 août, 21h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Lundi 23 août, 21h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1962. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 96 min. Avec Toshiro Mifune, Takeshi Shimura.Version originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Au Japon, à l’ère Tokugawa, dans la capitale d’un petit Etat féodal, le samouraï rônin Sanjuro Tsubaki (Sanjuro des camélias) prend sous son aile neuf jeunes guerriers idéalistes et épris de justice, mais inexpérimentés. Il les aide dans leur lutte contre le chambellan leur maître."Poursuivant dans la veine de divertissement pur entamée par The Hidden Fortress, et dont l'apothéose serait peut-être le Yojimbo mis en scène un an auparavant, Akira Kurosawa offre avec Sanjuro (la « suite » de Yojimbo) un film de sabres d'une fluidité et d'une évidence cinématographiques mémorables.(…) Akira Kurosawa ouvrait la porte à un renouveau du cinéma d'exploitation, plus nerveux, plus violent, faisant la part belle aux héros marginaux et sans concessions."– ÉCRAN LARGE&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;13-&lt;/strong&gt;&lt;a id="red" name="red"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;AKAHIGE / RED BEARD&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mardi 24 août, 20h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mercredi 25 août, 18h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1965. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 185 min. Avec Toshiro Mifune.Version originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;En 1820, le jeune médecin Yasumoto est bien décidé à faire une brillante carrière, sa connaissance de la médecine occidentale et ses origines le destinant aux plus hautes sphères médicales. Mais sa première affectation l’envoie dans un quartier très pauvre de Tokyo, dans le dispensaire de l’intransigeant docteur Kyojo Niide, surnommé Barberousse, médecin des pauvres. Au terme d’expériences parfois éprouvantes, Yasumoto découvre la misère des quartiers et s’ouvre au monde à l’aide de son mentor."Réalisé dans la douleur (deux ans de tournage, un budget faramineux impossible à amortir qui entraînera la rupture définitive avec la Toho, de profonds désaccords avec Toshiro Mifune, qui mettront fin à leur très fructueuse collaboration), Red Beard ne souffre nullement de ces contraintes et c’est un nouveau chef-d’œuvre que nous livre ici Akira Kurosawa. S’attaquant, après To Live, The Lower Depths... à l’un de ses sujets de prédilection, le sort des miséreux, celui que l’on surnommait l’Empereur déploie une nouvelle fois toute sa science septième art, pour nous offrir une œuvre d’une bouleversante humanité."– ÀVOIR-ÀLIRE.COM&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a id="lower" name="lower"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;14-DONZOKO / THE LOWER DEPTHS&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Jeudi 26 août, 18h45&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Vendredi 27 août, 21h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1957. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 125 min. Avec Toshiro Mifune.Version originale japonaise avec sous-titres anglais&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Rokubei et de son épouse Osugi vivent dans un asile où trouvent refuge une douzaine de vagabonds."On retrouve dans cette adaptation de la pièce de Gorki, un des thèmes préférés de Kurosawa: la peinture de la misère et des petites gens (qu'on retrouve dans The Seven Samurai ou The Drunken Angel). Alors que beaucoup considèrent Kurosawa seulement comme un grand peintre du monde des samouraïs, il démontre ici l'ampleur de son talent et des préoccupations sociales pour dépeindre aussi la pauvreté..."– MATHIEU PERRIN&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;15-&lt;/strong&gt;&lt;a id="dode" name="dode"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;DODESUKADEN / DODES'KA-DEN&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Jeudi 26 août, 21h00&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Vendredi 27 août 27, 18h15&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Jeudi 29 août, 13h30&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Japon. 1970. Réal.: Akira Kurosawa. 35 mm. 144 min.Version originale japonaise avec sous-titres anglais &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dans un quartier défavorisé de Tokyo, dans les années 70, la vie des marginaux. Un jeune garçon s’échappe du réel pour se construire un monde imaginaire."Reprenant le thème des The Lower Depths (1957), c’est dans un décor stylisé aussi flamboyant que désolé qu’Akira Kurosawa choisit de faire évoluer ses personnages, pour sa première réalisation en couleurs. Pour Kurosawa, qui traverse alors une grave dépression (il tentera d’ailleurs de mettre fin à ses jours devant l’échec commercial de son film), l’humanité offre un spectacle aussi désolé que désolant. Le seul espoir, ténu, se situe dans le rêve. Celui du père clochard et de son fils (dont le couple rappelle celui du Kid de Chaplin), qui fantasment leur maison idéale. Un superbe film sur le monde tel qu’il va mal et l’art, tel qu’il sauve."– ÀVOIR-ÀLIRE.COM&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-1640209604292491153?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.cinemaduparc.com/prochainement.php?id=kuro#top' title='100e de Kurosawa au Cinéma du Parc'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/1640209604292491153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=1640209604292491153' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1640209604292491153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1640209604292491153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2010/06/100e-de-kurosawa-au-cinema-du-parc.html' title='100e de Kurosawa au Cinéma du Parc'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/TB7UJbiy4QI/AAAAAAAAAnE/IgpPd8UrXZ0/s72-c/yojimbo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-2251962368912860339</id><published>2010-03-22T22:16:00.006-04:00</published><updated>2010-03-23T01:13:05.013-04:00</updated><title type='text'>Simon Galiero attaque le cinéma d'auteur et la critique</title><content type='html'>Il y a deux textes - non trois - que j'ai lus dernièrement sur le cinéma québécois qui me paraissent très importants même s'ils ne font pas la Une de &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt;. Enfin si, celui de Foglia auquel j'ai pensé après les deux premiers, mais ils sont rares ceux qui ont quelque chose à dire et qui peuvent être entendus par le plus grand nombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord le fruit &lt;a href="http://filmsquebec.over-blog.com/article-entrevue-avec-simon-galiero-47039550.html"&gt;d'une entrevue du blogue Films du Québec avec Simon Galiero&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extraits:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Pour moi il [le cinéma d'auteur] n'est pas forcément si vivant que ça. Quand ça grouille, ça peut être vivant mais ça peut aussi être quelque chose de mort qui se fait bouffer par des vers.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Beaucoup de critiques ne sont plus des critiques mais des attachés de presse qui peuvent être autant au service d'"Avatar" que de la "nouvelle vague du cinéma québécois".»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prépare moi-même un article sur le manque de sens critique chez nos cinéastes inspiré par un article de Jean Douchet, et ce dernier extrait tiré de l'entrevue de Galiero rejoint ce que Douchet écrivait en 1961: «Il est évident que n'entre pas dans son propos [à la critique] d'entretenir le lecteur de ces papotages si répandus dans tant de gazettes. Ils n'ont de critiques que le nom et, dégradant le mot, avilissent la fonction et abaissent ceux qui la pratiquent. Considérer le cinéma (puisque c'est de cet art que nous parlons) comme un sujet de conversation et seulement comme tel me semble inqualifiable. L'envisager uniquement comme un objet d'intérêt personnel (gagne-pain, occasion de se faire un nom et d'arriver, possibilité de vendre un scénario ou de se vendre), ou l'utiliser pour mener un combat idéologique, politique, religieux, qui lui est étranger, bref, gonfler son moi ou une cause, fût-elle la plus noble, fût-ce même l'objection de conscience, ou détriment du cinéma, trahit une malhonnêteté intellectuelle foncière. L'art exige de la critique qu'elle le serve et non qu'elle s'en serve.» («L'art d'aimer»)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son article &lt;a href="http://www.revue24images.com/kiosque.php?type=extraits&amp;amp;edition=146#1046"&gt;Que disent les images?&lt;/a&gt; (&lt;em&gt;24 Images&lt;/em&gt;, numéro 146) Marie-Claude Loiselle poursuit et élabore sa réflexion amorcée dans son éditorial &lt;a href="http://www.revue24images.com/archives.php?type=extraits&amp;amp;edition=140"&gt;Chercher sa place&lt;/a&gt; (&lt;em&gt;24 Images&lt;/em&gt;, numéro 140). Ce superbe texte empreint de lucidité est très important, car si on accuse souvent la presse quotidienne de pauvreté intellectuelle, les magazines tels que &lt;em&gt;Séquences, Ciné-bulles&lt;/em&gt; et même &lt;em&gt;24 Images&lt;/em&gt; se contentent le plus souvent d’éviter de faire des vagues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'article est très long et si les extraits stimulent votre intérêt, il vous faudra acheter le magazine ou le consulter à la biblio. (Pour les paresseux, &lt;a href="http://sites.google.com/site/quedisentlesimages/pdf"&gt;voici l'article en pdf&lt;/a&gt;, désolé pour le look, Google a changé son service dernièrement et je ne le connaissais pas jusqu'à ce soir...) Je vous offre ces extraits qui n'apparaissent pas sur le site de &lt;em&gt;24 Images&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques phrases assez assassines bien senties mais beaucoup de questions importantes d'ordre plus général sont soulevées comme dans cet extrait:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«On a en tout cas l'impression que les plus jeunes cinéastes sont écartelés, et quelquefois de façon confuse, entre le poids de l'héritage (du cinéma) à assumer et le besoin d'affirmer une modernité en acceptant le fait de venir justement «après», en tournant le dos à ce qui pourrait constituer une entrave à leur simple envie &lt;em&gt;de faire des films&lt;/em&gt;. Mais paradoxalement, c’est chez ceux qui revendiquent de la façon la plus ostensible un désir de liberté, de dissidence par rapport aux impératifs imposés par le commerce que cette liberté semble la plus difficile à atteindre, comme si la chape de plomb de ce qui apparaît moderne à leurs eux tendait à se refermer sur eux tels un piège, une prison. La lenteur, les silences soutenus, la fixité des cadrages, la quasi-absence de dialogue inscrivent, certes, leurs films aux antipodes d’un certain univers audiovisuel aux effets tonitruants, mais cela les place-t-il du coup à l’abri des tendances et de tout conformisme autant que leurs auteurs le souhaitent?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À lire, absolument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement Pierre Foglia. Je suis toujours étonné du phénomène Foglia. Cet auteur adore l’écrit, il s’applique, il approfondit, il se torture pour livrer des textes vivants et intelligents, les gens l’aiment, l’admirent, on dit même que les ventes de &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt; augmentent quand on le publie. Alors quoi, la qualité peut vendre? Pourquoi la tendance est-elle uniquement de niveler par le bas dans les médias?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, qu’il parle de vélo ou de cinéma, on a toujours envie d’être d’accord avec lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201003/09/01-4258670-les-cereales.php"&gt;«Les céréales»&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-2251962368912860339?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/2251962368912860339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=2251962368912860339' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2251962368912860339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2251962368912860339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2010/03/simon-galiero-attaque-le-cinema-dauteur.html' title='Simon Galiero attaque le cinéma d&apos;auteur et la critique'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4244641773084526050</id><published>2010-02-17T20:11:00.005-05:00</published><updated>2010-02-17T20:32:36.957-05:00</updated><title type='text'>Bride of Frankenstein</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/S3yX5hE5OiI/AAAAAAAAAm0/-VJHBlO02nI/s1600-h/Lanchester_Bride_Frankenstein_Trudeau.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 120px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439389464343951906" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/S3yX5hE5OiI/AAAAAAAAAm0/-VJHBlO02nI/s400/Lanchester_Bride_Frankenstein_Trudeau.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Bride of Frankenstein&lt;/em&gt;, l'un des rares films compris dans une suite qui est meilleur que le premier (&lt;em&gt;Frankenstein&lt;/em&gt;, aussi réalisé par James Whale).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;À chaque fois que je vois ce film, je ne peux m'empêcher de penser à quel point notre actrice québécoise Catherine Trudeau (à droite sur le montage) ressemble à l'actrice Elsa Lanchester (à gauche). Avec la perruque, le maquillage et l'éclairage, ce serait identique. À quand le remake québécois? Peut-être un clin d'oeil dans &lt;em&gt;Karmina 3 &lt;/em&gt;(quoique... on y tient peut-être pas non plus)? &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4244641773084526050?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4244641773084526050/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4244641773084526050' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4244641773084526050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4244641773084526050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2010/02/bride-of-frankenstein.html' title='Bride of Frankenstein'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/S3yX5hE5OiI/AAAAAAAAAm0/-VJHBlO02nI/s72-c/Lanchester_Bride_Frankenstein_Trudeau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-2700494173991143808</id><published>2010-02-13T14:44:00.007-05:00</published><updated>2010-02-13T15:44:16.068-05:00</updated><title type='text'>Le cinéma en tant qu'être</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/S3cNkfSH8bI/AAAAAAAAAms/QGWE14UsAok/s1600-h/vampyr460.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5437829995597132210" border="0" alt="Vampyr de Dreyer" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/S3cNkfSH8bI/AAAAAAAAAms/QGWE14UsAok/s400/vampyr460.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;«Il est extraordinaire que tant d’hommes aient confié tant d’images, tant d’affects, tant de constructions, tant de beautés à un support si proche, ontologiquement, de sa propre ruine.» -George Didi-Huberman&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;L'idée de cette citation m'habite. J'admire la sculpture et son éternité, pourtant c'est le cinéma éphémère qui me fascine. Mais qu'est-ce qu'un film? Pourquoi en faire? Pourquoi en voir autant? Pourquoi écrire sur le cinéma?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Jean Louis Schefer en est un qui a su se sonder à ce sujet avec un talent exceptionnel. Un autre auteur qui donne envie de ne jamais écrire. J'aime beaucoup quand il parle de flocons.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;«Qu’est-ce après tout que ces «séances»? sinon des durées d’irradiation d’un être indifférencié (sur son savoir, ses souvenirs, sa classe et son langage) probablement déposé en nous, obstinément amputé de tout organe mais subsistant là puisqu’il ne cesse de commencer des mouvements, de commenter nos passions par ces ébauches de gesticulations qui nous endorment. Comme si, toute notre masse s’assoupissant, s’en détachait violemment et peu à peu cet être de désir ou cette créature d’objets qui peut toucher des images et acquiescer à leur réalité, quand même leur invraisemblance ne cesse de nous frapper, même si des stries, des saccades, de la «neige» les corrompent sans cesse et même si toute la couleur tourne à une lumière jaune. Et cet être-là, cet homme sans naissance, aurait-il besoin constamment de cette imperfection d’image ou de ces flocons criblant indifféremment un visage, une main ou un mur, de nappes de suie pour réclamer son existence ou toucher, par l’ébauche seule d’un mouvement, d’un commencement de désir, la matière dont il pourrait se composer (mais cet être inchoatif ne peut donc non plus durer puisque la brièveté de toute image, la disparition même du film le font disparaître).»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«L’image filmée – au contraire de toute autre représentation, comme la peinture – a une définition technique sensible dans sa perception, elle n’a pas de support fixe : je la vois parce que quelque chose (un écran coupant un faisceau) l’empêche de disparaître; elle n’est cependant ni tout à fait sur la pellicule, ni définitivement sur l’écran, ni réellement dans les rayons que projette la lanterne : je suis aussi l’assurance d’une transition des images, je suis donc autre chose que leur spectateur; je m’affaiblis en elles.»&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;L’Homme ordinaire du cinéma&lt;/em&gt;, Jean Louis Schefer&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-2700494173991143808?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/2700494173991143808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=2700494173991143808' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2700494173991143808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2700494173991143808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2010/02/le-cinema-en-tant-quetre.html' title='Le cinéma en tant qu&apos;être'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/S3cNkfSH8bI/AAAAAAAAAms/QGWE14UsAok/s72-c/vampyr460.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-6242033603411860898</id><published>2010-02-12T23:53:00.002-05:00</published><updated>2010-02-12T23:59:15.543-05:00</updated><title type='text'>Hiroshima mon amour, Montreal, 1960</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/S3Yxa7BT6WI/AAAAAAAAAmk/ocre3LhyNGs/s1600-h/hiroshima-mon-amour.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 158px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5437587938686003554" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/S3Yxa7BT6WI/AAAAAAAAAmk/ocre3LhyNGs/s200/hiroshima-mon-amour.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Aimez-vous Vajda?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Arthur Lamothe&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Cité Libre&lt;/em&gt;, XIe année, No 30, oct. 1960&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut de la frénésie. Le Loew’s plein à craquer, la police à la porte, des billets au marché noir. &lt;strong&gt;Hiroshima mon amour&lt;/strong&gt; était mot de passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y avait pourtant pas de vedettes sur scène; et sur l’écran seuls Paul Meurisse et Vittorio de Sica pouvaient, à la très grande rigueur, figurer les monstres sacrés du cinéma. Car personne n’oserait affirmer que les foules se déplaçaient pour admirer Martin Lasalle et Marika Green, Emmanuele Riva et Eiji Okada, Francisco Rabal et Marga Lopez, Soumitra Chatterji et Shamila Tagore, Zbigniew Cybulski et Eva Krzyzanowska, Toshiro Mifune et Misa Uehara. On courut voir Renoir, Bresson, Resnais, Bunuel, Ray et ses Indes, Vajda et sa Pologne, Kourosawa et son Japon. Pendant la semaine du Premier Festival international du film de Montréal, la rue Ste-Catherine résonna, souvent pour la première fois, de ces noms étranges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la première fois, Montréal découvrait la vitalité du cinéma indien et beaucoup rencontraient une Inde sortie des clichés faciles avec lesquels on habille tous les peuples dits sous-développés. La Pologne traversait le rideau de fer, le Japon affichait les légendes épiques et truculentes de son Moyen-Age.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut aussi un arrêt au milieu d’une grande diète, une pose dans le carême qui nous est imposé. Tous les grands noms que l’on retrouve aux trophées de Cannes et de Venise, aux rares exceptions qui confirment la règle, ne sont jamais isncrits sur les frontons montréalais. Les revues, magazines et journaux français et américains nous en parlent; certains voyageurs se rendent à New-York… Mais à Montréal, inconnus. Or le Loew’s, 2,800 places, était plein pour Pickpocket et Cendres et Diamants. Cela ne prouve rien, cela ne veut pas dire grand chose, mais permet au moins de se poser quelques questions utiles, de formuler des hypothèses, comme disent les chercheurs. Voyez Hiroshima mon amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant que toute publicité soit lancée sous ce titre, tous les billets étaient vendus… Certes, il y avait le léger attrait du fruit défendu, mais quand même, il y avait au moins 2,800 montréalais qui avaient entendu parler de l’œuvre de Resnais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinéma art mineur? Où est l’humanisme que d’aucuns prêchent, chez Feydeau ou chez Bresson et Bunuel? Avez-vous vu le théâtre Kabuki dont on parle si bien et que l’on voit si peu… La compréhension de l’œuvre de Resnais requiert-elle moins de sensibilité et d’intelligence que la compréhension de l’œuvre de Proust?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut aimer ou ne pas aimer le Monde d’Apu, on peut préférer Le Général Della Rovere à Cendres et diamants ou inversement, des esprits distingués ou avertis préféreraient Kanji Mizoguchi à Akira Kourosawa, on peut, avec grand chagrin, pleurer sur l’absence de Bergman ou d’Antonioni, mais nul ne peut nier l’importance du regard kaléidoscopique que ce festival permit de jeter sur diverses formes des humanismes de notre époque.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;D’ailleurs, sur les films présentés, tout a été dit. Le festival répondait à un besoin, remplissait un tel vide qu’on s’en rend compte en regardant la place que lui accorda la presse locale. A l’étranger The New York Times le consacra événement cinématographique majeur; Le Monde y ajouta le prestige de MacLaren; Variety, la plus importante revue mondiale de la corporation cinématographique, parla de ce «premier festival de la Côte Est de l’Amérique du Nord» comme «l’événement culturel majeur de l’été à Montréal»; le New York Film Bulletin écrivit que c’est à New-York qu’aurait dû être présenté pareil programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde fut content, et les finances du gouvernement provincial additionnèrent, avec les droits de censure, les milliers de dollars de la taxe d’amusement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-6242033603411860898?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/6242033603411860898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=6242033603411860898' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6242033603411860898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6242033603411860898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2010/02/hiroshima-mon-amour-montreal-1960.html' title='Hiroshima mon amour, Montreal, 1960'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/S3Yxa7BT6WI/AAAAAAAAAmk/ocre3LhyNGs/s72-c/hiroshima-mon-amour.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4046710308056775038</id><published>2010-01-02T12:32:00.003-05:00</published><updated>2010-01-02T12:41:14.154-05:00</updated><title type='text'>Robert Morin à l’ère du blogue</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sz-EshjiGbI/AAAAAAAAAmc/txNMJ2-xPPU/s1600-h/robertmorin.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 273px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5422198376833882546" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sz-EshjiGbI/AAAAAAAAAmc/txNMJ2-xPPU/s320/robertmorin.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Commençons l'année stalkérienne 2010 en grand en publiant un billet dès le 2 janvier.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Comme bien souvent, je suis un mois en retard dans les nouvelles. En tout cas, ça nous laisse tout de même encore un mois pour «contaminer» le prochain film de Robert Morin, &lt;em&gt;Journal d’un coopérant&lt;/em&gt;. (&lt;a href="http://www.journalduncooperant.com/robert-morin"&gt;Voir son invitation vidéo ici&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le personnage Jean-Marc Phaneuf nous invite à réagir sur son vlog &lt;a href="http://www.journalduncooperant.com/"&gt;http://www.journalduncooperant.com/&lt;/a&gt; par vidéo ou par écrit. Phaneuf alias Morin nous invite à le faire en nous créant un rôle ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Internet est un outil très récent et même si nous n'en sommes encore qu'au stade de tâtonnement, on sent qu’il aura une influence déterminante non seulement dans la manière de voir mais aussi de faire des films.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a pas eu de nouvelle capsule depuis le 25 décembre, mais que se passe-t-il avec Jean-Marc? Le web provoquerait-il des rebondissements à Ujama?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À voir aussi, Martin Ouellette de Provokat qui nous parle de l’expérience :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="227"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7960763&amp;amp;server=vimeo.com&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=1&amp;amp;show_portrait=0&amp;amp;color=&amp;amp;fullscreen=1"&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7960763&amp;amp;server=vimeo.com&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=1&amp;amp;show_portrait=0&amp;amp;color=&amp;amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="400" height="227"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://vimeo.com/7960763"&gt;Vlog du boss :: Journal d'un coopérant&lt;/a&gt; from &lt;a href="http://vimeo.com/provokat"&gt;provokat&lt;/a&gt; on &lt;a href="http://vimeo.com/"&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4046710308056775038?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4046710308056775038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4046710308056775038' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4046710308056775038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4046710308056775038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2010/01/robert-morin-lere-du-blogue.html' title='Robert Morin à l’ère du blogue'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sz-EshjiGbI/AAAAAAAAAmc/txNMJ2-xPPU/s72-c/robertmorin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-6836071837343252256</id><published>2009-10-30T23:11:00.003-04:00</published><updated>2009-10-30T23:22:49.361-04:00</updated><title type='text'>Halloween treats</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SuusvJOH5CI/AAAAAAAAAmM/xljQy1NxZpU/s1600-h/reverence"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 180px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398598504262657058" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SuusvJOH5CI/AAAAAAAAAmM/xljQy1NxZpU/s320/reverence" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ce n'est pas tout à fait de l'horreur mais juste assez sombre pour conspirer avec les fantômes de la veille de la Toussaint. J'ai découvert dernièrement que l'ONF avaient rajouté deux films d'animation de Patrick Bouchard sur son site. Dans le film &lt;em&gt;Dehors novembre&lt;/em&gt; - en ligne depuis un moment déjà - on reconnaissait l'univers de Bouchard même si la chanson lui imposait une certaine ligne à suivre. Avec &lt;em&gt;Révérence &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Les Ramoneurs cérébraux&lt;/em&gt;, il nous amène plus loin dans ses bas-fonds. Vraiment excellents, un authentique travail d'artiste.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.onf.ca/explorez-par/realisateur/Patrick-Bouchard/"&gt;http://www.onf.ca/explorez-par/realisateur/Patrick-Bouchard/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-6836071837343252256?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/6836071837343252256/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=6836071837343252256' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6836071837343252256'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6836071837343252256'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/10/halloween-treats.html' title='Halloween treats'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SuusvJOH5CI/AAAAAAAAAmM/xljQy1NxZpU/s72-c/reverence' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-3487450701530214049</id><published>2009-09-28T16:17:00.005-04:00</published><updated>2009-09-28T16:26:18.541-04:00</updated><title type='text'>Critique-nostalgie</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;«Si le cinéma de demain devait ressembler au film de Brault et Jutra, l’Art ne serait plus que la résultante de complaisances gratuites, l’Art n’aurait plus de fondement dans la réalité, bref il n’y aurait plus d’Art.» &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Pour peu qu’on se souvienne de la revue québécoise sur le cinéma &lt;em&gt;Objectif&lt;/em&gt;, l’article «L’Équipe française souffre-t-elle de «Roucheole»?» publié en août 1962 est l’un des plus marquants de l’histoire de ce magazine. On reconnaît le ton très engagé d’une jeunesse cinéphile fougueuse qui cherche à définir son cinéma. Il y a là un idéalisme esthétique (et très moral) à coups de «on ne veut pas de ce cinéma-là» qu’on verra se convertir au politique une décennie plus tard (&lt;a href="http://antoine.stalker.googlepages.com/t%C3%A9moignaged%27unotageprivil%C3%A9gi%C3%A9des%C2%ABordres%C2%BB"&gt;Vallières sur Brault&lt;/a&gt; en est un bon exemple).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il paraît que Jean Pierre Lefebvre s’est fait des ennemis durables à ce moment-là. On peut facilement le croire. Ironiquement, un peu comme si le destin avait vengé Brault, son œuvre est déjà en coffret-souvenir alors que Lefebvre attend toujours le sien. En passant, Lefebvre a terminé le tournage de &lt;em&gt;La Route des cieux &lt;/em&gt;qui devrait sortir prochainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://antoine.stalker.googlepages.com/l%E2%80%99%C3%A9quipefran%C3%A7aisesouffre-t-ellede%C2%ABrouche"&gt;L'article complet «L’Équipe française souffre-t-elle de «Roucheole»?» sur Cinépars.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-3487450701530214049?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/3487450701530214049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=3487450701530214049' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3487450701530214049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3487450701530214049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/09/critique-nostalgie.html' title='Critique-nostalgie'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4029606087122539079</id><published>2009-09-27T15:09:00.003-04:00</published><updated>2009-09-27T15:14:44.793-04:00</updated><title type='text'>Falardeau le misanthrope sublime</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sr-5Pg1ugAI/AAAAAAAAAl8/O6zbqtE-jxM/s1600-h/pierre_falardeau_g.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 229px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386227355522859010" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sr-5Pg1ugAI/AAAAAAAAAl8/O6zbqtE-jxM/s320/pierre_falardeau_g.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;«Je suis un homme d’un autre siècle. Je chauffe au bois. Je n’ai pas d’ordinateur. J’écris à la main, avec un crayon à mine ou une plume. En art, je crois à la simplicité. Je chasse à l’arc. Je me bats pour la liberté, la liberté sous toutes ses formes, la mienne, celle de mon peuple, celles de tous les peuples. Bref, je suis un primitif égaré.»&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le 4 septembre dernier j’apprenais au hasard d’un &lt;a href="http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/09/20090904-090400.html"&gt;article du JdeQ &lt;/a&gt;que Falardeau avait le cancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;«&lt;strong&gt;Falardeau, absent&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le cinéaste Pierre Falardeau aurait reconsidéré sa participation à l'événement, mais il a confirmé au Journal qu'il ne sera pas à Québec la semaine prochaine en raison de son état de santé, souffrant d'un cancer. «Je serais allé là avec grand plaisir parce que je suis content que quelqu'un fasse quelque chose. Je vais laisser la chance à d'autres. Je suis malade comme un esti de chien, mais je suis encore capable d'en faire chier une couple», a-t-il répondu, préférant être discret sur sa maladie. »&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Discret, tu parles s’il était discret. Trois semaines plus tard il en est mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me manquera beaucoup, je dirais même qu’il nous manquera beaucoup, et encore plus à ceux qui le méprisent. J’aimais sa façon tout sauf subtile de traiter les emmerdeurs de téteux, d’imbéciles, de clowns, d’ordures, de trous d’cul, de niaiseux, de faux culs et j’en passe. Mais il y a plus que des insultes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute sa vie, il a cherché à demeurer intègre, à défendre ce qu’il pensait, ce qu’il était, comme Québécois et comme cinéaste. Un résistant, un vrai. Pas de ceux qui exigent de faire emballer leurs saucisses dans un plat recyclable et qui ferment le robinet en se brossant les dents : sorte de mièvre résistance «à base de kiwi, de yoga et de oui-oui» (merci Leloup). Il était contre toute invasion de la pensée, contre l’abrutissement des masses. Contre la société aseptisée. Qui d’autre pour oser dire en ondes - la cigarette au bec (alors que c’est devenu le Mal), les &lt;em&gt;running shoes&lt;/em&gt; aux pieds, avec un accent de bûcheron - que notre société est aseptisée?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as été un boxeur exemplaire Pierre Falardeau, beaucoup sont contents de pouvoir raccrocher tes gants, mais personne ne pourra oublier de sitôt ton courage et ta pugnacité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4029606087122539079?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4029606087122539079/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4029606087122539079' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4029606087122539079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4029606087122539079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/09/falardeau-le-misanthrope-sublime.html' title='Falardeau le misanthrope sublime'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sr-5Pg1ugAI/AAAAAAAAAl8/O6zbqtE-jxM/s72-c/pierre_falardeau_g.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-2780561944167662599</id><published>2009-07-29T18:00:00.004-04:00</published><updated>2009-07-29T18:09:56.616-04:00</updated><title type='text'>Sur Elle veut le chaos</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SmzKM_NplKI/AAAAAAAAAlU/CCP0duFJdRA/s1600-h/elleveutlechaos.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5362883580767343778" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 213px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SmzKM_NplKI/AAAAAAAAAlU/CCP0duFJdRA/s320/elleveutlechaos.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:85%;"&gt;«C’est pourquoi les auteurs naturalistes méritent le nom nietzschéen de «médecins de la civilisation». Ils font le diagnostic de la civilisation.»&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Avant-propos :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par une étrange coïncidence, il y a eu toute une série d’échanges sur le blogue d’Helen au sujet de Denis Côté alors même que j’avais déjà publié la première partie de ce long billet ainsi que l’article de Falardeau. Je tiens à préciser que si j’avais voulu participer au débat sur ATC, je l’aurais fait sous mon nom de Stalker. Comme je préparais déjà cette deuxième partie de billet sur le film de Côté, j’ai préféré me tenir en retrait et me contenter de lire avec intérêt les nombreux commentaires. Je dois dire que si l’anonymat ou le pseudonymat n’empêche pas le propos d’être juste, il permet malheureusement plus facilement l’usurpation et les dérapages. Dommage qu’autant de gens préfèrent demeurer dans l’ombre car en effet la diatribe et la subversion manquent cruellement dans un Québec où le «pamphlet» désigne plus souvent qu’autrement le dépliant publicitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DEUXIÈME PARTIE&lt;/strong&gt; (&lt;a href="http://antgod.blogspot.com/2009/04/autour-de-elle-veut-le-chaos.html"&gt;fait suite à &lt;i&gt;Autour de Elle veut le chaos&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qui agresse au juste dans &lt;em&gt;Elle veut le chaos&lt;/em&gt;? D’une part, André Roy le souligne, c’est la quasi absence du recours à la puissance des sentiments (pris au sens le plus large). On s’en fout du destin des personnages et de ce qu’ils vivent. Tellement que lorsqu’ils meurent l’un après l’autre, on n’a ni compassion ni quelconque sentiment de justice rendue. S’il n’y a pas ou peu de sentiments, il ne reste alors que le cérébral (encore que cette dichotomie soit plus utile que réelle, les deux étant interdépendants). Comme le souligne Roy, il n’y a ni quête spirituelle ou mystique, ni rédemption. C’est ici qu’on pourrait peut-être parler d’audace. Côté explore les limites de la (non) potentialité au cinéma en réduisant l’expérience à une série d’actions presque vide de sens. L’idée maîtresse dans &lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt;, c’est celle du Contre : contre Hollywood, contre les effets habituels du cinéma, contre le cinéma socio-politique ou philosophique, contre la puissance de l’affect, contre le héros, contre le manichéisme, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En écrivant ce paragraphe, j’étais déjà sur une piste mais il me manquait quelque chose. André Roy parlait de primitivisme, moi je voyais dans les personnages de &lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt; non pas deux bandes opposées, mais un seul et même groupe divisé et opposé. Je pensais à «clan», «gang» et même «meute»; la meute divisée, en état de crise. Comprenez donc toute mon excitation quand je suis tombé sur la catégorie bénie d’image-pulsion de Deleuze, alors même que je cherchais à positionner le film inclassable de Côté. Si vous avez vu &lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt; et que vous avez le livre &lt;i&gt;L’Image-mouvement&lt;/i&gt; dans votre bibliothèque, rendez-vous au chapitre 8 du livre de Deleuze. Tout est là. Il m’apparaît évident que Denis Côté a tourné un des rares films qui se classent sous l’image-pulsion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un premier extrait nous permettra de situer l’image-pulsion dans la classification des images de Deleuze : «Quand les qualités et puissances sont saisies comme actualisées dans des états de choses, dans des milieux géographiquement et historiquement déterminables, nous entrons dans le domaine de l’image-action. Le réalisme de l’image-action s’oppose à l’idéalisme de l’image-affection. Et pourtant, entre les deux, entre la priméité et la secondéité, il y a quelque chose qui est comme de l’affect «dégénéré» ou de l’action «embryonnée». Ce n’est plus de l’image-affection, mais ce n’est pas encore de l’image-action. La première, nous l’avons vu, se développe dans le couple Espaces quelconques-Affects. La seconde se développera dans le couple Milieux déterminés-Comportements. Mais, entre les deux, nous rencontrons un couple étrange : Mondes originaires-Pulsions élémentaires. Un monde originaire n’est pas un espace quelconque (bien qu’il puisse y ressembler), parce qu’il n’apparaît qu’au fond des milieux déterminés; mais ce n’est pas davantage un milieu déterminé, lequel dérive seulement du monde originaire.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’image-affection, c’est lorsque le gros plan domine pour saisir les affects à l’état pur comme la violence, l’horreur, la haine, etc. Dans son film, Côté s’en sert très peu et les seuls affects présents sont effectivement «dégénérés». Pensez aux scènes où l’amour voudrait se réaliser, il se fait à tout coup dégénéré et reste à l’état embryonnaire. Que la proposition vienne de Spazz (Nicolas Canuel), Pierrot (Laurent Lucas) ou Pic (Olivier Aubin), cette pulsion - qui ne correspond d’ailleurs à aucun idéal de l’amour, sauf peut-être dans le cas de Pierrot - est repoussée par Coralie (Ève Duranceau). Coralie n’a elle-même aucun idéal de l’amour, elle ne saurait donc y répondre selon des critères établis. Pic, lui, proposait une sorte d’échange de pulsions : il offre à Coralie de la nourriture (pulsion alimentaire), tacitement «en échange de son corps» (pulsion sexuelle). Ces pulsions sexuelles refoulées dégénéreront, Pierrot sortira son arsenal d’armes alors que Spazz arrachera un morceau à Coralie. Étrangement, alors même qu’elle fait face à ce monde de pulsions qui tantôt la rejette et tantôt cherche à l’intégrer (et même la phagocyter), elle y résiste en ayant recours elle-même à ses pulsions ou du moins à son instinct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’image-action, quant à elle, est la plus commune au cinéma, surtout dans les films américains. C’est celle qu’on retrouve dans les films d’action où la situation réclame un héros. Le milieu déterminé aura souvent pour sujet une lutte historique dans des lieux connus : Fort Alamo, la guerre de Sécession, la conquête de l’Ouest, la Grande Dépression, la prohibition et la mafia, etc. Évidemment, le film de Côté n’a pas grand chose à voir avec l’image-action, même si le sujet de la mafia aurait facilement pu s’y prêter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le milieu de &lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt; est plutôt indéterminé, avec ses quelques fermes en bordure d’une autoroute. Dans le Québec rural, quelque part, à peu près à notre époque, une drôle de meute se disloque. Le groupe lui-même ne constitue pas un portrait précis d’une quelconque classe sociale. On se rend compte non sans humour que la bande d’Alain (Réjean Lefrançois) n’a absolument rien d’une famille de cultivateurs de maïs – ce qu’elle cultive pourtant. Assis sur le balcon à tuer le temps, réparant la camionnette, jouant au ping-pong, discutant d’activités illicites, ce gang mafieux semble tout droit sorti d’un quartier urbain malfamé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui rend le film si déroutant, c’est que les actions des personnages ne répondent pas à des mobiles identifiables qui permettraient normalement de tracer une ou des trajectoires. Les personnages répondent à leurs pulsions. Or, une pulsion n’a pour cause qu’elle-même et son actualisation demeure toujours complètement imprévisible, en durée comme en force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’image-pulsion occupe tellement le centre dans &lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt; que Coralie en est la fille. Son père Jacob (Normand Lévesque) lui explique qu’à cette époque lointaine (les années 70?) où on fêtait fort et qu’on avait du plaisir, Alain, lui-même et d’autres hommes s’étaient retrouvés avec sa mère Hélène (Marie-Claude Langlois) et avaient eu envie d’elle. Il lui apprenait donc qu’on ne savait pas qui était son vrai père sinon un des hommes de ce groupe. Coralie est donc la fille de la Pulsion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Pourquoi le ptit nouveau, Pic, vient me dire que j’ai les mêmes yeux qu’Alain?&lt;br /&gt;-On avait organisé un gros party à maison. Tout le monde était gelé, saoul, n’importe quoi… On était cinq gars avec Hélène…&lt;br /&gt;-Pis?&lt;br /&gt;-Pis… rien... C’est peut-être Alain… Les autres… C’est peut-être moi.&lt;br /&gt;-Tu penses que je vas croire ça?&lt;br /&gt;-Ouais.&lt;br /&gt;-Crisse de menteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pourrions continuer ainsi longtemps à décortiquer le film en trouvant des images-pulsions, mais nous perdrions de vue la question qui nous intéresse sur l’ennui. Allons à l’essentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois avoir déjà touché un point très important en disant qu’une pulsion n’a pour cause qu’elle-même. Comment alors éviter de tomber dans les scènes répétitives, sans but ou sans liens entre elles si une image vit pour elle-même? Côté s’est pris dans ce piège. Je ne prendrai qu’un seul exemple. Le personnage de Nicolas Canuel intimide un «client» ligoté à une carcasse automobile (pulsion de violence exaltée, de pouvoir), la caméra se déplace lentement dans un mouvement latéral, faisant passer l’image du clair au sombre au fur et à mesure qu’on se retrouve à contre-jour. C’est une très belle façon de faire mourir un plan, c’est très beau, mais pour créer quel effet «utile»? En quoi cette séquence est-elle liée aux autres ? À ce moment précis, que devrait-elle faire voir ou naître comme sentiment ou idée par rapport à l’Idée du film ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la juxtaposition d’images plus ou moins liées entre elles, Côté aplatit son récit mais il s’arrête là. Jean-Louis Provoyeur écrivait dans &lt;i&gt;Le cinéma de Robert Bresson&lt;/i&gt; (cinéaste que Côté admire) : «Si voir c’est prévoir, au cinéma c’est construire le récit en anticipant sur le sens ou sur l’action à venir. L’image dénarrativisée doit à la fois décevoir les attentes narratives du spectateur et le contraindre à &lt;i&gt;voir &lt;/i&gt;des objets, des visages, des parties du corps indépendamment de leur fonction à l’intérieur du récit, pour leur redonner leur puissance de réalité, c’est-à-dire de mystère ou d’étrangeté. Il y a ainsi toujours dans l’effet de réel tel qu’il est produit dans les films de Bresson, un effet de surprise, indissociable du montage comme principe de collision.» p.232.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;««Placer le public vis-à-vis des êtres et des choses, non comme on les place arbitrairement par habitudes prises (clichés), mais comme tu te places toi-même selon tes impressions et sensations imprévisibles. Ne jamais rien décider d’avance.» &lt;i&gt;Notes sur le cinématographe&lt;/i&gt;, p. 94. C’est Bresson qui souligne.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Côté déçoit à souhait les attentes narratives du spectateur au plan du récit (&lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt; est un travail systématique de dénarrativisation), au plan formel c’est complètement l’opposé qui se produit ; de telle sorte qu’on se retrouve souvent devant des beaux plans (des clichés ?) entre lesquels l’effet de collision est nul. Ève Duranceau devant une grange, dans la rue, dans le champ, devant une fenêtre, sur la clôture, etc., qui ont tout d’une superbe photographie pour illustrer le mois d’octobre dans un calendrier mais qui servent quel but? Bref, à mon avis, Côté n’a pas pris les risques formels qui correspondraient à son parti pris narratif et je pense que beaucoup de spectateurs et de critiques se sont fait embobeliner par cette esthétique des images qui tourne à vide. À mon sens, s’il y a une fausse audace, elle est bien là. Je n’ai pas vu d’audace ni d’innovation dans les images ou le montage de &lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce manque d’innovation chez plusieurs jeunes cinéastes – qui pourtant s’opposent au manque d’innovation dans le cinéma dominant-, Marie-Claude Loiselle a soulevé des questions très pertinentes dans son &lt;a href="http://www.revue24images.com/archives.php?type=extraits&amp;amp;edition=140"&gt;éditorial du numéro 140&lt;/a&gt;. Il est à lire au complet pour qui s’y intéresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un extrait de l’éditorial de Loiselle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Mais avant tout, le jeune cinéma québécois qui attire notre attention, autant que le cinéma français que nous venons d'évoquer, marquent tous deux leur opposition à une sorte de «qualité professionnelle» venue standardiser la production dominante, répondant à un encadrement à outrance du cinéma par une quête de liberté. Or cette quête, quoique motivée par la volonté d'élaborer un langage formel doublée d'un urgent besoin de tourner, ne conduit pourtant pas nos cinéastes à proposer quelque chose d'unique ou de véritablement déroutant. Paradoxalement, si ce désir de liberté en amène plusieurs à se réclamer d'un certain «radicalisme» et d'une «aridité» esthétique, on peut se demander à quel point ces cinéastes savent tirer parti de la liberté que leur offre l'indépendance dans laquelle ils tournent la plupart de leurs films. Quel radicalisme y a-t-il à reprendre à leur compte les traits d'un cinéma largement répandu (même si toujours en marge de la production dominante) et éprouvé depuis 40 ans?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cherchant à se libérer de tous les codes d'efficacité d'un cinéma institutionnel extrêmement normalisé, bien des jeunes cinéastes ne prennent-ils pas le choix même d'un parti pris contraire aux critères commerciaux pour une attitude subversive? La véritable radicalité (et la véritable liberté) ne suppose-t-elle pas – même à l'intérieur d'une mouvance, d'une famille de création – la capacité de s'affranchir de tous les procédés trop facilement recyclables d'un film à l'autre? Le risque de succomber alors à un certain maniérisme et à un effet de mode, aussi marginale soit-elle, les guette. Un plan long enveloppé de silence ne peut pas être en soi une façon de s'opposer à un cinéma au rythme frénétique. Il ne peut être qu'une manière de mieux faire voir, dans la mesure seulement où il est porté par un regard singulier.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci nous amène à aborder la question du cinéma contemplatif. Pour en donner une définition très sommaire, disons que la contemplation implique davantage l’intellect (un commentaire plus complet inclurait aussi l’intuition), en opposition à l’affect et à l’action. Bien entendu, il ne suffit pas de braquer une caméra en plan fixe sur la nature, de recourir aux services d’un bon preneur de son et de plaquer de la musique sur le tout pour réaliser un bon film contemplatif. Comme le souligne Loiselle, les nombreux interstices doivent donner l’occasion au spectateur de &lt;i&gt;voir&lt;/i&gt; dans la mesure où le film est porteur d’un regard singulier ; on pourrait aussi dire d’une Idée ou d’un point de vue. La contemplation renvoie aussi à l’idée d’extase, comment alors ne pas penser à la recherche d’«ecstatic truth» de Werner Herzog. C’est son truc à lui, l’Idée qui motive tous ses films et qui détermine sa façon d’aborder le cinéma, au-delà de la simple idée du «contre Hollywood». Les cinéastes qui font du cinéma contemplatif prenant en s’appuyant sur une histoire et des sentiments ne manquent pas, je pense rapidement à Roy Andersson, Tsaï Ming Liang, Gus Van Sant, Bruno Dumont et Alexandre Sokourov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sokourov atteint presque les limites possibles du contemplatif dans &lt;i&gt;Mère et fils&lt;/i&gt;, frôlant de peu la pétrification, le film se résumant en quelques tableaux quasi picturaux où les deux personnages apparaissent tels des fantômes discrets, pâles, sur le point de disparaître. Ce cinéma statique, difficile, pointu et aride ne se contente pas de se définir comme tel. Même s’il le fait à contrecœur, Sokourov admet que le cinéma demeure toujours une entreprise de séduction, beaucoup plus que dans la littérature (&lt;a href="http://www.amazon.com/Dialogues-Solzhenitsyn-N/dp/B000ROA04U/ref=sr_1_23?ie=UTF8&amp;amp;s=dvd&amp;amp;qid=1248301985&amp;amp;sr=8-23"&gt;voir &lt;em&gt;The Dialogues with Solzhenitsyn&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;). Haneke, lui, ne s’en cache pas du tout et il se fait ouvertement virtuose de la séduction dans &lt;i&gt;Funny Games&lt;/i&gt; (&lt;a href="http://yrol.free.fr/CINEMA/HANEKE/interviews.htm"&gt;voir l’entrevue à &lt;em&gt;Télérama&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;). Dans &lt;i&gt;Mère et fils&lt;/i&gt;, Sokourov nous met devant une situation déchirante, presque insupportable, d’une mère qui vit ses derniers moments aux côtés de son fils complètement bouleversé et désorienté. La mort, la piété filiale, les beaux paysages de campagne, c’est déjà beaucoup, mais chaque plan maladivement étudié sert une idée plus grande qui apparaît comme en filigrane dans les intervalles. Une campagne déserte, un arbre au tronc géant et une école rurale vétuste suffisent déjà à faire sentir le poids mélancolique de l’Histoire et de l’œuvre du Temps. Le travail est commencé – sentimental comme intellectuel -, un monde attachant disparaît en lambeaux, la jeune génération «dépaysée» est fragile et puis à chaque spectateur d’y ajouter ce qu’il peut y &lt;i&gt;voir&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt; (et plus encore dans &lt;i&gt;Carcasses&lt;/i&gt;), Denis Côté a comme voulu éprouver les limites de la séduction au cinéma. Pour moi, ses films indiquent clairement que vouloir se passer de tout élément séducteur est un procédé stérile puisque les sentiments, l’action comme l’intellect sont tous constitutifs du processus de séduction au service de l’Idée. Une petite parenthèse : on pourrait d’ailleurs reprocher à Côté de mettre beaucoup plus d’efforts à séduire «en dehors» que «dans» ses films. Le problème, c’est que la plupart des gens s’intéressent au film lui-même et non à ce que le réalisateur a à en dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film ne peut donc se contenter d’être «contemplatif» de l’intérieur car l’essence n’est pas dans l’œuvre, mais dans le point de vue. Lorsqu’un spectateur affirme : «j’entends le vent dans les feuilles, ça me fait décrocher et ça me suffit, vive le vide», c’est nier l’essence de l’art, c’est saborder l’acte de création dans sa nécessité. Cela ne suffit pas de regarder une belle image, elle doit nous porter à percer plus avant en tendant au moins vers le sublime si elle ne l’atteint pas. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;«Si une image, regardée à part, exprime nettement quelque chose, si elle comporte une interprétation, elle ne se transformera pas au contact d’autres images. Les autres images n’auront aucun pouvoir sur elle, et elle n’aura aucun pouvoir sur les autres images. Ni action, ni réaction. Elle est définitive et inutilisable dans le système du cinématographe. (Un système ne règle pas tout. Il est une amorce à quelques chose.)» (&lt;i&gt;Notes sur le cinématographe&lt;/i&gt; p. 23) &lt;/p&gt;&lt;p&gt;«Pas de la belle photo, pas de belles images, mais des images, de la photo nécessaires.» (&lt;i&gt;Notes sur le cinématographe&lt;/i&gt;, p.92) &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ceci dit, il est évident que &lt;i&gt;Les Notes&lt;/i&gt; de Bresson n’est pas un ensemble de commandements auxquels tout cinéaste devrait se conformer. Bresson avait élaboré un langage idéal qui se distinguerait des codes de la peinture, de la photographie et du théâtre, cherchant toujours à mettre en valeur l’essence unique du cinéma pour en maximiser la puissance. On pourrait cependant dresser une liste de chefs-d’œuvre qui démontreraient que les règles établies par Bresson ne sont pas indispensables à tout système. Si on s’y intéresse ici, c’est qu’elles semblent pouvoir expliquer le plus grand ratage de Côté, celui de la puissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un certain nombre de belles images qui vivent pour elles-mêmes n’empêchent pas &lt;i&gt;de facto&lt;/i&gt; la réussite d’un film. Dans le cas de Côté, nous l’avons vu, l’image-pulsion et l’absence d’idée maîtresse forte accentuent cet effet de cloisonnement de belles images orphelines. Certains s’émerveillent devant la dilatation du temps, de ce qu’un auteur «ose» faire durer longtemps un plan-séquence où il ne se passe rien en apparence. Cette dilatation ne suffit pas en elle-même et c’est là un problème. Les scènes de &lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt; prolongent l’instant plutôt que de l’élever en puissance, ratant ainsi le «saut qualitatif». Car comme disait Deleuze : «dans ce saut qualitatif il y a toujours élévation de l’instant à une série de puissances supérieures». Cette notion de puissance, je la ramènerais chez Bresson et Bazin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Images. Reflet et réflecteur, accumulateur et conducteur.» (&lt;i&gt;Notes sur le cinématographe&lt;/i&gt;, p.92)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;André Bazin écrivait en 1951 dans l’article &lt;i&gt;Le «Journal d’un curé de campagne» et la stylistique de Robert Bresson&lt;/i&gt; : «Car ce n’est pas tant une résonance que l’esprit perçoit qu’un décalage comme celui d’une couleur non superposée au dessin. Et c’est dans la frange que l’événement libère sa signification. C’est parce que le film est tout entier construit sur ce rapport que l’image atteint, surtout vers la fin, à une telle puissance émotionnelle [alors que le film de Côté s’achève dans la vacuité émotionnelle].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On chercherait en vain les principes de sa déchirante beauté dans son seul contenu explicite. Je crois qu’il existe peu de films dont les photographies séparées soient plus décevantes; leur absence fréquente de composition plastique, l’expression guindée et statique des personnages, trahissent absolument leur valeur dans le déroulement du film. Ce n’est pourtant pas au montage qu’elles doivent cet incroyable supplément d’efficacité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La valeur de l’image ne procède guère de ce qui la précède et la suit. Elle accumule plutôt une énergie statique, comme les lames parallèles d’un condensateur. À partir d’elle, et par rapport à la bande sonore, s’organisent des différences de potentiel esthétique dont la tension devient insoutenable. Ainsi le rapport de l’image et du texte progresse-t-il vers la fin au bénéfice de ce dernier, et c’est très naturellement sous l’exigence d’une impérieuse logique que, dans les dernières secondes, l’image se retire de l’écran. Au point où en est arrivé Bresson l’image ne peut en dire davantage qu’en disparaissant. Le spectateur a été progressivement amené à cette nuit des sens dont la seule expression possible est la lumière sur l’écran blanc».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le film de Côté, chaque scène, même chaque plan, tend à se vider de toute charge. Les «lames parallèles» du condensateur (par exemple la présence d’ellipses, ce que les spectateurs impressionnables voient tout de suite comme une marque d’intensité) ne sont pas liées entre elles, bref, le courant ne passe pas et l’ennui s’installe. Cette absence d’effet du condensateur, vous le sentez très bien quand les morts successives des personnages vous laissent complètement insensibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des films-condensateurs les plus puissants qu’on ait jamais réalisés est &lt;i&gt;The Tree of Wooden Clogs&lt;/i&gt; d’Ermanno Olmi. Imaginez, un film de 3 heures et 6 minutes qui réussit à fixer notre attention à partir de rien : des scènes de la vie quotidienne dans une ferme italienne. «De rien», c’est ce que nous pensons jusqu’à ce que le film nous éclate au visage vers la fin tant il a accumulé, condensé au maximum la puissance qui se décharge d’un coup. Pour continuer dans le thème de l’électricité, si le courant ne passe pas chez Côté, c’est qu’il y a trop de résistance de sa part. Il veut tellement se distinguer du cinéma dominant et des autres cinéastes indépendants, il a tellement peur de commettre un sacrilège en nous «divertissant» un tant soit peu qu’il pose une série de résistances où se perd le courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Haneke nous fait monter dans plusieurs manèges dans &lt;i&gt;Funny Games&lt;/i&gt;, Côté, lui, nous fait monter puis redescendre aussitôt avant même que le manège ne se mette en marche. Haneke nous donne une claque au visage avant de nous séduire de nouveau, Côté nous donne une claque au visage avant de nous en donner une autre. Par exemple, dans &lt;i&gt;Nos vies privées&lt;/i&gt;, après un demi-film insupportable, la scène étrange tournée dans la «cour à scrap» de Colmor nous donne un avant-goût de ce que Côté ne nous donnera pas. La même chose se produit dans &lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt; quand en pleine nuit le père de Coralie voit la main effrayante d’Hélène s’agripper à son cadre de fenêtre. Encore une fois, à quoi sert cette scène dans le film? Serait-ce simplement une manière de nous signifier qu’il possède le talent pour réaliser un film plus captivant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par souci de bonne conscience, je ne peux laisser l’impression que &lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt; n’est porteur que de l’Idée du «contre». Revenons au chapitre 8 de Deleuze : «Un monde originaire n’est pas un espace quelconque (bien qu’il puisse y ressembler), parce qu’il n’apparaît qu’au fond des milieux déterminés; mais ce n’est pas davantage un milieu déterminé, lequel dérive seulement du monde originaire.» Ce monde originaire, ce serait le Québec d’antan, celui du milieu rural. On peut reconnaître une première dérive en la génération des baby-boomers. Ceux-ci ont encore un pied dans le passé même s’ils ont tout fait pour s’en débarrasser. La belle époque de révolte et de fête est bel et bien terminée, et pourtant ils n’ont pas réussi à construire quelque chose d’entièrement neuf et de solide pour leurs jeunes. Ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes et, pire encore, ils sont à couteaux tirés dans un monde marécageux. Sans idéal quelconque, la jeune génération erre dans un monde statique et fermé; seule Coralie résiste sans résister. L’Idée du film – la possible nouvelle naissance - se rapporte donc à Coralie. Comment réagir dans un monde auquel vous tenez mais qui n’a rien à vous offrir de suffisant pour vous construire une identité? Par la fuite, la confrontation ou la résignation? Est-ce un constat socio-politique, culturel ou artistique? Difficile à dire. Ce constat est tellement terrible que nous n'osons même pas imaginer à quoi il se rapporte et dans quelle mesure il correspond au point de vue de son auteur. En réalité, s’il est terrible à ce point, c’est que Côté est tombé dans un autre piège de l’image-pulsion. Terminons sur ce point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons donc à Deleuze pour comprendre comment se définit et se situe l’image-pulsion par rapport au naturalisme, au réalisme et au surréalisme, mais surtout pour comprendre ce qui enchaîne Côté au négatif. «Ce sont des bêtes humaines. Et la pulsion n’est rien d’autre : c’est l’énergie qui s’empare de morceaux dans le monde originaire. Pulsions et morceaux sont strictement corrélatifs. Certes, les pulsions ne manquent pas d’intelligence : elles ont même une intelligence diabolique qui fait que chacune choisit sa partie, attend son moment, suspend son geste, et emprunte les ébauches de forme sous lesquelles elle pourra le mieux accomplir son acte. Et le monde originaire ne manque pas non plus d’une loi qui lui donne consistance. C’est d’abord le monde d’Empédocle, fait d’ébauches et de morceaux, têtes sans cou, yeux sans front, bras sans épaules, gestes sans forme. Mais c’est aussi l’ensemble qui réunit tout, non pas dans une organisation, mais fait converger toutes les parties dans un immense champ d’ordures ou dans un marais, et toutes les pulsions dans une grande pulsion de mort. Le monde originaire est donc à la fois commencement radical et fin absolue; et, enfin, il lie l’un à l’autre, il met l’un dans l’autre, suivant une loi qui est celle de la plus grande pente. &lt;strong&gt;Ainsi, c’est un monde d’une violence très spéciale (à certains égards, c’est le mal radical)&lt;/strong&gt;; mais il a le mérite de faire surgir une image originaire du temps, avec le début, la fin et la pente, toute la cruauté de Chronos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le naturalisme. Il ne s’oppose pas au réalisme, mais au contraire il en accentue les traits en les prolongeant dans un surréalisme particulier.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Et c’est sans doute une des grandeurs du naturalisme au cinéma, de s’être si bien approché d’une image-temps. Ce qui l’empêchait pourtant d’atteindre au temps pour lui-même, comme forme pure, c’était l’obligation où il était de le maintenir subordonné aux coordonnées naturalistes, de le faire dépendre de la pulsion. &lt;strong&gt;Dès lors, le naturalisme ne pouvait saisir du temps que des effets négatifs, usure, dégradation, déperdition, destruction, perte ou simplement oubli.&lt;/strong&gt; (Nous verrons que, quand le cinéma affrontera directement la forme du temps, il ne pourra en construire l’image qu’en rompant avec le souci naturaliste du monde originaire et des pulsions).»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur cette grande pente, la grande pulsion de mort emporte presque tout sur son passage dans &lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt;. À la fin du film, il ne reste que Coralie, un rein en moins, claudiquant vers un avenir incertain. Terrible constat, les pulsions arrachent tous les morceaux sur leur passage, frôlant l’anéantissement. Le long cycle douloureux risque de basculer en descente aux enfers. Sur l’arête au bord du gouffre sulfureux, perdrons-nous l’équilibre?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question angoissante de notre monde actuel se résume à ceci : «sommes-nous engagés dans une grande descente finale ou dans un cycle régénérateur?» Or, même si elle se pose également à un Mexicain, un Sud-américain, un Indien ou un Sud-africain noir, on les verrait très mal réaliser un film comme &lt;i&gt;Elle veut le Chaos&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Carcasses&lt;/i&gt;. Alors pourquoi au Québec? On pourrait par exemple souligner à quel point le cinéma des jeunes québécois est peu engagé et juste assez nombriliste. C’est comme si les enjeux de la société actuelle ne les interpellaient pas. Dans les années 60 et 70 c’était la révolution sous toutes ses formes, aujourd’hui ce n’est plus qu’une vague crise identitaire sur tous les plans (cinéma, culture, économie, classes, religion, etc.). C’est même ce qui ressort de &lt;i&gt;L’Âge des ténèbres&lt;/i&gt; de Denys Arcand, une sorte de pessimisme presque fataliste devant la dégradation. Notre façon d’aborder la question de la pente et du cycle serait-elle le symptôme d’une société saturée de confort et d’indifférence? Faudra t-il un nouveau mai 68 pour sortir de ce marasme? Faudra-t-il un référendum gagnant, une nouvelle religion, un crash boursier définitif ou une révolution pour sortir du cinéma d’esthète et en arriver à quelque chose de puissant et de nouveau?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-2780561944167662599?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/2780561944167662599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=2780561944167662599' title='26 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2780561944167662599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2780561944167662599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/07/sur-elle-veut-le-chaos.html' title='Sur Elle veut le chaos'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SmzKM_NplKI/AAAAAAAAAlU/CCP0duFJdRA/s72-c/elleveutlechaos.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>26</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-3238607340819428521</id><published>2009-07-27T15:45:00.005-04:00</published><updated>2009-07-27T15:53:03.249-04:00</updated><title type='text'>365 jours ouvrables s'ouvre à Dolan</title><content type='html'>Un billet très drôle du blogueur français Joachim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Nous avons reçu du jeune Xavier Dolan, réalisateur arrogant mais doué de &lt;em&gt;J’ai tué ma mère&lt;/em&gt; (2009), la lettre suivante, que nous avons faite expertiser par notre service de psychologie scolaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;'Bonjour, je m’appelle Xavier et je pense que si à 20 ans, on n’a pas réalisé un long-métrage qui a frôlé la Caméra d’Or et qu’on ne s’autoproclame pas la coqueluche de Cannes, c’est qu’on a raté sa vie !'»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite: &lt;a href="http://365joursouvrables.blogspot.com/2009/07/il-tue-sa-mere-son-film.html"&gt;Il tue sa mère, son film?&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-3238607340819428521?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/3238607340819428521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=3238607340819428521' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3238607340819428521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3238607340819428521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/07/365-jours-ouvrables-souvre-dolan.html' title='365 jours ouvrables s&apos;ouvre à Dolan'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-8582470882730889196</id><published>2009-07-16T18:32:00.006-04:00</published><updated>2009-07-16T18:42:16.650-04:00</updated><title type='text'>Critique: de l'intuition à l'intelligence</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sl-sO9bwhSI/AAAAAAAAAlE/4pZnG6Kyg7w/s1600-h/antichrist.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5359191454603314466" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 214px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sl-sO9bwhSI/AAAAAAAAAlE/4pZnG6Kyg7w/s320/antichrist.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Dans un extrait que j’ai déjà cité, Gérard Grugeau affirmait au sujet de la critique (table ronde qui a fait l’objet d’un article, «Critique et cinéastes : responsabilité commune», 24 Images, 2000, no 101)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«J’ai l’impression que le cinéma et la critique ont toujours été intimement liés. André Bazin disait que faire de la critique, c’est prolonger le plus loin possible le choc de l’œuvre. Moi, je trouve beaucoup de plaisir à essayer de faire en sorte de trouver un style, des images qui peuvent traduire le film, qui sont dans son prolongement. Essayer, à travers l’écriture, de prolonger le choc esthétique que j’ai reçu, que le texte soit le reflet de l’émotion que j’ai ressentie à la vision du film.» &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce prolongement du choc, cette «traduction» par le critique, un passage d’&lt;em&gt;Évolution créatrice&lt;/em&gt; me semble éclairant. Entre l’instinct et l’intelligence, Bergson définit l’intuition comme foyer de la créativité : «Mais c'est à l'intérieur même de la vie que nous conduirait l'intuition, je veux dire l'instinct devenu désintéressé, conscient de lui-même, capable de réfléchir sur son objet et de l'élargir indéfiniment. […] C'est cette intention [de vie] que l'artiste vise à ressaisir en se replaçant à l'intérieur de l'objet par une espèce de sympathie, en abaissant, par un effort d'intuition, la barrière que l'espace interpose entre lui et le modèle.» (extrait complet à la fin du billet)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement de vie que le cinéaste a cherché à saisir par l’intuition, c’est ce que le critique va vivre et ressentir en salle (en faisant lui-même appel à son intuition), ensuite commence un travail qui se situera au plan de l’intelligence. Il cherchera à mettre en mots l’expérience, à analyser, à saisir aussi les moments d’«entre» tels que ramenés à la surface par l’artiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se rend compte à quel point cette distinction est vraie quand on lit des interviews de cinéastes. C’est par exemple ce que le journaliste Charles Thomas Samuels ne comprenait pas quand il torturait Michelangelo Antonioni pour essayer de lui faire admettre qu’il travaillait avec son intelligence (&lt;a href="http://antoine.stalker.googlepages.com/interviewwithmichelangeloantonioniinrome"&gt;voir l’entrevue&lt;/a&gt;). Lars Von Trier confirme aussi ce fait dans &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/film/2009/jul/12/lars-von-trier-interview"&gt;une entrevue accordée au &lt;em&gt;Guardian&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; au sujet de son film &lt;em&gt;Antichrist &lt;/em&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«"This does not feel good," he says. "There are some things it is not good to explain or analyse. And, also, my explanations are always banal and stupid." [...] "You're right to worry", he says, laughing, "but it is not good to worry about something you cannot do anything about. &lt;strong&gt;Truthfully, I can only say I was driven to make the film, that these images came to me and I did not question them&lt;/strong&gt;. My only defence is: 'Forgive me, for I know not what I do.'" This precipitates a bout of giggling. "I am really the wrong person to ask what the film means or why it is as it is," he says finally, "It is a bit like asking the chicken about the chicken soup."»&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas de la mauvaise volonté ni de la fausse modestie, l’artiste suit les lignes de son intuition ; au critique de faire appel aux lumières de la connaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Évolution créatrice&lt;/em&gt;, extrait du chapitre 2:&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;«L'instinct est sympathie. Si cette sympathie pouvait étendre son objet et aussi réfléchir sur elle-même, elle nous donnerait la clef des opérations vitales, - de même que l'intelligence, développée et redressée, nous introduit dans la matière. Car, nous ne saurions trop le répéter, l'intelligence et l'instinct sont tournés dans deux sens opposés, celle-là vers la matière inerte, celui-ci vers la vie. L'intelligence, par l'intermédiaire de la science qui est son oeuvre, nous livrera de plus en plus complètement le secret des opérations physiques ; de la vie elle ne nous apporte, et ne prétend d'ailleurs nous apporter, qu'une traduction en termes d'inertie. Elle tourne tout autour, prenant, du dehors, le plus grand nombre possible de vues sur cet objet qu'elle attire chez elle, au lieu d'entrer chez lui. Mais c'est à l'intérieur même de la vie que nous conduirait l'intuition, je veux dire l'instinct devenu désintéressé, conscient de lui-même, capable de réfléchir sur son objet et de l'élargir indéfiniment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'un effort de ce genre n'est pas impossible, c'est ce que démontre déjà l'existence, chez l'homme, d'une faculté esthétique à côté de la perception normale. Notre œil aperçoit les traits de l'être vivant, mais juxtaposés les uns aux autres et non pas organisés entre eux. L'intention de la vie, le mouvement simple qui court à travers les lignes, qui les lie les unes aux autres et leur donne une signification, lui échappe. C'est cette intention que l'artiste vise à ressaisir en se replaçant à l'intérieur de l'objet par une espèce de sympathie, en abaissant, par un effort d'intuition, la barrière que l'espace interpose entre lui et le modèle. Il est vrai que cette intuition esthétique, comme d'ailleurs la perception extérieure, n'atteint que l'individuel. Mais on peut concevoir une recherche orientée dans le même sens que l'art et qui prendrait pour objet la vie en général, de même que la science physique, en suivant jusqu'au bout la direction marquée par la perception extérieure, prolonge en lois générales les faits individuels. Sans doute, cette philosophie n'obtiendra jamais de son objet une connaissance comparable à celle que la science a du sien. L'intelligence reste le noyau lumineux autour duquel l'instinct, même élargi et épuré en intuition, ne forme qu'une nébulosité vague. Mais, à défaut de la connaissance proprement dite, réservée à la pure intelligence, l'intuition pourra nous faire saisir ce que les données de l'intelligence ont ici d'insuffisant et nous laisser entrevoir le moyen de les compléter. D'un côté, en effet, elle utilisera le mécanisme même de l'intelligence à montrer comment les cadres intellectuels ne trouvent plus ici leur exacte application, et, d'autre part, par son travail propre, elle nous suggérera tout au moins le sentiment vague de ce qu'il faut mettre à la place des cadres intellectuels. Ainsi, elle pourra amener l'intelligence à reconnaître que la vie n'entre tout à fait ni dans la catégorie du multiple ni dans celle de l'un, que ni la causalité mécanique ni la finalité ne donnent du processus vital une traduction suffisante. Puis, par la communication sympathique qu'elle établira entre nous et le reste des vivants, par la dilatation qu'elle obtiendra de notre conscience, elle nous introduira dans le domaine propre de la vie, qui est compénétration réciproque, création indéfiniment continuée. Mais si, par là, elle dépasse l'intelligence, c'est de l'intelligence que sera venue la secousse qui l'aura fait monter au point où elle est. Sans l'intelligence, elle serait restée, sous forme d'instinct, rivée à l'objet spécial qui l'intéresse pratiquement, et extériorisée par lui en mouvements de locomotion.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-8582470882730889196?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/8582470882730889196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=8582470882730889196' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8582470882730889196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8582470882730889196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/07/critique-de-lintuition-lintelligence.html' title='Critique: de l&apos;intuition à l&apos;intelligence'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sl-sO9bwhSI/AAAAAAAAAlE/4pZnG6Kyg7w/s72-c/antichrist.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-8137616759813520348</id><published>2009-07-14T11:21:00.005-04:00</published><updated>2009-07-14T11:35:37.829-04:00</updated><title type='text'>La lettre tue l'esprit</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Slyk-JZPDFI/AAAAAAAAAk8/AuFRYGdjdac/s1600-h/lettre.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5358339044244655186" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 336px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Slyk-JZPDFI/AAAAAAAAAk8/AuFRYGdjdac/s400/lettre.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pas pour rien que Bergson a remporté le Prix Nobel de la littérature en 1927.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiré de &lt;em&gt;L'Évolution créatrice&lt;/em&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;«Rien de semblable dans l'évolution de la vie. La disproportion y est frappante entre le travail et le résultat. De bas en haut du monde organisé c'est toujours un seul grand effort ; mais, le plus souvent, cet effort tourne court, tantôt paralysé par des forces contraires, tantôt distrait de ce qu'il doit faire par ce qu'il fait, absorbé par la forme qu'il est occupé à prendre, hypnotisé sur elle comme sur un miroir. Jusque dans ses œuvres les plus parfaites, alors qu'il paraît avoir triomphé des résistances extérieures et aussi de la sienne propre, il est à la merci de la matérialité qu'il a dû se donner. C'est ce que chacun de nous peut expérimenter en lui-même. Notre liberté, dans les mouvements mêmes par où elle s'affirme, crée les habitudes naissantes qui l'étoufferont si elle ne se renouvelle par un effort constant - l'automatisme la guette. La pensée la plus vivante se glacera dans la formule qui l'exprime. Le mot se retourne contre l'idée. La lettre tue l'esprit. Et notre plus ardent enthousiasme, quand il s'extériorise en action, se fige parfois si naturellement en froid calcul d'intérêt ou de vanité, l'un adopte si aisément la forme de l'autre, que nous pourrions les confondre ensemble, douter de notre propre sincérité, nier la bonté et l'amour, si nous ne savions que le mort garde encore quelque temps les traits du vivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cause profonde de ces dissonances gît dans une irrémédiable différence de rythme. La vie en général est la mobilité même ; les manifestations particulières de la vie n'acceptent cette mobilité qu'à regret et retardent constamment sur elle. Celle-là toujours va de l'avant ; celles-ci voudraient piétiner sur place. L'évolution en général se ferait, autant que possible, en ligne droite; chaque évolution spéciale est un processus circulaire. Comme des tourbillons de poussière soulevés par le vent qui passe, les vivants tournent sur eux-mêmes, suspendus au grand souffle de la vie. Ils sont donc relativement stables, et contrefont même si bien l'immobilité que nous les traitons comme des choses plutôt que comme des progrès, oubliant que la permanence même de leur forme n'est que le dessin d'un mouvement.»&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;D'ici 2011, PUF aura publié une nouvelle édition critique complète des ouvrages de Bergson. C'est pas donné mais très riche d'information complémentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-8137616759813520348?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/8137616759813520348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=8137616759813520348' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8137616759813520348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8137616759813520348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/07/la-lettre-tue-lesprit.html' title='La lettre tue l&apos;esprit'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Slyk-JZPDFI/AAAAAAAAAk8/AuFRYGdjdac/s72-c/lettre.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4969598725320841410</id><published>2009-07-05T13:48:00.002-04:00</published><updated>2009-07-05T13:54:14.260-04:00</updated><title type='text'>Frodon quitte les Cahiers</title><content type='html'>Je viens d'apprendre par &lt;a href="http://theballoonatic.blogspot.com/2009/07/trop-chaud.html"&gt;Balloonatic&lt;/a&gt; que, pour le meilleur ou pour le pire, Jean-Michel Frodon quitte les &lt;em&gt;Cahiers du cinéma&lt;/em&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Trop chaud&lt;/strong&gt; [tant mieux pour eux, nous c'est trop froid]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, j'apprends aujourd'hui, outre l'annonce que les "misérables" de Gavroche Productions avaient perdu leur procès, que Pierre Etaix allait recouvrir ses droits et qu'on pourrait donc enfin revoir ses films, que - ça y est c'est officiel (yessss...) - Frodon quittait la direction des Cahiers du cinéma. Après le départ, sur la pointe des pieds, du trop "subtil" Burdeau il y a trois mois, c'est au tour de "Monsieur-un-chef-d'œuvre-par-semaine" de se faire la malle, lui aussi par la petite porte (quelques mots insignifiants à la fin de son édito dans le dernier numéro des Cahiers). Si Burdeau c'était beaucoup de vent (jusqu'à se perdre dans les labyrinthes d'un "champ de trèfle" youtubisé, je poétise parce que je ne veux pas être méchant), Frodon, c'était surtout beaucoup de fric, encore du trèfle me direz-vous, s'invitant à la moindre occasion au quatre coins du monde (et avec lui toujours quelques relations prestigieuses, histoire d'étoffer son carnet d'adresses), tout ça aux frais de la princesse (la revue), bref une vie de ministre "gordonbrownien" que Phaidon le nouveau propriétaire english ne pouvait voir que d'un sale œil. C'est sûrement pour cela d'ailleurs qu'on lui a laissé tirer son baroud d'honneur avec le numéro d'avant-Cannes (celui avec Johnny en couverture). Reste qu'on ne sait toujours pas qui va remplacer nos deux fossoyeurs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour "saluer" la fin de l'ère Frodon-Burdeau, je ne peux résister au plaisir de citer les trois dogmes du critique selon Moullet (c'est sur la quatrième de couverture de son recueil Piges choisies, paru dans la nouvelle collection que dirige... Burdeau!):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mon dogme n°1, c'est de toujours faire rire le lecteur.&lt;br /&gt;Dogme n°2: chaque film intéressant engendre une approche critique spécifique au film en question: pas de grille.&lt;br /&gt;Dogme 3: le critique doit toujours partir d'un exemple précis, avant de généraliser, et non du Général (et encore moins s'y cantonner).&lt;br /&gt;Pour moi, l'Austérité, la Grille et le Général sont les trois Cancers de la critique."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ça, il fait vraiment trop chaud... »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voici la fin de l'éditorial en question:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Se transformer pour continuer, pour exister au présent, pour fabriquer l’avenir, c’est aussi, toute proportion gardée, ce qui est en train de se produire pour les Cahiers du cinéma, et pour moi qui écris ces lignes puisque je quitte la direction de la rédaction de la revue. Que les Cahiers soient en ce moment dans une phase de changement est à mes yeux une excellente nouvelle. Mais avec leur rachat par Phaidon Press, les Cahiers - la revue mais aussi tout ce qui vit sous l’appellation « Cahiers du cinéma » : livres, DVD, site, innombrables partenariats... - disposent aujourd’hui de perspectives nouvelles, nombreuses, prometteuses, qu’il s’agisse de leur existence sur papier et sur d’autres supports, en France et à l’étranger. Les Cahiers ont 58 ans, ils ont changé dix fois, il est heureux et vital qu’ils changent encore. Qu’ils changent pour rester les Cahiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée critique forgée dans ces pages depuis près de soixante ans, cette idée où l’esthétique est la pierre de touche éthique et politique de tout jugement de goût, jugement sur lequel se fonde une aventure de la pensée, reste selon moi plus nécessaire et plus pertinente que jamais. Il importe que de nouveaux critiques poursuivent, différemment, la même tâche. De nouveaux « écrivains de cinéma », comme nous appelle Desplechin, et ce n’est pas un mince honneur ni une mince exigence. Il est nécessaire et désirable qu’ils réinventent ce que tant de rédactions successives de la revue ont fait, ce que nous avons fait collectivement durant les six ans où j’ai dirigé cette rédaction, avec Emmanuel Burdeau comme rédacteur en chef et avec ceux et celles qui ont constitué la rédaction de la revue. C’est, en signant ce soixante-sixième et dernier éditorial, mon espoir, pour les Cahiers, pour le cinéma, pour ici et maintenant.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4969598725320841410?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4969598725320841410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4969598725320841410' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4969598725320841410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4969598725320841410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/07/frodon-quitte-les-cahiers.html' title='Frodon quitte les Cahiers'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-7917871814416784885</id><published>2009-06-28T14:53:00.008-04:00</published><updated>2009-06-28T15:41:04.272-04:00</updated><title type='text'>Les effets pervers de la robotomie</title><content type='html'>Faire de la critique systématique pour un journal comme &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt; a quelque chose de fastidieux. Qu'est-ce qu'on peut bien faire comme «critique» d'un méga-giga-blockbuster comme &lt;em&gt;Transformers&lt;/em&gt;? On sait exactement à quoi s'attendre de ce genre de film, alors à quoi bon lire ou écrire là-dessus en 4 paragraphes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est probablement ce que se disait Aleksi K. Lepage en écrivant son papier; autant tenter de faire chier les fans des &lt;em&gt;Transformers&lt;/em&gt; que d'essayer d'impressionner l'intelligentzia, de toute manière Michael Bay en a marre de la critique et il ne lit pas en français. Ce qui est étonnant avec les fanatiques de &lt;em&gt;Transformers&lt;/em&gt;, c'est que si généralement ce genre de public ne se formalise pas de ce que peut dire la critique, il en va tout autrement de ce film. Mon collègue Martin, dont &lt;a href="http://www2.canoe.com/divertissement/cinema/critiques/2007/07/04/4313708-ca.html"&gt;la critique du premier &lt;em&gt;Transformers&lt;/em&gt; demeurait pourtant très sobre&lt;/a&gt;, s'était fait «ramasser» par quelques mouchonautes vexés. Cette fois, à ce que je peux en déduire, &lt;a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/critiques/critique-cinema/8683-itransformersi-dommages-collateraux-.html#comments"&gt;les fans ont tellement réagi&lt;/a&gt; (ou alors est-ce l'attaque au capitalisme et au patriotisme?) que &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt; a censuré Lepage. Voyez par vous-mêmes, j'ai récupéré la critique originale sur le cache de Google.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le public de &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt; de donner une cote de 3.9/5...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ORIGINAL&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le réalisateur et producteur Michael Bay est un phénomène intéressant. On est parfaitement en droit de le considérer comme un faiseur plus ou moins doué et bénéficiant de contacts avantageux (Spielberg lui-même, dans ce cas-ci) et de budgets faramineux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut aussi le voir comme un artisan honnête, mais vendu au système de production hollywoodien, aux idéologies capitalistes livrant sans honte ni recul la propagande patriote américaine par le cinéma populaire (l'armée étant dans Transformers glorifiée de façon embarrassante.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le pire des cas, Michael Bay n'est qu'un autre sbire de ce monde d'abrutissement. Au meilleur - considérations politiques gardées - il est un auteur capable de donner à la foule son pain et ses jeux, et capable aussi de ce minimum d'autodérision qui fait de ses films des comédies (Bad Boys, Armageddon, The Island) qui ne sont supportables qu'en les envisageant au troisième degré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce nouveau &lt;a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/en-salle/repertoire-des-films/fiche-cinema/1906-transformers-la-revanche.html"&gt;Transformers&lt;/a&gt; est une farce, inutile de s'attarder sur le scénario d'une niaiserie inouïe. Une farce qui a coûté cher, trop cher. Spielberg aurait dû recourir aux services de son ancien camarade, Joe Dante, qui aurait ajouté à ce film de robots, idiot jusqu'à l'orgasme, un soupçon d'humour noir et de sous-entendu social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joe Dante, élevé à l'école du producteur Roger Corman, aurait pu mieux faire de ce film absurde, cette série B de luxe, avec un budget moins obscène. On dirait une version de Pearl Harbor destinée à la génération Ritalin. Quoique tout le cinéma de Michael Bay relève de l'hyperactivité et du déficit d'attention...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michael Bay s'en sort et s'amuse tout de même, et on sent dans sa «mise en scène» un réel désir de plaire aux consommateurs et, à coups de clins d'oeils, aux amateurs de gros films bourrins et aux fans de la série télévisée originale inspirée de la célèbre gamme de jouets Hasbro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Transformers: Revenge of the Fallen relève encore de l'indécent gaspillage d'argent et de talents (l'extraordinaire John Turturro s'y donne à fond dans un film qui ne mérite pas, sur le plan du jeu, autant d'effort.) Et soyons francs: vous aimez vraiment ce jeune Shia LaBeouf qui, en plus d'avoir un nom ridicule, est aussi charismatique que Keanu Reeves (en moins mignon)?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On en vient à s'ennuyer de l'époque tristement révolue de la série B authentique, c'est-à-dire modique. Le budget de cette joyeuse cochonnerie est évalué à 200 millions de dollars. Ça donne un peu la nausée en ces temps de crise économique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Transformers...&lt;br /&gt;Film d'action de Michael Bay.&lt;br /&gt;Avec Shia LaBeouf, Megan Fox, John Turturro. 1h44&lt;br /&gt;Combat sans merci sur Terre entre les Autobots, les Decepticons et l'armée américaine et quelques quidams perdus dans une guerre absurde.&lt;br /&gt;Amusant, titanesque et traumatisant de niaiserie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/critiques/critique-cinema/8683-itransformersi-dommages-collateraux-.html"&gt;&lt;strong&gt;TRÈS REMANIÉ&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le pire des cas, Michael Bay n'est qu'un autre sbire de ce monde d'abrutissement. Il est un auteur capable de donner à la foule son pain et ses jeux, et capable aussi de ce minimum d'autodérision qui fait de ses films des comédies (Bad Boys, Armageddon, The Island).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce nouveau Transformers est une farce qui a coûté cher, trop cher. Spielberg aurait dû recourir aux services de son ancien camarade, Joe Dante aurait dû ajouter à ce film de robots un soupçon d'humour noir et de sous-entendu social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joe Dante, élevé à l'école du producteur Roger Corman, aurait pu mieux faire de ce film absurde, cette série B de luxe, avec un budget moins obscène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michael Bay s'en sort et s'amuse tout de même, et on sent dans sa «mise en scène» un réel désir de plaire aux consommateurs et, à coups de clins d'oeils aux fans de la série télévisée originale inspirée de la célèbre gamme de jouets Hasbro.Mais Transformers: Revenge of the Fallen relève de l'indécent gaspillage d'argent et de talents (l'extraordinaire John Turturro s'y donne à fond dans un film qui ne mérite pas, sur le plan du jeu, autant d'efforts).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le budget est évalué à 200 millions de dollars. Ça donne un peu la nausée en ces temps de crise économique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Transformers...Film d'action de Michael Bay&lt;br /&gt;Avec Shia LaBeouf, Megan Fox, John Turturro.&lt;br /&gt;Combat sans merci sur Terre entre les Autobots, les Decepticons et l'armée américaine et quelques quidams perdus dans une guerre absurde.&lt;br /&gt;Amusant, titanesque et traumatisant de niaiserie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-7917871814416784885?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/7917871814416784885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=7917871814416784885' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7917871814416784885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7917871814416784885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/06/les-effets-pervers-de-la-robotomie.html' title='Les effets pervers de la robotomie'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4132707269663263499</id><published>2009-06-26T18:06:00.010-04:00</published><updated>2009-06-26T22:33:41.247-04:00</updated><title type='text'>Hollywood-Toronto</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SkVH504rKZI/AAAAAAAAAkc/RuQChk85RnQ/s1600-h/rear_window_hitchcock.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351762790974171538" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 250px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SkVH504rKZI/AAAAAAAAAkc/RuQChk85RnQ/s320/rear_window_hitchcock.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tourner &lt;em&gt;Rear Window&lt;/em&gt; en 1954, Hitchcock avait dû demander à Paramount de défoncer le plancher du studio pour construire le décor de la cour intérieure. Et bien le Mega-Stage #4 de Toronto l’aurait fait saliver (cliquez sur la photo pour distinguer les petits bons hommes au fond).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SkVHl-HfYrI/AAAAAAAAAkU/kw7bMuBbxVI/s1600-h/megastage.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351762449854849714" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 214px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SkVHl-HfYrI/AAAAAAAAAkU/kw7bMuBbxVI/s320/megastage.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SkVOIFfLQeI/AAAAAAAAAk0/Ds805tN-FBc/s1600-h/filmport_megastage_toronto.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 218px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SkVOIFfLQeI/AAAAAAAAAk0/Ds805tN-FBc/s320/filmport_megastage_toronto.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351769633018560994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lisais hier dans &lt;a href="http://www.variety.com/article/VR1118005392.html?categoryid=13&amp;amp;cs=1"&gt;un article du &lt;em&gt;Variety&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; que la compagnie anglaise Pinewood Studios vient d’acquérir, avec un groupe, une série d’installations sur le méga-site de Toronto, le Filmport Studio. J’avais entendu parler de ce projet il y a quelques années, mais je n’avais encore jamais réalisé l’ampleur de l’entreprise. Pinewood Studios devient ainsi propriétaire majoritaire d’un mega-stage de 46 000 pieds carrés, le plus grand en Amérique du Nord (vraiment, je suis impressionné). En Europe, la compagnie possède également le plus grand stage, le 007 Stage, qui fait 59 000 pieds carrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même le TIFF profitera de certaines installations sur le site. Imaginez à quel point Montréal prend du retard. Sommes-nous même encore dans la course?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SkVIjTm7jmI/AAAAAAAAAkk/VYSv4rntV5w/s1600-h/filmport_toronto_facade.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 215px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SkVIjTm7jmI/AAAAAAAAAkk/VYSv4rntV5w/s320/filmport_toronto_facade.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351763503595884130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SkVIpBdCqKI/AAAAAAAAAks/r4rbfZ-HYRA/s1600-h/filmport_toronto.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 226px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SkVIpBdCqKI/AAAAAAAAAks/r4rbfZ-HYRA/s320/filmport_toronto.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351763601801783458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les maquettes réalisées en 2007 par l'architecte Will Alsop de ce qui devrait être le poste d'accueil du site.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4132707269663263499?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4132707269663263499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4132707269663263499' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4132707269663263499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4132707269663263499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/06/hollywood-toronto.html' title='Hollywood-Toronto'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SkVH504rKZI/AAAAAAAAAkc/RuQChk85RnQ/s72-c/rear_window_hitchcock.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-7594166094871670542</id><published>2009-06-11T18:16:00.011-04:00</published><updated>2009-06-11T18:46:36.493-04:00</updated><title type='text'>La volée de Falardeau</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SjGFUhCmlEI/AAAAAAAAAkM/IQpc3EiraxM/s1600-h/duel.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346200820178654274" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 314px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SjGFUhCmlEI/AAAAAAAAAkM/IQpc3EiraxM/s400/duel.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;J'ai beaucoup de respect pour les gens qui n'ont pas la langue dans leur poche, comme Denis Côté. Mais là voyez-vous, un loup plus vieux que Côté sort de l'orée du bois pour mordre à belles dents dans &lt;em&gt;Carcasses&lt;/em&gt;. Il n'a pas la langue dans sa poche lui non plus, et puis ça fait changement des lapements d'un Marc-André Lussier, par exemple. Et bien oui, dans l'article &lt;em&gt;Vengeance&lt;/em&gt;, Pierre Falardeau continue à ouvrir sa grande gueule que plusieurs auraient voulu voir muselée depuis longtemps. C'est un règlement de compte. Portes grinçantes, rues désertes, chaleur intense, silouhette à l'horizon. Attention, ça dégaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#330033;"&gt;Vengeance&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Il y a quelques années, quand on me laissait encore faire des films, Denis Côté se prenait pour un critique de cinéma au journal &lt;em&gt;Ici&lt;/em&gt;. Aujourd’hui, Denis Côté se prend pour un cinéaste et moi je travaille au &lt;em&gt;Ici&lt;/em&gt;. C’est à mon tour d’être du côté du manche. Pour une fois, j’ai le gros bout du bâton et je compte bien en profiter. Ceci n’est pas une critique de film mais bien un règlement de compte. Ça m’amuse beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Comme mon idée était déjà faite, comme mon article était déjà à moitié écrit dans ma tête, je ne voyais pas l’intérêt de visionner le film de Côté. « Carcasses » que ça s’intitule son petit bricolage audio-visuel. J’étais sûr que c’était un très mauvais film. Je pouvais écrire sans crainte de me tromper et de passer au batte en toute connaissance de cause. Mais comme je ramollis en vieillissant, je suis allé voir son film par souci d’honnêteté intellectuelle. Pour un critique, vous me direz que c’est la moindre des choses. Vous avez tort. Quand je faisais des films, je pouvais écrire à l’avance la critique d’un tel ou d’un autre tel.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Dans la salle, dimanche soir au Parallèle, il y avait une dizaine de cinéphiles à tête de cinéphilitiques en phase terminale. Deux égarés venus voir sans doute une vue de monstres cherchaient la machine à pop-corn. La vendeuse de billets faisait des bulles dans son bocal à poissons hi-tech. Et moi je me faisait chier comme un rat mort. J’aurais dû suivre ma première idée et rester chez nous à écouter le bowling à TQS ou les preachers sudistes ou Josélito Michaud à Radio-Cadenas. Comme disait Madame Leriche: « Si c’est ennuyant. » Je pensais voir un très mauvais film, or je me suis trompé royalement. « Carcasses » n’est pas du tout un mauvais film. En fait « Carcasses » c’est rien, absolument rien! Le vide absolu, le néant sans fond, le rien intégral. Mais comment faire une critique quand il n’y a rien?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Denis Côté a trouvé un décor formidable, une cour à scrap et il filme ce décor en long, en large et en travers. C’est tourné en plans fixes et c’est interminable. Des tas de tôle pourrie par en avant, par en arrière, en haut, en bas, sur le côté, partout tout le temps. Un décor et rien d’autre. Les personnages? Inexistants. Il y a bien un espèce de demeuré qui fait de la figuration dans le décor. Et ce demeuré, il travaille comme une bête d’une étoile à l’autre. Il empile des cochonneries en petit tas depuis 40 ans. Pittoresque et pitoyable. Et je ne méprise personne. Il y a aussi deux photographes assez insignifiantes, sans doute étudiantes à « Concordia University » qui paradent pour la galerie. C’est tout. J’oubliais, les quatre trisomiques qui débarquent dans le coin, comme des martiens en voyage de noces. Côté, en metteur en scène pogné dans le ciment, les place dans le cadre comme des objets inanimés. Interdiction de bouger. Interdiction d’ouvrir la bouche. D’ailleurs y a rien à dire. Des carcasses humaines perdues dans une forêt de carcasses. C’est ça le film, un mongol qui met en scène d’autres mongols. Vous pensez sans doute que j’exagère. Je n’exagère jamais.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Au journal &lt;em&gt;Ici&lt;/em&gt;, Côté écrivait comme un pied. Il n’a pas changé. Aujourd’hui il tourne comme un pied. Comme deux pieds même. Deux pieds dans la même bottine. Un cinéaste a parfaitement le droit de tourner une succession de plans fixes, ce que réussissait à merveille Ozu dans le Japon des années cinquante. Mais tout le monde n’est pas Ozu. Et « Carcasses » n’est pas sans rappeler les diaporamas que les bons pères nous faisaient visionner au collège dans les années soixante. Côté se réclame du formalisme pour justifier son incompétence. C’est de bonne guerre. Tout se justifie. Même une suite de diapositives qui se mord la queue à l’infini. Des petits bizounages audio-visuels comme ça j’en ai vu des centaines dans les galeries d’art avant-gardissssses de Toronto, dans les années soixante-dix. Du filmage de nombril postmodernes, j’en ai vu des kilomètres et des kilomètres dans tous les musées « Canadians » d’Ottawa, de Moose Jaw ou de Medecine Hat. Ça m’endormait il y a quarante ans et ça m’endort plus que jamais.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Mais la critique « smatte » elle, elle aime ça. Ça l’émoustille. Elle se pâme. Elle se répand. Elle en mouille de plaisir. Ça l’excite. Pensez donc, le critique des cahiers de cinéma a beaucoup aimé. Un Français c’est pas rien. Un Parisien en plus. Ça doit être un film génial. Il y a là comme du terrorisme intellectuel qui fait qu’il faut aimer ce film absolument si on ne veut pas passer pour un crétin fini. Personne va voir les films de Côté et pourtant il est célèbre. Il fait le tour du monde, invité dans tous les festivals. Une espèce de mafia des zarts zartistiques qui règne en maître sur le cinéma d’auteur a décrété du haut de sa chaise que Denis Côté était un cinéaste incontournable. Le procédé est simple : on prend un navet qui parle de n’importe quoi , tourné par n’importe qui, n’importe comment et on lui accole l’étiquette de film d’auteur. À partir de là tout devient possible. Plus c’est platte, plus le cinéaste est un grand auteur. Plus on s’ennuie, plus l’auteur est un auteur de génie. Plus on s’endort plus l’auteur est un auteur sur qui il faut désormais compter. Moins y a de monde qui comprend plus le film est un chef-d’œuvre. Et tous ces gens là s’extasient dans les cocktails en tétant leurs crevettes congelées et leurs biscuits soda équitables en compagnie de leurs petits protégés. Et ce joyeux ramassis d’heureux élus s’entre-invitent de festival en festival. Voilà comment on impose une certaine vision de l’art.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Je ne comprends rien à la mode, ni à la branchitude, ni au post-modernisme, ni au modernisme tout seul , ni à la transculture, ni à tout ce qui est pédant, prétentieux et pincé. La bourgeoisie aime bien se donner de petits frissons avant-gardistes dans ses musées vides et ennuyants. Ça dérange rien. C’est parfaitement inoffensif.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;En passant la compagnie de production de Denis Côté s’appelle quelque chose comme « Nihilist Productions ». De nihil en latin qui veut dire « rien ». Ya rien là en effet. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="color:#330033;"&gt;Pierre Falardeau&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-7594166094871670542?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/7594166094871670542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=7594166094871670542' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7594166094871670542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7594166094871670542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/06/la-volee-de-falardeau.html' title='La volée de Falardeau'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SjGFUhCmlEI/AAAAAAAAAkM/IQpc3EiraxM/s72-c/duel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-6594137350279757654</id><published>2009-06-09T07:19:00.005-04:00</published><updated>2009-06-09T07:28:31.244-04:00</updated><title type='text'>Téléfilm: à défaut de bon goût, la prudence</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;div&gt;Ou «Le président bafouille (air connu)»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Si5G6xgXvaI/AAAAAAAAAkE/pmBDVXQNmDk/s1600-h/michel_roy.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345287783270825378" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 341px; CURSOR: hand; HEIGHT: 257px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Si5G6xgXvaI/AAAAAAAAAkE/pmBDVXQNmDk/s400/michel_roy.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Michel Roy, homme prudent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le souligne le Gournal ce matin, Téléfilm se retrouvait dans une drôle de position à Cannes en dépensant 500 000$ pour promouvoir les films canadiens... qu'elle n'avait pas supportés. La prudence? C'est par exemple &lt;em&gt;Funkytown&lt;/em&gt;, un film scénarisé par Steve Gallucio (&lt;em&gt;Mambo Italiano&lt;/em&gt;, ya right) et mettant en vedette Patrick Huard. L'action se déroule durant les années disco... 7.5 millions. Ben c'est ça le cinéma prudent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.canoe.com/divertissement/cinema/nouvelles/2009/06/09/9734616-jdm.html"&gt;Téléfilm Canada fait du charme&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-6594137350279757654?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/6594137350279757654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=6594137350279757654' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6594137350279757654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6594137350279757654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/06/telefilm-defaut-de-bon-gout-la-prudence.html' title='Téléfilm: à défaut de bon goût, la prudence'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Si5G6xgXvaI/AAAAAAAAAkE/pmBDVXQNmDk/s72-c/michel_roy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-1435498077797770087</id><published>2009-06-08T20:11:00.016-04:00</published><updated>2009-06-08T21:10:34.520-04:00</updated><title type='text'>Cannes anti-establishment</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Si2zo7BFM8I/AAAAAAAAAj0/EjEstlbmeKA/s1600-h/michel_ciment.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345125848377013186" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 293px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Si2zo7BFM8I/AAAAAAAAAj0/EjEstlbmeKA/s400/michel_ciment.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;J'aime beaucoup la revue &lt;a href="http://www.revue-positif.net/POSITIF/Bienvenue.html"&gt;&lt;em&gt;Positif&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et Michel Ciment. N'est-ce pas le rêve d'être toujours actif à 70 ans et d'écrire avec autant de clairvoyance?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant le prochain numéro qui fera le tour des films du dernier festival de Cannes, Michel Ciment y va d'un éditorial (numéro 580) où il s’interroge «sur cette recherche frénétique du nouveau (qui n’est souvent pas si nouveau que cela) et de la marge qui caractérise notre époque». Éditorial d'autant plus pertinent pour nous, Québécois, qui avons eu droit à une couverture frénétique de la présence québécoise à la Quinzaine, le tout généreusement nappé de Dolan-mania (&lt;a href="http://cinemaparallele.ca/spip.php?article55"&gt;je dois l'expression à Denis Côté&lt;/a&gt;, voir vidéo ci-dessous).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/mkX6iYCtGNM&amp;amp;color1=" width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" color2="0xcfcfcf&amp;amp;hl=" feature="player_embedded&amp;amp;fs=" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ÉDITORIAL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;De l’inconvénient d’être reconnu&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers commentaires de la presse institutionnelle sur la compétition officielle du festival de Cannes n’ont pas manqué, plus encore qu’à l’ordinaire, de regretter la présence de noms connus au détriment des découvertes. « Pour la véritable &lt;em&gt;avventura&lt;/em&gt;, il faudra donc se ruer sur la sélection bis » (&lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt;), « le club des abonnés du festival » (&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;), « la fulgurante impression de déjà vu que suscite la révélation de cette supposée dream team annuelle du cinéma d’auteur mondial […], la liste B fait plutôt davantage envie que la liste A » (&lt;em&gt;Les Inrockuptibles&lt;/em&gt;). Cet éditorial étant rédigé avant même que ne commence la manifestation cannoise, il faudra, bien sûr, comme nous le faisons chaque année, juger dans notre prochain numéro de la pertinence de tel ou tel choix, après avoir vu les films. Mais on peut d’ores et déjà, sous bénéfice d’inventaire, s’interroger sur cette recherche frénétique du nouveau (qui n’est souvent pas si nouveau que cela) et de la marge qui caractérise notre époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette offensive anti-&lt;em&gt;establishment&lt;/em&gt;, outre qu’elle tend à vouloir rehausser, comme par le passé, la Quinzaine des réalisateurs, spécule par ailleurs sur une majorité écrasante de films qui n’ont pas été vus. Est-il bien certain que substituer &lt;em&gt;La Terre de la folie&lt;/em&gt; de Luc Moullet aux &lt;em&gt;Herbes folles&lt;/em&gt; d’Alain Resnais (absent de Cannes depuis vingt-neuf ans), &lt;em&gt;Ne change rien&lt;/em&gt; de Pedro Costa à &lt;em&gt;Étreintes brisées&lt;/em&gt; de Pedro Almodóvar, &lt;em&gt;Le Roi de l’évasion&lt;/em&gt; d’Alain Guiraudie à &lt;em&gt;Vincere&lt;/em&gt; de Marco Bellocchio ou &lt;em&gt;Here&lt;/em&gt; de Ho Tzu-Nyen à &lt;em&gt;Bright Star&lt;/em&gt; de Jane Campion (de retour quinze ans après sa Palme d’or) donnerait à la compétition plus d’éclat ? Ne se rapprocherait-elle pas alors du festival de Locarno qu’Olivier Père (actuel délégué général de la Quinzaine des réalisateurs) s’apprête à diriger l’an prochain ? Quel paradoxe aussi que de féliciter ce dernier d’accueillir en ouverture de sa manifestation &lt;em&gt;Tetro&lt;/em&gt;, le nouveau film de Francis Ford Coppola, un habitué s’il en est de la Croisette, à qui on a refusé l’accès à la compétition officielle, tout comme à Jim Jarmusch, Jacques Rivette et Bruno Dumont, autres noms familiers des annales cannoises ! Décisions courageuses, vu la célébrité des intéressés, même si elles devaient au final s’avérer non fondées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un sondage récent révélait que, pour la majorité des Français, l’égalité était plus importante que la liberté (le résultat eût été certainement inversé aux États-Unis). « Pourquoi pas nous ? » deviendrait un cri de ralliement auquel une certaine critique française ferait écho, pour rejeter toute idée de hiérarchie par un « Pourquoi pas lui ? ». Si tant de grands noms qui ont fait leurs preuves se retrouvent dans un festival majeur, c’est aussi parce qu’on attend avec impatience leur nouvelle production. Or le culte voué aux auteurs soi-disant maudits peut conduire à une injuste remise en cause des quelques rares artistes qui incarnent encore l’ambition dans le cinéma contemporain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un article récent de Jacques Mandelbaum dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; (15 avril 2009), journal de référence, sur la rétrospective consacrée à Luc Moullet par le Centre Pompidou, se présente ainsi comme un condensé du prêt-à-penser. Partant d’une amusante formule de Jean-Luc Godard (« Moullet, c’est Courteline revu et corrigé par Brecht »), l’auteur, qui ne saurait sans doute admettre que l’on soit reconnu très tôt si l’on est un véritable créateur, ajoute : « À ceci près que Courteline et Brecht ont quand même fini par se faire connaître d’un large public. » En vérité, ils ont été reconnus dès leurs débuts, Courteline comme un roi du Boulevard avec &lt;em&gt;Le commissaire est bon enfant&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Messieurs les Ronds-de-cuir&lt;/em&gt;, à la fin du XIXe siècle, et Brecht comme un des phares de la scène berlinoise dès l’âge de 23-24 ans, avec &lt;em&gt;Tambours dans la nuit&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Dans la jungle des villes&lt;/em&gt;, avant d’atteindre une gloire mondiale à 30 ans avec L’Opéra de quat’sous. « Ce n’est pas le cas de Luc Moullet, poursuit Mandelbaum, qui fait son cinéma depuis cinquante ans et dont rien n’indique qu’il aspire à adapter son esprit frondeur et son style décapant à la conquête de la notoriété. » Ainsi Moullet et Straub (version grave du précédent), avec le même public depuis des décennies, sont restés purs et durs, sans souci de la notoriété, à la différence de Courteline et de Brecht. De l’inconvénient d’être reconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Michel Ciment&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Si20BvjGiSI/AAAAAAAAAj8/LhdNkMAtkwc/s1600-h/affiche_cannes_2009.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345126274795211042" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 267px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Si20BvjGiSI/AAAAAAAAAj8/LhdNkMAtkwc/s400/affiche_cannes_2009.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On tourne le dos au présent ou on regarde vers le passé?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;En supplément, on en apprend beaucoup sur Stanley Kubrick, Michel Ciment et &lt;em&gt;Positif,&lt;/em&gt; en trois questions, sur &lt;a href="http://filmmakermagazine.com/webexclusives/2009/01/positif-s-michel-ciment-by-jamie-stuart.php"&gt;Filmmaker&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;POSITIF'S MICHEL CIMENT&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;By Jamie Stuart&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;In connection with the Film Society of Lincoln Center's new series "Mavericks and Outsiders: &lt;em&gt;Positif&lt;/em&gt; Celebrates American Cinema," Jamie Stuart spoke recently with &lt;em&gt;Positif&lt;/em&gt;'s editor, the noted French film critic and author Michel Ciment.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;FILMMAKER:&lt;/strong&gt; I probably know you best from your Kubrick book. What was that like, having the ability to interview him over the years?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;CIMENT:&lt;/strong&gt; Well, it came very naturally. I don't know why. I think he had a piece of mine translated from 1968 - a long essay I did on the work of Kubrick. It was probably the first essay in France to try to show the strands of Kubrick's work and the connections between all the films. People were always skeptical about the unity of his work; he was changing all the time, his style and form and so on. I was on the list of people he would approve to do interviews with on A &lt;em&gt;Clockwork Orange&lt;/em&gt;. He liked what I did. He liked the interview. He liked the conversation. He would call me regularly for information on various things he wanted to know: Distribution in France, exhibition, technical things, people who could help him and so on. And then, I met him regularly - I was not a friend of his, I don't think anybody was really friends with Kubrick - but he was not at all aloof, he was extremely charming. I found him one of the best people to interview, though of course it was a little intimidating because you'd have such a short time. But he was very professional. We'd talk quite a lot on the phone, that's true. And then, I wrote this book in 1980. My wife said Kubrick called, he'd got the book. He called me back at 9 in the evening and said, "I received your book. It is the most beautiful book I have seen on a film director. I would like to order 400 copies, if you could get me a price." There's not much else to say, except of my fascination with Kubrick's work. But it went on quite easily. I think he knew my book on Kazan; he was a great admirer of Kazan. I did a book with Joseph Losey; he knew Losey too, and Losey was a great fan of Kubrick. I think the fact that I was a professor -- I was teaching at the university -- I think he appreciated that. I think he was a little suspicious of the press in general. He'd had bad experiences: Interviews that had been published without his approval, or they'd say things that he didn't really say. So I think the fact that I was a scholar, for him, it made him more respectful. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;FILMMAKER:&lt;/strong&gt; What makes &lt;em&gt;Positif&lt;/em&gt; different from other film magazines?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;CIMENT:&lt;/strong&gt; Well, I think, first of all, it's part of history now. It started in '52, like &lt;em&gt;Cahiers du Cinéma&lt;/em&gt;, in '51 -- two magazines with more than half a century of life. I think it's also a magazine which has established a very strong relationship with directors, because I think they felt that we were not conditioned by ideology or by clannishness, and so on. It's a magazine that is fueled by a love of cinema. We are not poseurs trying to be Maoist or structuralist. We really react with a passion for film. After that, of course, we exercise our intellectual curiosities to analyze the films. But before that, our first reaction is not to wonder how we'll look if we like a certain film: Can we like American films while the Vietnam war is going on? Can we like this film which is telling a story when it is the end of the story in films? As Godard said, "We can't tell stories anymore." We have never been into this thing which makes magazines very popular among intellectual circles, because it's always flattering to say, I am intolerant, or, I believe in this. We have never been -- even if we are accused of eclecticism -- we don't care. What fuels us, again, is this love of cinema, curiosity, openness toward foreign cultures. The magazine was known in the '50s for looking for new directors from Czechoslovakia, Poland, and later, in Brazil. The next issue is about new Belgian cinema. It is open to new forms and styles, and at the same time to study the past -- to make connections between the past and present, commercial cinema and sometimes very peculiar types of cinema. As you can see in these selections ("Mavericks and Outsiders: &lt;em&gt;Positif&lt;/em&gt; Celebrates American Cinema"), we have &lt;em&gt;David Holzman's Diary&lt;/em&gt;. We're difficult to pigeonhole -- it's the freedom of the magazine that makes it difficult to pigeonhole. But I think on the whole, when you look back on 55 years of issues and articles, I think it has an image -- an image due to the fact that several generations of critics live together at &lt;em&gt;Positif&lt;/em&gt;; we don't have one generation which kicks out the previous one. Young people come to &lt;em&gt;Positif&lt;/em&gt; when they have read the magazine for 5 or 10 years, and they decide they want to write for this particular magazine because it has this kind of spirit, this kind of freedom. So, therefore, there is a sort of unity, due to...in spite of the 70 year-old critics and the 25 year-old critics -- they belong to the same culture, though they are different, of course. The young people have their own ideas, a new vision of things, as do the older ones. It creates a rather unique experience.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;FILMMAKER:&lt;/strong&gt; It's impartial.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;CIMENT:&lt;/strong&gt; I don't know. We are pretty partial. We are partial on our own criteria. We are partial to our own individualism. We are not partial because of the trends. It's true that we are, perhaps, unfair with some films while praising other films. But the case of Kubrick is a very interesting case. Truffaut was established immediately as a great director. But, I think he is not as great a director as Kubrick. However, Kubrick was despised and neglected by a lot of critics even in America -- remember Sarris and Pauline Kael, how they reacted to &lt;em&gt;2001&lt;/em&gt;. So &lt;em&gt;Positif&lt;/em&gt; was always a fan of Kubrick, as soon as &lt;em&gt;Paths of Glory&lt;/em&gt; -- which was dismissed by Godard. So Kubrick or John Boorman -- I also wrote a book on Boorman -- they are very much what we try to be as critics: They have not decided to be this type of filmmaker, a filmmaker with a signature that you can immediately recognize. It was much more difficult for Kubrick to be accepted as an artist than for Truffaut or Jacques Demy. Everybody loved Demy immediately -- &lt;em&gt;The Umbrellas of Cherbourg&lt;/em&gt; was immediately hailed. But &lt;em&gt;The Shining&lt;/em&gt; or &lt;em&gt;Full Metal Jacket&lt;/em&gt; or even till the end of his life -- &lt;em&gt;Eyes Wide Shut&lt;/em&gt; was dismissed. So that's what we liked. We liked the freedom that he had. We try to, in our modest way, to behave the same, as critics.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-1435498077797770087?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/1435498077797770087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=1435498077797770087' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1435498077797770087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1435498077797770087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/06/cannes-anti-establishment.html' title='Cannes anti-establishment'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Si2zo7BFM8I/AAAAAAAAAj0/EjEstlbmeKA/s72-c/michel_ciment.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-6769499715103902294</id><published>2009-05-26T19:57:00.006-04:00</published><updated>2009-05-26T20:25:08.088-04:00</updated><title type='text'>Uigeadail, du loch à votre verre</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShyEiIwDDRI/AAAAAAAAAjs/MbmUDXC-Sx4/s1600-h/ardbeg-barrels.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5340288980153994514" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 267px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShyEiIwDDRI/AAAAAAAAAjs/MbmUDXC-Sx4/s400/ardbeg-barrels.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde le sait, le whisky est le nectar des dieux. On les remercie de nous en avoir laissé parmi les quelques moyens qui rendent la vie plus supportable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Chanson à écouter en lisant.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/_yPIC-o1O3k&amp;hl=en&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/_yPIC-o1O3k&amp;hl=en&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les meilleurs pour moi sont tous les whiskies écossais d’Islay : malt, fumée, tourbe, sel, médicament, réglisse, herbe fraîche coupée, cuir et même sherry ; tout est au rendez-vous pour les palais solidement constitués. En ordre d’appréciation : Lagavulin, Ardbeg, Laphroaig, Caol Ila et Bowmore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Lagavulin 12 ans est exceptionnel, meilleur – et même plus cher – que le 16 ans. On comprend pourquoi le prix de la bouteille a augmenté pour dépasser les 100$ au cours des deux dernières années. Mais aujourd’hui, c’est le Ardbeg qui m’intéresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Probablement le plus fumé de tous les whiskies, le Ardbeg est légèrement moins complexe, moins équilibré et moins fruité que le Lagavulin, on se rend toutefois facilement compte que c’est de la même famille robuste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or j’ai remarqué il y a environ deux ans que les demi-dieux d’Islay avaient élaboré un nouvel élixir Ardbeg, le Uigeadail. &lt;a href="http://www.whisky-distilleries.info/Bottles/Ardbeg.shtml#ardbeguigeadail"&gt;Les critiques de mon site favori&lt;/a&gt; étaient unanimes et lui donnaient une meilleure cote encore que le Ardbeg. Évidemment, il ne se trouvait pas et ne se trouve toujours pas en SAQ. J’avais écrit à la SAQ pour m’en plaindre, car comme vous savez, dans notre société post-prohibition nord-américaine, impossible de simplement commander de l’alcool par la poste comme en Europe (et certains États américains). Il faut passer par La Société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernièrement je lisais que Jim Murray l’avait sacré Meilleur Whisky du Monde dans sa &lt;em&gt;Whisky Bible 2009&lt;/em&gt;. J’ai donc réécrit à la SAQ pour leur soumettre de nouveau la suggestion – et me plaindre de notre système restrictif conçu pour les riches. Après une première réponse décevante, voici ce que j’ai reçu et qui fera le bonheur de tous les amateurs québécois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour faire suite à votre suggestion de produit, veuillez noter que nous avons communiqué avec le Service des achats de produits de spécialité pour leur faire mention du produit Ardbeg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre acheteur nous a fait part des informations suivantes :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Ce produit est dans notre mire depuis quelques années déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut comprendre que nous devions attendre que la maison Ardbeg nous accorde une allocation pour le Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne nouvelle, c'est maintenant chose faite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le produit est présentement en processus de commande et son code sera le 11156318. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Son prix oscillera autour de 145,00$ et nous avons pu mettre la main sur une quantité de 100 caisses de 6 bouteilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tout va bien, le produit devrait être commercialisé en octobre ou&lt;br /&gt;novembre prochain. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi de mieux qu'une journée froide et pluvieuse d'automne pour se verser un verre au bord du feu. J'ai déjà hâte à l'hiver...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShyEblta2UI/AAAAAAAAAjk/ysCK6VDmnr4/s1600-h/ardbeg_uigeadail.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5340288867668515138" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 380px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShyEblta2UI/AAAAAAAAAjk/ysCK6VDmnr4/s400/ardbeg_uigeadail.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-6769499715103902294?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/6769499715103902294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=6769499715103902294' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6769499715103902294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6769499715103902294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/05/uigeadail-du-loch-votre-verre.html' title='Uigeadail, du loch à votre verre'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShyEiIwDDRI/AAAAAAAAAjs/MbmUDXC-Sx4/s72-c/ardbeg-barrels.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-1502416152017982365</id><published>2009-05-25T20:04:00.004-04:00</published><updated>2009-05-25T20:07:59.790-04:00</updated><title type='text'>Sacha Baron Cohen ist Brüno</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShsyVF6v3wI/AAAAAAAAAjc/0qHm_x1prew/s1600-h/bruno_aff.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339917121125080834" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 270px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShsyVF6v3wI/AAAAAAAAAjc/0qHm_x1prew/s400/bruno_aff.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShsyPOk0b5I/AAAAAAAAAjU/5DUqACV9W84/s1600-h/bruno_aff.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Ça promet d'être &lt;em&gt;so shocking&lt;/em&gt;. En salle le 10 juillet.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.thebrunomovie.com/bruno-movie/bruno-international-trailer/"&gt;http://www.thebrunomovie.com/bruno-movie/bruno-international-trailer/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-1502416152017982365?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/1502416152017982365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=1502416152017982365' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1502416152017982365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1502416152017982365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/05/sacha-baron-cohen-ist-bruno.html' title='Sacha Baron Cohen ist Brüno'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShsyVF6v3wI/AAAAAAAAAjc/0qHm_x1prew/s72-c/bruno_aff.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-5578140143936519764</id><published>2009-05-24T07:35:00.008-04:00</published><updated>2009-05-24T07:55:49.136-04:00</updated><title type='text'>Ubu Web Film</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShkzanJksxI/AAAAAAAAAjM/1VkCRw01Pyg/s1600-h/keaton_and_beckett.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339355365503185682" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 250px; CURSOR: hand; HEIGHT: 225px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShkzanJksxI/AAAAAAAAAjM/1VkCRw01Pyg/s400/keaton_and_beckett.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ubu.com/film/"&gt;Ubu Web Film&lt;/a&gt; regroupe un certain nombre de courts, moyens et longs métrages à visionner en ligne ou a télécharger gratuitement (avi ou mp4), au choix. Beaucoup de noms me sont inconnus, mais j’y reconnais notamment Anton Corbijn, Jean Epstein, John Cage, Godard et Miéville, Agnès Varda, Chris Marker, Samuel Beckett, Orson Welles, Philippe Garrel et quelques autres. Si le cinéphile en vous aperçoit parmi cette liste une perle rare – film ou réalisateur - à découvrir, qu’il en fasse part dans les commentaires. Ne vous attendez pas à des grands classiques, il s’agit surtout de films plus marginaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite sélection :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les Hautes solitudes&lt;/em&gt; de Philippe Garrel, 1974, 80 min&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://ubu.artmob.ca/video/flash/player-viral.swf" width="400" height="315" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" flashvars="file=http%3A%2F%2Fubu.artmob.ca%2Fvideo%2Fflash%2FGarrel-Philippe_Les-Hautes-Solitudes_1974.flv&amp;amp;plugins=viral-1d"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sonata for Hitler&lt;/em&gt; d'Aleksandr Sokurov, 1979-1989, 10 min&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://ubu.artmob.ca/video/flash/player-viral.swf" width="400" height="315" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" flashvars="file=http%3A%2F%2Fubu.artmob.ca%2Fvideo%2Fflash%2FSokurov-Aleksandr_Sonata-dlya-Gitlera.flv&amp;amp;plugins=viral-1d"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La glace à trois faces&lt;/em&gt; de Jean Epstein, 1927, 40 min 53&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://ubu.artmob.ca/video/flash/player-viral.swf" width="400" height="315" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" flashvars="file=http%3A%2F%2Fubu.artmob.ca%2Fvideo%2Fflash%2FEpstein-Jean_La-glace-a-trois-faces_1927.flv&amp;amp;plugins=viral-1d"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Film&lt;/em&gt;, réalisé par Alan Schneider et écrit par Samuel Beckett, 1965, 24 min&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://ubu.artmob.ca/video/flash/player-viral.swf" width="400" height="315" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" flashvars="file=http%3A%2F%2Fubu.artmob.ca%2Fvideo%2Fflash%2FBeckett-Samuel-And-Scheider-Alain_Film_1965.flv&amp;amp;plugins=viral-1d"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux que ça intéresse, &lt;em&gt;Film&lt;/em&gt;, réalisé par Alan Schneider et écrit par Samuel Beckett, faisait l’objet d’une assez longue analyse de Deleuze dans &lt;a href="http://www.univ-paris8.fr/deleuze/article.php3?id_article=247"&gt;un de ses cours&lt;/a&gt; pour passer de l’image-mouvement à l’image-temps. Il reprenait le film comme exemple dans le livre &lt;em&gt;Image-Mouvement&lt;/em&gt;, pages 97-100, mais en beaucoup plus succinct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-5578140143936519764?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/5578140143936519764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=5578140143936519764' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5578140143936519764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5578140143936519764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/05/ubu-web-film.html' title='Ubu Web Film'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShkzanJksxI/AAAAAAAAAjM/1VkCRw01Pyg/s72-c/keaton_and_beckett.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-3231923187190591214</id><published>2009-05-23T11:12:00.007-04:00</published><updated>2009-05-23T20:47:17.010-04:00</updated><title type='text'>Ciné-Guide perpétuel: la belle époque de la censure</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShgTZ4pvTjI/AAAAAAAAAjE/MomwThV_yb0/s1600-h/Bete_Humaine.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339038693672832562" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 225px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShgTZ4pvTjI/AAAAAAAAAjE/MomwThV_yb0/s400/Bete_Humaine.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Hier, je suis tombé sur un vieux livre en librairie, une source première assez fascinante selon moi, le «Ciné-Guide perpétuel : une compilation de plus de 10 000 films, par ordre alphabétique, avec indication de leur valeur morale», de l’Abbé Eustache Brault. Ce guide a été imprimé en 1942, en pleine guerre, et contient les appendices jusqu’en 1948. Imprimé aux éditions Fides sur la rue Saint-Denis, à Montréal, il est bel et bien québécois. S’en étonnera-t-on. Avec le recul, il est quand même incroyable de penser qu’une œuvre était souvent jugée d’abord et avant tout par sa cote morale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une petite mise en perspective de la censure au Québec, on en revient presque toujours à Yves Lever qui traite de ce sujet depuis belle lurette. (Tiré de &lt;a href="http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Cinema_quebecois"&gt;http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Cinema_quebecois&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«En décembre 1912, il [le gouvernement] se donne un bureau de censure auquel tout film devra être soumis, à compter du 1er mai 1913, et qui a tout loisir d'interdire ou de «charcuter» toute pellicule jugée dangereuse.Malgré ce «règne des ciseaux», le cinéma n'en suscite pas moins une lutte virulente de la part de l'Église catholique du début du siècle jusqu'à la Seconde Guerre. Deux grands motifs commandent cette opposition: 1) le cinéma est «corrupteur» parce, «école du soir tenue par le diable», il pervertit la jeunesse en lui donnant des leçons d'immoralité et un «panthéon d'idoles frelatées», il lui enlève le goût de l'école, il lui fournit, avec l'obscurité des salles, bien des «occasions de péchés», etc. 2) comme les salles ne diffusent que du cinéma américain, il devient aussi «dénationalisateur» parce qu'avec lui «notre race» s'acculture aux modes de vie et de pensée d'outre-frontière. Officiellement, l'Eglise défend la foi et la langue, lesquelles sont à l'époque intimement liées, mais dans un second regard, il faut y voir surtout une opposition à un objet culturel puissant et largement diffusé, en train de menacer son autorité sur l'imaginaire collectif et sur les consciences.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc dans ce contexte, et j’ajouterais même ce climat, qu’on publie le Ciné-guide. Le guide n’est qu’une longue liste de films agrémentée de quelques commentaires en anglais sur certains films vraiment inacceptables. C’est l’introduction qui nous en apprend le plus sur la censure, la voici en version intégrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;INTRODUCTION AU CINÉ-GUIDE PERPÉTUEL&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#663366;"&gt;Ce catalogue est divisé en deux parties : une partie anglaise et une partie française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie anglaise comprend TOUS les films qui ont été censurés par la Légion catholique de Décence de New-York depuis ses tout premiers débuts à Chicago en 1934 jusqu’aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie française contient TOUS les films français de long métrage, américains et un certain nombre de productions étrangères qui ont été censurés par la Centrale catholique du film de Paris à partir de ses débuts en 1936 jusqu’à la chûte de la France, en juin 1940.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous donnons d’abord le titre du film. Si le même film a été annoncé sous différents titres, nous les donnons en les faisant précéder des deux lettres : cf. Ensuite, chaque fois que ce fut possible, nous avons ajouté le genre de film. Exemple : com. Pour comédie, dr. mus. pour drame musical, pol., pour policier ; avent. pour aventure, etc. Ch. indique la référence à Choisir, revue française et catholique de la radio et du Cinéma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite vient le nom de la compagnie qui a produit le film, puis l’année où le film a été censuré, enfin le chiffre qui en indique la valeur morale : I, II, III, IV.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cote I :&lt;br /&gt;Veut dire un film qui, en général, peut être vu sans danger par tous. Cependant, la cote I ne veut pas dire que le film serait toujours convenable pour une salle paroissiale. En fait, bon nombre de I ne conviennent pas du tout pour nos salles paroissiales. Il faut y aller avec une extrême prudence, car la Légion de Décence a surtout donné les cotes en vue du Cinéma ouvert au grand public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cote II :&lt;br /&gt;Veut dire un film qui ne convient qu’aux adultes sérieusement formés. Elle veut aussi dire que le film n’offre de l’intérêt que pour une personne adulte à cause de son caractère plus sérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cote III :&lt;br /&gt;Veut dire un film condamné en partie. Même un adulte devrait l’éviter. Il n’est pas sans danger parce qu’il contient des épisodes ou une thèse générale que la saine morale ne peut accepter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemple :&lt;br /&gt;La justification du divorce ou de l’amour libre.&lt;br /&gt;De longues scènes de débauche.&lt;br /&gt;La justification du crime, on le laisse impuni.&lt;br /&gt;Des dialogues et des scènes suggestives, des descriptions trop réalistes du vice ou du crime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cote IV :&lt;br /&gt;Veut dire un film totalement condamné.&lt;br /&gt;Parce qu’il contient un drame crapuleux et passionné ; ou bien une tentative pour justifier le suicide, le meurtre, le divorce ou le crime.&lt;br /&gt;Ou encore :&lt;br /&gt;Parce qu’il contient des situations scabreuses et immorales.&lt;br /&gt;Parce qu’il cherche à ridiculiser la religion ou ses ministres.&lt;br /&gt;Parce qu’il se passe dans une atmosphère de bassesse.&lt;br /&gt;Parce qu’il approuve la liberté des mœurs.&lt;br /&gt;Parce qu’il est malsain dans son ensemble ou dangereux à cause de la fausseté de sa thèse.&lt;br /&gt;Parce qu’il est anti-religieux ou parce qu’il enseigne le vice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;QU’EST-CE QUE LA LÉGION DE DÉCENCE DE NEW-YORK ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une organisation fondée en avril 1934 par l’Épiscopat des Etats-Unis. Elle a été mise sur pied à la suggestion de Délégué apostolique des Etats-Unis, Mgr Am. G. Cicognani.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est placée sous la surveillance immédiate de Son Excellence l’Archevêque de New-York. Le secrétaire général de la Légion est un prêtre uniquement nommé pour cela. Le bureau de censure est composé d’une centaine de censeurs laïques, tant à Hollywood qu’à New-York.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que est son but ? D’abord influencer les Compagnies productrices afin qu’elles prennent conscience de leurs responsabilités, puis classifier les films selon leur valeur morale ; grouper toutes les personnes de bonne volonté, catholiques, protestants et autres qui, se rendant compte de la redoutable puissance du film pour le bien comme pour le mal, veulent collaborer à son épuration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, guider les cinéphiles dans le choix des films.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Si John Ford s’en sort haut la main, il n’en est pas de même de Jean Renoir et même de Hitchcock qui semble abonné à la cote II.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Human beast&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;La bête humaine&lt;/em&gt;, Renoir) – Paris Film – Hakim – Juno Film – 1939 – IV.&lt;br /&gt;Morbid and base theme of determinism; plot contains as elements – murders, sadism seduction, suicide solution, immoral relationships.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Underground&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Les bas-fonds&lt;/em&gt;, Renoir, 1936) – Warner – III.&lt;br /&gt;Tendency to present the suicide as justifiable; excessive brutality and gruesomeness.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Grande illusion&lt;/em&gt; – II – CH. 20-6-37&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Règle du jeu&lt;/em&gt;. – N.E.F. – III- Ch. 23-7-39&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hitchcock: &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;The Man Who Knew Too Much&lt;/em&gt; III, &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sabotage&lt;/em&gt; I, &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Young and Innocent&lt;/em&gt; II,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lady Vanishes&lt;/em&gt; II, &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Rebecca&lt;/em&gt; II, &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Notorious&lt;/em&gt; II, &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Spellbound&lt;/em&gt; – Selznick International – United Artists – II – 11-45.&lt;br /&gt;Observation. –The story accepts a Freudian theory of psychoanalysis which is utilized as an important element in plot development and treatment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une évidence: &lt;em&gt;The Outlaw&lt;/em&gt; de Howard Hughes, IV, Objection: The film presents glorification of crime and immoral action. The film throughout very considerable portion of its length is indecent in costuming.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moins connu: &lt;em&gt;Thunder Rock&lt;/em&gt; de Roy Boulting – Charter Film Product. – English Films – III – 10-44.&lt;br /&gt;Obj. – The sympathetic delineation of one of the characters and her identification as an apostle of social progress lend authority and acceptability to her indictment of a large family.&lt;br /&gt;Observation.- A minister of religion is depicted as opposed to scientific progress. In the film’s presentation of its message of courage and optimism there are traces of deism and naturalism whereby the impressions are gathered that God is a being far from this struggling world and that man by himself can make the better world of the future.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une découverte? Un film canadien d’un réalisateur qui a travaillé sur le fameux film &lt;em&gt;Un homme et son péché&lt;/em&gt; (1949) de Paul Gury. &lt;em&gt;Sins of the Fathers&lt;/em&gt; de Richard J. Jarvis est complètement condamné par la Légion.&lt;br /&gt;Obj. – This film deals with a subject most objectionable for presentation in entertainment motion picture theaters. Moreover, the treatment of the subject as presented in the film is most objectionable for entertainment motion picture audiences. It ignores essential and supernatural values associated with problems of this nature. Suggestive scenes and dialogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis Bergman commençait à peine comme scénariste mais il avait déjà l’Église à dos avec &lt;em&gt;Torment&lt;/em&gt; (distribué 4 ans plus tard en 1948)&lt;br /&gt;IV. Obj. – This film treats a subject unfit for general entertainment motion picture audiences. Moreover, it contains suggestive sequences, condones and justifies immoral actions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-3231923187190591214?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/3231923187190591214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=3231923187190591214' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3231923187190591214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3231923187190591214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/05/cine-guide-perpetuel-la-belle-epoque-de.html' title='Ciné-Guide perpétuel: la belle époque de la censure'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShgTZ4pvTjI/AAAAAAAAAjE/MomwThV_yb0/s72-c/Bete_Humaine.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-3439619433784134024</id><published>2009-05-21T08:44:00.004-04:00</published><updated>2009-05-21T08:49:13.312-04:00</updated><title type='text'>Denis C. à Cannes: entre superficiel et nécessaire</title><content type='html'>Et puis tenez, le JdeQ a rencontré Denis Côté à Cannes. Il nous parle de son film pointu, de son excitation et de son prochain film. Moi je dis qu'on sent une jalousie contenue par rapport aux deux autres films québécois. Il essaie d'assumer ses choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.canoe.com/divertissement/cinema/nouvelles/2009/05/21/9523161-jdq.html"&gt;Une proposition pointue&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-3439619433784134024?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/3439619433784134024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=3439619433784134024' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3439619433784134024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3439619433784134024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/05/denis-c-cannes-entre-superficiel-et.html' title='Denis C. à Cannes: entre superficiel et nécessaire'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4001066251893523192</id><published>2009-05-21T08:24:00.003-04:00</published><updated>2009-05-21T08:29:42.918-04:00</updated><title type='text'>«J'ai tué ma mère» a été acheté par une vingtaine de pays</title><content type='html'>Xavier Dolan vit un véritable rêve. Il me semble qu'on assiste à quelque chose d'historique dans le cinéma québécois. Quel aussi jeune cinéaste a suscité autant d'engouement pour un premier film?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«PC- Au moins 20 pays ont acheté les droits de diffusion du film &lt;em&gt;J'ai tué ma mère&lt;/em&gt; du Québécois Xavier Dolan, qui a reçu un accueil chaleureux à la Quinzaine des réalisateurs en marge du Festival de Cannes il y a quelques jours, rapporte Le &lt;em&gt;Journal de Montréal&lt;/em&gt;, jeudi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce chiffre, ajoute le journal, est appelé à grimper puisque les contacts se multiplient sur la Croisette. Quelques autres pays, dont les États-Unis, seraient en négociation avec Rézo, le distributeur français du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France a déjà acquis les droits et le film doit y prendre l'affiche le 15 juillet. La Suisse fait également partie des pays ayant déjà acheté les droits de diffusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J'ai tué ma mère&lt;/em&gt; sortira à Montréal le 5 juin et à Québec le 12 juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Xavier Dolan demeurera à Cannes jusqu'à la fin du festival, ce weekend, compte tenu que son film est éligible pour la Caméra d'or qui sera remise au meilleur premier film d'un réalisateur.»&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4001066251893523192?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4001066251893523192/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4001066251893523192' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4001066251893523192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4001066251893523192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/05/jai-tue-ma-mere-ete-achete-par-une.html' title='«J&apos;ai tué ma mère» a été acheté par une vingtaine de pays'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-3674093087773820408</id><published>2009-05-19T09:56:00.002-04:00</published><updated>2009-05-19T09:56:01.097-04:00</updated><title type='text'>Cinéma turc à l'honneur</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShH4ZDl7lyI/AAAAAAAAAi8/RNxe5ed77l0/s1600-h/festival_turc.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337320142755567394" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 381px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShH4ZDl7lyI/AAAAAAAAAi8/RNxe5ed77l0/s400/festival_turc.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Roland Smith ne lâche pas et nous propose dès le 22 mai la &lt;a href="http://www.cinemaduparc.com/prochainement.php?id=turc"&gt;1ère semaine du film turc de Montréal&lt;/a&gt;. 7 jours, 7 films, un film par jour et tous en 35mm, svp. Et ces films ont vraiment l’air bien. Évidemment, &lt;em&gt;Nuages de mai&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Distant&lt;/em&gt; de Nuri Bilge Ceylan (son &lt;em&gt;Three Monkeys&lt;/em&gt; y sera également à l’affiche dès le 22 mai, en numérique), mais aussi d’autres films qui ont remporté des prix à Ankara, Istanbul, Antalya et ailleurs. Pour le premier film à l’affiche, &lt;em&gt;Les Voitures révolutionnaires&lt;/em&gt;, ils ont même réussi à convaincre le réalisateur Tolga Örnek de venir à la représentation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant de Roland Smith, Marcel Jean a fait un portrait du cinéphile dans le dernier numéro de &lt;em&gt;24 Images&lt;/em&gt; (très bien d’ailleurs, ils soulignent leur 30e).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Roland Smith :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShH4PHzNiwI/AAAAAAAAAi0/0htVJi37WLU/s1600-h/roland_smith.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337319972086319874" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 190px; CURSOR: hand; HEIGHT: 170px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShH4PHzNiwI/AAAAAAAAAi0/0htVJi37WLU/s400/roland_smith.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Combien de générations de cinéphiles doivent à Roland Smith une partie de leur éducation cinématographique ? Plusieurs, à n’en pas douter. C’est que depuis la décennie 1960, l’homme a géré, à un moment ou à un autre, un nombre impressionnant de salles de répertoire. D’abord le Verdi, boulevard Saint-Laurent, puis l’Outremont, le Cartier (à Québec), le 2001, le Festival, le Lumière, l’Autre Cinéma, le Laurier et, maintenant, le Cinéma du Parc. Passionné, infatigable, boulimique, nerveux, Roland Smith a connu une véritable période de grâce avec l’Outremont, de 1971 à 1987, alors qu’il a fait connaître &lt;em&gt;L’homme de marbre&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Le chef d’orchestre&lt;/em&gt; de Wajda, qu’il a défendu un Arthur Penn presque en disgrâce (à l’époque de &lt;em&gt;Four Friends&lt;/em&gt;), qu’il a ressorti en grande pompe &lt;em&gt;La règle du jeu&lt;/em&gt; de Renoir et &lt;em&gt;Queen Kelly&lt;/em&gt; de Stroheim. Au milieu des années 1980, avant même que La boîte noire apparaisse, il tenait un club vidéo dans un espace adjacent à l’Outremont. C’est là qu’on se précipitait pour louer &lt;em&gt;Berlin Alexanderplatz&lt;/em&gt;, majestueuse série de Fassbinder. Alors que la masse des amoureux du cinéma restait sur ses gardes, lui accueillait déjà la vidéo avec curiosité. C’est ainsi qu’il a par la suite œuvré dans ce domaine, gérant notamment le SuperClub Vidéotron de l’avenue du Mont-Royal en bonifiant l’inventaire du commerce de sa collection personnelle de vidéocassettes (quelques milliers de titres). Aussi distributeur (&lt;em&gt;Rois et reines&lt;/em&gt; de Desplechin) et éditeur DVD (il a sorti &lt;em&gt;Les états nordiques&lt;/em&gt; de Denis Côté), Roland Smith est un activiste du cinéma.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-3674093087773820408?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/3674093087773820408/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=3674093087773820408' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3674093087773820408'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3674093087773820408'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/05/cinema-turc-lhonneur.html' title='Cinéma turc à l&apos;honneur'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShH4ZDl7lyI/AAAAAAAAAi8/RNxe5ed77l0/s72-c/festival_turc.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-3978115733317023579</id><published>2009-05-18T17:13:00.016-04:00</published><updated>2009-05-18T17:37:58.661-04:00</updated><title type='text'>Impressions sur la Quinzaine</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShHRsOIURoI/AAAAAAAAAis/ONgGhITp24Y/s1600-h/le_regne_du_jour_pierre_perrault.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337277591048177282" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 258px; TEXT-ALIGN: center" alt="Alexis Martin et Pierre Perrault lors du tournage du Règne du jour" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShHRsOIURoI/AAAAAAAAAis/ONgGhITp24Y/s320/le_regne_du_jour_pierre_perrault.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Pas grand chose à redire sur le festival sinon que la sélection de films correspond à mes goûts avec sa liste d’habitués. J’ai même hâte au Johnnie To avec l’autre Jheunny, n’en déplaise à Cassivi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien content que les jeunes cinéastes québécois soient présents à la Quinzaine des réalisateurs, ça ne peut que les aider et ça indique en même temps que notre cinéma est toujours bien vivant. Pour l’instant, ce sont surtout (et même probablement exclusivement) nos médias qui se sont excités au sujet des trois films sélectionnés, les &lt;em&gt;Polytechnique&lt;/em&gt; de Denis Villeneuve, &lt;em&gt;J’ai tué ma mère&lt;/em&gt; de Xavier Dolan et &lt;em&gt;Carcasses&lt;/em&gt; de Denis Côté. J’attends toujours de voir les entrevues et les critiques dans les revues et les journaux français. Si vous en voyez, faites-moi signe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian Verbert, commissaire européen de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC), fait partie de ces enthousiastes, comme on pouvait s’en rendre compte vendredi dernier dans un &lt;a href="http://www.canoe.com/divertissement/cinema/nouvelles/2009/05/15/9467771-jdq.html"&gt;article du JdeQ&lt;/a&gt; - qui couvre le festival, aussi incroyable que cela puisse paraître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le commissaire disait notamment ceci : «La popularité du cinéma québécois en France va sans cesse en grandissant. Et la cerise sur le gâteau, c'est quand on voit que sur les vingt-cinq films sélectionnés à la Quinzaine des réalisateurs, il y en a trois du Québec. Quand on sait qu'il se produit entre quinze et vingt-cinq longs métrages par année au Québec, c'est extraordinaire.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai qu’un représentant du domaine culturel, public comme privé, se doit d’être positif en tout temps - tel un économiste qui jure que tout va pour le mieux à la veille d’une récession majeure - mais rien ne nous oblige à les écouter passivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il est vrai que ce soit un fait assez rare dans l’histoire de la Quinzaine, que dire de la popularité du cinéma québécois qui va sans cesse en grandissant en France? Vraiment?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’enfonce dans l’infondé en rajoutant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«Il y a une époque où on avait les Gilles Carle, Carole Laure, Lewis Furey et Jean-Claude Lauzon qui venaient. Les Français les admiraient, mais avec un côté péjoratif, folklorique. C'étaient les petits cousins. Aujourd'hui, ils aiment les Québécois parce qu'ils proposent un cinéma mélangeant les côtés américain et européen. Ça, ils ne sont pas capables de le faire.» &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;C’est quand même amusant cette opposition. Dans les années soixante, les Français ont RÉELLEMENT louangé le cinéma de Pierre Perrault, oui c’était folklorique, mais pas du tout péjoratif. Et ce côté folklorique attire toujours le public français, Verbert en donne lui-même la preuve : «L'an dernier, sur les Champs-Élysées, le film d'ouverture était &lt;em&gt;Ce qu'il faut pour vivre&lt;/em&gt;, de Bernard Pilon (sic! J’espère que l’erreur vient du journaliste, sinon ça prouve à quel point tout ce &lt;em&gt;hype&lt;/em&gt; est bidon). Il y avait tellement de gens qu'il a fallu ouvrir une deuxième salle. Encore là, on a dû en refuser une soixantaine.» &lt;em&gt;Ce qu’il faut pour vivre&lt;/em&gt; n’a rien de folklorique? Dans les années cinquante, un Inuit déraciné qui se retrouve chez les Blancs… «L’Indien en Amérique qui perd ses repères», c’est le cliché par excellence toujours véhiculé en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui a trait au «côté péjoratif» de l’admiration, vraiment, peut-on croire qu’il n’y a pas autant de Français qui nous prennent pour les petits cousins que dans les années 70 ou 80… Farfelu cette idée de progrès fulgurant, presque de cassure. Et sur cette idée que nos cinéastes mélangent à merveille côté américain et européen, à quels films fait-il référence? (&lt;em&gt;Le Piège américain, Grande Ourse, De père en flic&lt;/em&gt;?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je déplore le plus, ce sont tous les efforts que nous effectuons à l’étranger pour faire connaître notre cinéma. On peut se péter les bretelles parce que le film &lt;em&gt;Carcasses&lt;/em&gt; de Denis Côté est à la Quinzaine, mais comme il le souligne lui-même, son film n’est que dans deux salles au Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Observez un peu la méthode.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«Et puis, enchaîne-t-il [Verbert], quand la ministre de la Culture vient ici et rencontre des ministres de la Culture de l'Allemagne, de l'Angleterre, ça donne un levier essentiel pour vendre notre cinéma par la suite. Personnellement, ça m'ouvre des portes. Quand le gouvernement du Québec annonce une augmentation des crédits d'impôts pour la culture, je fais toujours un communiqué que j'expédie aux médias français. En une semaine, il y a toujours quatre ou cinq producteurs européens qui m'appellent pour manifester leur intérêt à coproduire un projet.» &lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout cela sans compter l'organisation depuis 12 ans, sur les Champs-Élysées, du festival Cinéma du Québec, où sont projetés des dizaines de films québécois. Le festival, qui se tient habituellement à la fin de novembre, a aussi lieu à Liège, à Lyon et, depuis 2008, à Cannes. (JdeQ)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;«C'est certainement l'une des raisons qui expliquent que nous ayons autant de films à Cannes cette année. Des programmateurs de films internationaux viennent nous voir et il s'y fait un immense travail de réseautage», note Isabelle Melançon, directrice des communications à la SODEC.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Ouf, si c’est comme ça qu’on voit la «vie» culturelle, en invitant des ministres et des gens de l’«industrie» à des petites projections, on s’applaudit, on envoie un chèque…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai dressé pour vous la liste des longs métrages canadiens qui sont passés par la Quinzaine de 1969 à 1989. On se retrouve après la liste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Quinzaine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1969&lt;/strong&gt; (68 longs)&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Christopher’s Movie Matinee&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1969&lt;br /&gt;RANSEN Mort&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;De mère en fille&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1969&lt;br /&gt;POIRIER Anne-Claire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entre La Mer Et L’eau Douce&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1969&lt;br /&gt;BRAULT Michel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jusqu’au Cœur&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1969&lt;br /&gt;LEFEBVRE Jean-Pierre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Kid Sentiment&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1969&lt;br /&gt;GODBOUT Jacques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le Viol D’une Jeune Fille Douce&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1969&lt;br /&gt;CARLE Gilles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1970&lt;/strong&gt; (54 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A Married Couple&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1970 - 97' (1970)&lt;br /&gt;KING Allan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entre Tu Et Vous &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1970 - 65'&lt;br /&gt;BRAULT Michel&lt;br /&gt;GROULX Gilles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La Chambre Blanche &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1970 - 90' (1969)&lt;br /&gt;LEFEBVRE Jean-Pierre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mon Amie Pierrette &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1970 - 70' (1968)&lt;br /&gt;LEFEBVRE Jean-Pierre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Q-Bec My Love &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1970 - 80' (1969)&lt;br /&gt;LEFEBVRE Jean-Pierre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Reason Over Passion &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(La raison avant la passion)&lt;br /&gt;Quinzaine 1970 - 70' (1968)&lt;br /&gt;WIELAND Joyce&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1971&lt;/strong&gt; (54 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Faut Aller Parmi Le Monde Pour L’savoir &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1971 - 88'&lt;br /&gt;DANSEREAU Fernand&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Goin' Down The Road &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1971 - 89' (1969)&lt;br /&gt;SHEBIB Donald&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L'acadie, L'acadie&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1971 - 117' (1971)&lt;br /&gt;PERRAULT Pierre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les Maudits Sauvages&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1971 - 116'&lt;br /&gt;LEFEBVRE Jean-Pierre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1972&lt;/strong&gt; (35 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Smattes&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1972 - 92' (1971)&lt;br /&gt;LABRECQUE Jean-Claude&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1973&lt;/strong&gt; (26 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Réjeanne Padovani&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Quinzaine 1973 - 90' (1972)&lt;br /&gt;ARCAND Denys&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Wedding In White&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1973 - 103'&lt;br /&gt;FRUET Bill&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1974&lt;/strong&gt; (28 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les Dernières Fiançailles&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1974&lt;br /&gt;LEFEBVRE Jean-Pierre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sweet Movie&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1974, Canada-France&lt;br /&gt;MAKAVEJEV Dusan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1975&lt;/strong&gt; (22 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les Vautours&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1975&lt;br /&gt;LABRECQUE Jean-Claude&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1976&lt;/strong&gt; (21 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L'eau Chaude, L’eau Frette&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1976&lt;br /&gt;FORCIER André&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La Tete De Normande Saint-Onge&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1976&lt;br /&gt;CARLE Gilles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1977&lt;/strong&gt; (21 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Why Shoot The Teacher?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(Pitié Pour Le Prof)&lt;br /&gt;Quinzaine 1977&lt;br /&gt;NARIZZANO Silvio&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1978&lt;/strong&gt; (21 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;rien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1979&lt;/strong&gt; (16 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Avoir 16 Ans&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1979&lt;br /&gt;LEFEBVRE Jean-Pierre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1980&lt;/strong&gt; (15 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L'homme A Tout Faire&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1980&lt;br /&gt;LANCTOT Micheline&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1981&lt;/strong&gt; (36 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Alligator Shoes&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Quinzaine 1981&lt;br /&gt;BORRIS Clay&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les Plouffe&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1981&lt;br /&gt;CARLE Gilles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1982&lt;/strong&gt; (20 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les Fleurs Sauvages&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1982&lt;br /&gt;LEFEBVRE Jean-Pierre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1983&lt;/strong&gt; (19 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Rien Qu’un Jeu&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1983&lt;br /&gt;SAURIOL Brigitte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1984&lt;/strong&gt; (19 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les Années De Rêves&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quinzaine 1984&lt;br /&gt;LABRECQUE Jean-Claude&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1985&lt;/strong&gt; (18 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Gazl El Banat&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;(Une Vie Supendue)&lt;br /&gt;Quinzaine 1985&lt;br /&gt;Liban, France, - 1h40 (1985)&lt;br /&gt;SAAB Jocelyne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1986&lt;/strong&gt; (18 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Dancing in the Dark&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(Danse à contre-jour)&lt;br /&gt;Quinzaine 1986 - 1h38 (1986)&lt;br /&gt;MARR Leon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1987&lt;/strong&gt; (20 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;I’ve Heard The Mermaids Singing&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(Le Chant des sirènes)&lt;br /&gt;Quinzaine 1987 - 1h24 (1987)&lt;br /&gt;ROZEMA Patricia&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un Zoo, la nuit&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Quinzaine 1987 - 1h56 (1987)&lt;br /&gt;LAUZON Jean-Claude&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1988&lt;/strong&gt; (18 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La Ligne de Chaleur&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Quinzaine 1988 - 1h30 (1987)&lt;br /&gt;ROSE Hubert-Yves&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1989&lt;/strong&gt; (15 longs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Speaking Parts&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(Les Figurants)&lt;br /&gt;Quinzaine 1989 - 1h32 (1989)&lt;br /&gt;EGOYAN Atom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En regardant cette liste, on se rend tout de suite compte que le cinéma québécois était très présent DÈS LE DÉBUT. Comptez-vous bien comme moi 6 films québécois (oui Mort Ransen est québécois) ? Pour un peu plus, Christian Verbert parlerait d’une nouvelle ère parce que 3 films sur 15 ou 25 longs métrages sont à la Quinzaine, or combien de longs métrages s’était-il tourné en 1968 au Québec ? C’était tout aussi extraordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quoi ou à qui était dû ce succès ? À des petites séances organisées en France pour des ministres ? Pourquoi pas. Mais peut-être aussi parce que dès 1960 on s’est intéressé au cinéma ICI (à Montréal) au point de tenir un festival qui ouvrirait un volet compétitif canadien dès 1963. De 1963 à 1967, on fera des pieds et des mains pour inviter des gens du milieu (y compris des critiques) de partout dans le monde qui pourraient découvrir, entre autres, le cinéma canadien. Parmi les noms qui reviennent on retrouve Pierre Perreault, Gilles Groulx, Arthur Lamothe, Michel Brault, Norman McLaren, Jacques Godbout, Jean Pierre Lefebvre, Claude Jutra et Gilles Carle. En 1965, Perreault a droit à un entretien dans les &lt;em&gt;Cahiers&lt;/em&gt;, Lefebvre en 1967 et cinq cinéastes sont interviewés en 1966, comme par hasard il s’agit de Brault, Groulx, Jutra, Lamothe et Lefebvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1967, Premier Plan consacre un numéro au «Jeune cinéma canadien» qui donne la part belle à Michel Brault, Gilles Carle, Gilles Groulx, Claude Jutra, Wolf Koenig, Arthur Lamothe, Jean-Pierre Lefebvre et Norman McLaren. Le petit lexique des 30 réalisateurs canadiens comprend Denys Arcand, Fernand Dansereau, Jacques Godbout, Larry Kent, Allan King, Jean-Claude Labrecque et Pierre Perrault.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’apparaît évident que le «réseautage» s’était fait en grande partie autour de ce festival et qu’en moins d’une décennie, le jeune cinéma canadien s’était fait connaître en France, suffisamment pour que Brault, Lefebvre, Perrault, Godbout, Carle, Groulx, Dansereau, Arcand et Labrecque se retrouvent tous à Cannes dans les années qui suivirent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La leçon n’est pas compliquée à tirer : la vraie vie culturelle, elle est ici, au Québec, et pour l’instant ce n’est pas rose. Nous avons mille événements autour du cinéma, mais aucun qui puisse attirer les regards d’ici et d’ailleurs, en même temps, avec force et crédibilité. Nos cinéastes québécois préfèrent même une première à Toronto plutôt qu’au FFM. C’est tout dire. Il serait peut-être temps d’arrêter d’essayer de vendre à tout prix nos films à l’étranger et de commencer par créer l’engouement à partir d’ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les films québécois en sélection officielle&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1963: &lt;i&gt;Pour la suite du monde&lt;/i&gt; (Michel Brault et Pierre Perreault)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1972: &lt;i&gt;La vraie nature de Bernadette&lt;/i&gt; (Gilles Carle)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1973: &lt;i&gt;La mort du bûcheron&lt;/i&gt; (Gilles Carle)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1974: &lt;i&gt;Il était une fois dans l'Est&lt;/i&gt; (André Brassard)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1975: &lt;i&gt;Les ordres&lt;/i&gt; (Michel Brault)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1977: &lt;i&gt;Le vieux pays où Rimbaud est mort&lt;/i&gt; (Jean-Pierre Lefebvre)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1977: &lt;i&gt;J.A. Martin photographe&lt;/i&gt; (Jean Beaudin)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1980: &lt;i&gt;Fantastica&lt;/i&gt; (Gilles Carle)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1985: &lt;i&gt;Joshua Then And Now&lt;/i&gt; (Ted Kotcheff)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1989: &lt;i&gt;Jésus de Montréal&lt;/i&gt; (Denys Arcand)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1992: &lt;i&gt;Léolo&lt;/i&gt; (Jean-Claude Lauzon)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1993: &lt;i&gt;L'homme sur les quais&lt;/i&gt; (Raoul Peck, Coproduction avec la France)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;2001: &lt;i&gt;La répétition&lt;/i&gt; (Catherine Corsini, Coproduction avec la France)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;2003: &lt;i&gt;Les invasions barbares&lt;/i&gt; (Denys Arcand)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;2003: &lt;i&gt;La petite Lili&lt;/i&gt; (Claude Miller, Coproduction avec la France)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Films québécois primés&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1955: &lt;i&gt;Blinkity Blank&lt;/i&gt;, de Norman McLaren (palme d’or du court métrage)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1957: &lt;i&gt;Capitale de l’or&lt;/i&gt;, de Wolf Koenig et Colin Low (prix du meilleur documentaire, court métrage)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1960: &lt;i&gt;Notre univers&lt;/i&gt;, de Roman Kroitor et Colin Low (prix du meilleur documentaire, court métrage)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1972: &lt;i&gt;Zikkaron&lt;/i&gt;, de Laurent Coderre (grand prix de la Commission supérieure technique, court métrage)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1973: &lt;i&gt;Balablok&lt;/i&gt;, de Bretislav Pojar (palme d’or du court métrage)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1974: &lt;i&gt;La faim&lt;/i&gt;, de Peter Foldès (prix du jury, court métrage)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1975: &lt;i&gt;Les ordres&lt;/i&gt;, de Michel Brault (prix de la mise en scène)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1977: &lt;i&gt;J.A. Martin photographe&lt;/i&gt;, de Jean Beaudin (prix d’interprétation féminine pour Monique Mercure, prix du jury oecumnique)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1980: &lt;i&gt;L’artiste&lt;/i&gt;, de Norma Bailey (prix du jury, court métrage)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1981: &lt;i&gt;Zea&lt;/i&gt;, de André et Jean-Jacques Leduc (prix du jury, court métrage)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1982: &lt;i&gt;Les fleurs sauvages&lt;/i&gt;, de Jean-Pierre Lefebvre (prix de la Fédération internationale de la presse cinématographique pour un film hors compétition)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1986: &lt;i&gt;Le déclin de l’empire américain&lt;/i&gt;, de Denys Arcand (prix de la Fédération internationale de la presse cinématographique pour un film hors compétition)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1989: &lt;i&gt;50 ans&lt;/i&gt;, de Gilles Carle (palme d’or du court métrage)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1989: &lt;i&gt;Jésus de Montréal&lt;/i&gt;, de Denys Arcand (prix du jury, prix du jury oecuménique)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;1999: &lt;i&gt;When The Day Breaks&lt;/i&gt;, de Amanda Forbis et Wendy Tilby (palme d’or du court métrage)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;2001: &lt;i&gt;Atanarjuat: la légende de l’homme rapide&lt;/i&gt;, de Zacharias Kunuk (caméra d’or)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;2003: &lt;i&gt;Les invasions barbares&lt;/i&gt;, de Denys Arcand (prix d’interprétation féminine pour Marie-Josée Croze, prix du scénario)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;2004: &lt;i&gt;L’homme sans ombre&lt;/i&gt;, de Georges Schwizgebel (prix regards jeunes, court métrage, semaine de la critique)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;2004: &lt;i&gt;CQ2&lt;/i&gt;, de Carole Laure (Grand rail d’or du long métrage, semaine de la critique)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;2006: &lt;i&gt;Conte de quartier&lt;/i&gt;, de Florence Miailhe (mention du jury, court métrage)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;2007: &lt;i&gt;Madame Tutli-Putli&lt;/i&gt;, de Chris Lavis et Maciek Szczerbowski (Grand prix du meilleur cours métrage et petit rail d’or, semaine de la critique)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-3978115733317023579?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/3978115733317023579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=3978115733317023579' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3978115733317023579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3978115733317023579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/05/impressions-sur-la-quinzaine.html' title='Impressions sur la Quinzaine'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ShHRsOIURoI/AAAAAAAAAis/ONgGhITp24Y/s72-c/le_regne_du_jour_pierre_perrault.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-3892389816247491136</id><published>2009-04-09T12:11:00.002-04:00</published><updated>2009-04-09T12:12:49.512-04:00</updated><title type='text'>Dans les vaps</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sd4eWPb99WI/AAAAAAAAAik/84uMeC2doYI/s1600-h/IMGA0311.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5322725177048298850" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 295px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sd4eWPb99WI/AAAAAAAAAik/84uMeC2doYI/s400/IMGA0311.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pour un boutte.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-3892389816247491136?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/3892389816247491136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=3892389816247491136' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3892389816247491136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3892389816247491136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/04/dans-les-vaps.html' title='Dans les vaps'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sd4eWPb99WI/AAAAAAAAAik/84uMeC2doYI/s72-c/IMGA0311.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-5130822883354240557</id><published>2009-04-06T08:56:00.003-04:00</published><updated>2009-04-06T09:00:01.710-04:00</updated><title type='text'>Médias doxiques</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sdn8rzwd7EI/AAAAAAAAAic/gXFin0ebNpg/s1600-h/opiniongaga.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321562264273022018" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 256px; CURSOR: hand; HEIGHT: 120px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sdn8rzwd7EI/AAAAAAAAAic/gXFin0ebNpg/s400/opiniongaga.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je n'ai pas fini de le citer Deleuze... Cet appel à donner son opinion comme si c'était la chance de votre vie me rappelle ce passage savoureux sur la doxa.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;«Il est vrai que parler à beaucoup de sens, mais pour moi, parler ne peut avoir qu’un sens. Parler ça peut vouloir dire que chacun s’exprime. C’est le contraire de la philosophie. Il y a un très beau texte de Platon, dans un dialogue avec Socrate où Socrate dit : c’est curieux ce qui se passe, il y a des sujets sur lesquels personne n’ose parler, à moins d’être compétent. Par exemple sur la fabrication des chaussures, ou sur la métallurgie. Et puis il y a une masse de sujets où tout le monde se croit capable d’avoir un avis. C’est un bon thème socratique, ça. Et, hélas, cette masse de sujets sur quoi tout le monde croit pouvoir avoir un avis et qui, dès lors sont agité particulièrement avant ou après dîner, ou pendant le dîner : qu’est-ce que tu penses de ça, quel est ton avis, ça couvre précisément ce qu’on appelle philosophie. Si bien que la philosophie, c’est la matière où tout le monde a une opinion.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Savoir si Dieu existe ? Ça on peut toujours en parler au moment du fromage. Savoir si Dieu existe. Chacun à un avis sur une question comme ça, chacun à son truc à dire. En revanche sur la fabrication des chaussures ?...Là on est beaucoup plus prudent parce que on a peur de dire des bêtises. Mais voilà que sur Dieu on a aucune peur de dire des bêtises ; c’est quand même curieux. Là, Socrate a saisi, à l’aurore de la philosophie, il a saisi quelque chose qui était parfait. Pourquoi ? Si on comprenait ça on comprendrait tout. La philosophie qu’est-ce que c’est ? La philosophie c’est quelque chose qui vous dit d’abord : tu ne t’exprimeras pas. Tu ne t’exprimeras pas. L’année dernière je parlais de ces appels qui étaient le seul vilain coté de 1968 : exprime toi, exprime toi, prends la parole. Alors que on ne se rend pas compte, encore un fois, que les forces les plus démoniaques, les forces sociales les plus diaboliques, sont les forces qui sollicitent, qui nous sollicitent de nous exprimer. C’est ça les forces dangereuses.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Considérez la télé [ou la radio ou le web], elle ne nous dit pas : tais-toi, elle nous dit tout le temps : quel est ton avis ? quel est votre avis ? quel est votre avis la-dessus, quel est votre avis sur l’immortalité de l’âme ? sur le génie de Pivot, sur la popularité de Maurois, etc.. Et puis il faut vous exprimer. On va aménager votre quartier, il va y avoir un cahier des charges, il y a tout ça. Je dis que c’est un danger, un danger immense.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il faut arriver à résister à ces forces qui nous forcent à parler quand on a rien à dire. C’est fondamental. Aussi toute parole qui consiste à dire son avis sur quelque chose est l’anti-philosophie même, puisque les grecs avaient un mot très bon pour ça, c’est ce qu’ils appelaient la doxa et qu’ils opposaient au savoir, avant même de savoir si le savoir c’était quelque chose d’existant : est-ce qu’il y a du savoir ? En tout cas on sait que la philosophie n’est pas l’affrontement des opinions. Donc parler ce n’est pas moi disant par exemple : moi, voilà ce que je pense, et vous me disant : ha bien non je ne pense pas comme ça. Dans la mesure où vous êtes philosophe, vous refusez de participer à toute conversation de ce type, à moins qu’elle ne porte sur l’insignifiant. Alors là sur l’insignifiant c’est tellement gai de dire : ha tu as bonne mine aujourd’hui ! Non je n’ai pas bonne mine je ne me sens pas bien. Ça c’est la doxa, c’est le règne de l’opinion, et c’est aussi l’amitié. L’amitié se forme au niveau de la doxa.» &lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-5130822883354240557?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/5130822883354240557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=5130822883354240557' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5130822883354240557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5130822883354240557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/04/medias-doxiques.html' title='Médias doxiques'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sdn8rzwd7EI/AAAAAAAAAic/gXFin0ebNpg/s72-c/opiniongaga.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4371127798271220396</id><published>2009-04-05T23:00:00.018-04:00</published><updated>2009-04-06T22:53:58.297-04:00</updated><title type='text'>Autour de Elle veut le chaos</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SdlzEu6EGwI/AAAAAAAAAiU/4kcNnHycC84/s1600-h/critic.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321410959863192322" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 313px; CURSOR: hand; HEIGHT: 206px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SdlzEu6EGwI/AAAAAAAAAiU/4kcNnHycC84/s400/critic.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La dernière fois où j’ai réagi par un aussi long billet, ce fut après avoir vu &lt;em&gt;Funny Games&lt;/em&gt; de Haneke. C’est un film non sans quelques similitudes – dans son désir de provocation - qui me ramène au flot des mots, j’ai nommé &lt;em&gt;Elle veut le Chaos &lt;/em&gt;de Denis Côté. Ce billet est devenu une espèce de monstre indomptable, un long tunnel où j’ai pensé rebrousser chemin plusieurs fois. Finalement, j’ai décidé de scinder l’aventure (ou le monstre) en deux, me disant qu’en publiant la première partie sur le discours, je me sentirais obligé de publier la deuxième partie sur l’objet filmique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la belle époque du &lt;em&gt;ICI&lt;/em&gt;, je lisais avec plaisir les critiques de Denis Côté, puis on a appris qu’il laissait l’écriture pour se consacrer au cinéma, en amont cette fois, derrière la caméra. Depuis son premier long métrage, j’admire beaucoup sa démarche du «filmer à tout prix», probablement plus que ses films eux-mêmes d’ailleurs. J’avais pris son premier long métrage pour ce qu’il était, un docu-fiction comportant quelques maladresses (cette impression plutôt neutre tient du présent plutôt que du passé, j’étais enthousiaste suite au visionnement). Puis c’était le tour de &lt;em&gt;Nos vies privées &lt;/em&gt;avec cette première moitié insupportable suivie d’une sorte de moment de moment de rédemption, pour les personnages comme pour les spectateurs. Et voilà maintenant qu’arrive &lt;em&gt;Elle veut le chaos&lt;/em&gt;. C’est ce film qui me sort du mutisme, lui comme la critique et le discours qui l’entourent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par où commencer ? Je commencerai par ce point de départ : &lt;em&gt;Elle veut le chaos &lt;/em&gt;m’a ennuyé et agressé. À partir de là, je peux me mentir ou essayer d’analyser ce qui s’est passé. Au cinéma, l’expérience doit primer sur tout. Pourquoi se mentir ? Parce que quand on a un parti pris, celui d’aimer le cinéma d’auteur et de vouloir le défendre, on peut se dire qu’après tout c’est extraordinaire et n’y chercher que ce qui nous plaît. Mais la réalité, c’est-à-dire l’expérience en salle minute par minute, elle, est toujours vraie. On ne peut que s’en rapprocher ou s’en éloigner dans le discours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me fait grandement réagir, ce sont les textes que je lis sur Denis Côté et plus particulièrement sur &lt;em&gt;Elle veut le chaos&lt;/em&gt;. J’ai cette forte intuition qu’on cherche à le protéger. Non, je me trompe, car il y aurait dans ce but quelque chose d’encore assez noble. Pire que cela, j’en soupçonne certains de vouloir s’approprier l’image que Côté a su se créer. Vous savez, tel un jeune qui porte un t-shirt à l’effigie du Che, on a l’impression que certains portent la casquette révolutionnaire «Cinéma indépendant» (avec ici le visage de Côté) sans savoir vraiment ce qu’ils défendent. Il ne faut pas se le cacher, n’y aurait-il pas un certain prestige à dire «vous savez, c’est un cinéma peu accessible, mais moi j’ai compris, je fais partie de cette élite qui sait apprécier l’Art». Ainsi j’ai lu des textes élogieux sur des blogues, des sites de cinéma, aussi un texte assez peu nuancé dans le &lt;em&gt;Cinébulles&lt;/em&gt;, &lt;a href="http://ecrantrifugeuse.blogspot.com/2009/02/critique-elle-veut-le-chaos.html"&gt;un autre de Charles-Stéphane Roy&lt;/a&gt; (bien écrit comme d’habitude mais qui ne me convainc pas) et le comble est certainement &lt;a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/critiques/critique-cinema/6799-iElle-veut-le-chaosi--sans-couleurs-mais-avec-du-style.html"&gt;la critique de Marc-André Lussier&lt;/a&gt;. Allez savoir s’il attribue lui-même la cote ou si cette tâche revient à un pupitreur, mais sur une note de 3.5 sur 5, je ne vois strictement pas où est passée la nuance de 1.5 sur 5. Il termine ainsi sa critique «Ce film très singulier ajoute une pierre de plus dans la construction de l’une des œuvres les plus originales du jeune cinéma québécois. C’est à prendre ou à laisser. Nous, on prend.» Nous, on prend? On ne sait pas vraiment quoi. L’originalité? Le mot difficile? L’idée du cinéma différent? Ou alors le statut de «celui qui a compris», le statut d’initié mystique?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on voit comment Lussier peut démolir sans aucune nuance des films grand public comme &lt;em&gt;À vos marques… party!&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Le Bonheur de Pierre&lt;/em&gt;, on sent que ce n’est pas tant le désir de communiquer une réflexion honnête sur le cinéma qui compte que celui de s’arroger un certain rang. En fait, on pourrait clairement parler de snobisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La définition du Petit Robert me suffit amplement; est snob une «personne qui cherche à être assimilée aux gens distingués de la haute société, en faisant étalage des manières, des goûts, des modes qu’elle lui emprunte sans discernement et sans besoin profond, ainsi que des relations qu’elle y peut avoir». Et cette adorable citation : «Le vrai ‘snob’ est celui qui craint d’avouer qu’il s’ennuie quand il s’ennuie; et qu’il s’amuse quand il s’amuse» (VALÉRY). Prenons une pause pour méditer. Cette citation dit tout, explique tout, illustre tout. C’est ce qui guette tout critique de cinéma, du critique-moulin en carton-pâte fait maison au critique-statuette plaqué or sur piédouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention, il ne faudrait pas croire que je m’attaque à Lussier en particulier, lui étant le criminel et les autres d’innocents et brillants critiques. Chaque critique est susceptible de craquer à chaque film et de voiler sa véritable expérience en salle pour plaire à la Critique. Quand on méprise ou qu’on encense une œuvre à outrance «sans discernement et sans besoin profond», quel est le but sinon de montrer à quel «camp» on appartient? (J’insiste ici sur l’équation – ou inadéquation - mépris ou encensement + sans profondeur = malhonnête ou injuste.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Gérard Grugeau critique &lt;em&gt;Nos vies privées &lt;/em&gt;dans un article intitulé «Nuages dans un ciel rosé du cinéma» (&lt;em&gt;24 Images&lt;/em&gt;, no 134), on aurait beau avoir détesté le film au plus haut point, on ne peut pas remettre en cause l’honnêteté de Grugeau tellement son texte constitue une sorte d’extension à son expérience en salle. Mais il y met l’effort, le temps qu’il faut pour trouver les mots justes afin de la rendre vivante et vraie aux yeux du lecteur. Cette critique sur &lt;em&gt;Nos vies privées&lt;/em&gt; confirme d’ailleurs ce qu’il affirmait en 2000 lors d’une table ronde (exercice fort louable qui a fait l’objet d’un article, «Critique et cinéastes : responsabilité commune», &lt;em&gt;24 Images&lt;/em&gt;, no 101, que tous ceux qui s’intéressent à la critique devraient lire)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«J’ai l’impression que le cinéma et la critique ont toujours été intimement liés. André Bazin disait que faire de la critique, c’est prolonger le plus loin possible le choc de l’œuvre. Moi, je trouve beaucoup de plaisir à essayer de faire en sorte de trouver un style, des images qui peuvent traduire le film, qui sont dans son prolongement. Essayer, à travers l’écriture, de prolonger le choc esthétique que j’ai reçu, que le texte soit le reflet de l’émotion que j’ai ressentie à la vision du film.» &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyez, même Bazin l’a dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce besoin de transmettre le «reflet de l’émotion», Grugeau lui-même nuance un peu plus loin dans l’entretien au profit de l’intellect :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«Je crois que c’est là toute la difficulté de l’exercice. On part toujours d’émotions, d’intuitions, mais c’est d’arriver à dépasser ce stade-là et, d’une certaine façon, de faire prévaloir l’intellect sur l’affect, qui est important. Parce qu’on apprend aussi avec le temps qu’il faut se méfier des émotions. Certains films peuvent être extrêmement perturbants, venir nous chercher au moment où on les voit, mais avec le recul, et la possibilité que l’on a dans une revue d’aller les revoir (car je vois toujours un film deux fois avant d’en faire la critique), mon point de vue peut changer. Et pour moi, cela demeure toujours une difficulté et un défi de faire la jonction entre ces deux aspects, de trouver le juste milieu entre l’émotion et la réflexion, qui me permet de comprendre ce qui est en jeu dans le film.»&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis tenez, je vois que Marie-Claude Loiselle renchérit justement au propos de Grugeau : &lt;span style="color:#990000;"&gt;«C’est d’arriver en fait à dépasser le niveau de l’impulsion, qui gouverne toute ladite «critique», ou plutôt le commentaire, sur le cinéma aujourd’hui : le feeling, comme on l’appelle, qui est purement et simplement de l’ordre du réflexe. Le jugement est aujourd’hui impulsif».&lt;/span&gt; À partir de la critique de Grugeau sur &lt;em&gt;Nos vies privées&lt;/em&gt;, on peut même se demander si l’affect n’aurait pas prévalu sur l’intellect, comme quoi aucun critique ne serait à l’abri des ravages de ses propres impulsions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus intransigeant à ce sujet est certainement André Roy :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«Moi, je dirais que la critique est antitotalitaire, c’est-à-dire qu’elle va contre les consensus, le sens commun, le sentimentalisme. Le sens du mot critique, c’est «remettre en question». Donc, on remet en question le film, mais on se remet aussi soi-même en question – ce que le film nous amène à faire. Je me méfie toujours des films qui vont droit à l’estomac, et je me souviens d’avoir dit à deux, trois personnes, qui ont trouvé épouvantable que je dise une telle chose : que le public a toujours tort. Toute l’histoire de l’art et de la littérature est là pour en témoigner – et j’inclus aussi l’élite là-dedans. On constate qu’au XVIIIe siècle, on a préféré Salieri à Mozart, qu’à la fin du XIXe siècle, on estimait les peintres pompiers plutôt que les impressionnistes, et cela a toujours été ainsi. Et c’est pourquoi il faut toujours essayer d’aller voir derrière l’image, contre le sens commun. C’est précisément le rôle de la critique de constamment interroger, afin que le lecteur soit un peu ébranlé dans ses positions en la lisant.»&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se trouve qu’André Roy a critiqué &lt;em&gt;Elle veut le chaos&lt;/em&gt;, se cantonnant du côté de l’intellect sans trop dévoiler l’affect :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«S’il y a un film qui ne demande aucune complicité ni aucune soumission au spectateur, c’est bien Elle veut le chaos, de Denis Côté, qui en est déjà à son troisième opus en trois ans. Son film, en noir et blanc, est lugubre; on est dans la damnation, la dévastation, dans un désert où les sentiments n’ont pas droit de cité – sauf peut-être chez «Elle», Carolie. Le paysage se confond avec l’univers psychologique et moral des ruraux qui s’y trouvent, dont un groupe de criminels à la mine patibulaire. Ces derniers sont comme les oubliés du cinéma québécois, la face honteuse d’une société, qu’on aurait déterrés à l’occasion (après tant de films sur les petits-bourgeois du Plateau et les habitants de lofts montréalais); ils sortent du limon, de la fange, de la boue; ils en sont la métaphore. Ils sont à la limite de l’idiotie, pesants, violents. Des sortes de bouffons de l’aphasie morale, de la schizophrénie sociale. On n’est pas loin avec eux du théâtre de l’apocalypse, de la comédie de l’eschatologie. Pour nous y plonger, Denis Côté use en abondance de l’ellipse et de la suture. Farce tragique, son récit est lacunaire, tablant sur un certain primitivisme dans la représentation, ce qui le rend aride; il est composé comme un puzzle, dont la cohérence ne devra apparaître qu’à la fin. Son atmosphère est étouffante, écrasante, claustrophobique. On perçoit bien dans cette entreprise une volonté d’afficher des partis pris formels, d’y être sans concession, ce que l’on prendra peut-être comme agression ou de la fausse audace. Le cinéaste dépose effectivement ses marques et montre ses références, dont Andreï Tarkovski, Béla Tarr, Aki Kaurismäki, mais sans adopter d’eux la quête spirituelle ou mystique, ou la rédemption. Guère de salut donc; rien que des ruines, la mort, le viol mental, l’exploration du mal. C’est à la limite du névrotique. Dur, dur. Et plutôt assez unique dans le cinéma québécois. Le film a remporté à juste titre le Prix de la mise en scène au festival de Locarno, en Suisse, en août dernier.» (24 Images no 141) &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà qui est beaucoup plus nuancé et équilibré qu’un Lussier, par exemple. On sent que Roy éprouve des sentiments contradictoires, mais qu’il y reconnaît du talent, au moins aux plans de la mise en scène et de la forme. Habile, il écrit «ce que l’on prendra peut-être comme agression ou de la fausse audace» sans qu’on sache ce que lui en pense. Pour ma part, je n’irais pas jusqu’à parler de fausse audace, mais je me suis déjà approprié l’«agression».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Denis Côté fait partie de ceux qui veulent faire du cinéma qui provoque. Serait-ce l’échec pour Côté? En annonçant d’avance que son cinéma est difficile, quel amateur de cinéma hollywoodien ira au Parallèle ou au ciné-club le lundi soir pour voir son film? Et la critique? Il provoque la critique? À part quelques réserves, je ne vois que des gens le flatter et lui taper dans le dos depuis &lt;em&gt;Les États nordiques&lt;/em&gt;. Pourtant, je le trouve provocant à souhait son film, ce qui me fait douter des réactions des flagorneurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des bonnes idées et des beaux plans, le film de Côté en est rempli. Mais ça ne suffit pas. Une œuvre d’art doit être stimulante, faire éprouver quelque chose sur-le-champ. Elle doit faire oublier au spectateur qu’il est dans la salle devant un écran, donc le transporter dans un ailleurs, peu importe par quel artifice séducteur, lui faire éprouver un quelconque «plaisir». Côté ne se permettant aucun artifice, le spectateur a l’impression de se trouver devant de l’anti-cinéma, devant une sorte de gros négatif en blanc et noir du cinéma hollywoodien. Toutes pistes brouillées, on finit par se demander si ce n’est pas le vide pur. Il reste les images bien sûr, mais est-ce bien suffisant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce que nous verrons dans le deuxième tronçon de ce tunnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sdlykxt4k4I/AAAAAAAAAiE/aZFNfliGuN4/s1600-h/criticaquatic.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321410410861597570" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 360px; CURSOR: hand; HEIGHT: 343px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sdlykxt4k4I/AAAAAAAAAiE/aZFNfliGuN4/s400/criticaquatic.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4371127798271220396?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4371127798271220396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4371127798271220396' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4371127798271220396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4371127798271220396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/04/autour-de-elle-veut-le-chaos.html' title='Autour de &lt;i&gt;Elle veut le chaos&lt;/i&gt;'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SdlzEu6EGwI/AAAAAAAAAiU/4kcNnHycC84/s72-c/critic.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-3251511329270012601</id><published>2009-04-05T19:07:00.003-04:00</published><updated>2009-04-05T19:25:37.631-04:00</updated><title type='text'>Ma cabane au Canada</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sdk9yZhJsyI/AAAAAAAAAh8/Di0oZmZM864/s1600-h/cabane_a_sucre.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 295px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sdk9yZhJsyI/AAAAAAAAAh8/Di0oZmZM864/s400/cabane_a_sucre.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321352370767639330" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sdk9Kc3qcCI/AAAAAAAAAh0/UwPJsniXTII/s1600-h/neige_epaisse.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 295px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sdk9Kc3qcCI/AAAAAAAAAh0/UwPJsniXTII/s400/neige_epaisse.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321351684472598562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cabane à sucre. Ma cabane à sucre. Notre cabane à sucre. La vie difficile des ancêtres, nature, communauté, simplicité, douleur du corps, être. Sentiment parfait de plénitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À tous les citadins, pouvez-vous le croire, ces photos sont bien prises samedi le 4 avril 2009. N’ajustez pas votre appareil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-3251511329270012601?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/3251511329270012601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=3251511329270012601' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3251511329270012601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3251511329270012601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/04/ma-cabane-au-canada.html' title='Ma cabane au Canada'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sdk9yZhJsyI/AAAAAAAAAh8/Di0oZmZM864/s72-c/cabane_a_sucre.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-5054967930345015139</id><published>2009-03-30T14:58:00.003-04:00</published><updated>2009-03-30T15:15:44.587-04:00</updated><title type='text'>Dehors novembre</title><content type='html'>Un excellent film d'animation de Patrick Bouchard a été ajouté au site de l'ONF il ne doit pas y avoir très longtemps, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.onf.ca/film/Dehors_novembre"&gt;Dehors novembre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Film mis sur une chanson des Colocs, on jurerait une lettre ouverte de suicide écrite par Dédé... L'ONF veut peut-être rappeler le prix Jutra que le film a remporté en 2006 ou alors rendre hommage à Dédé Fortin au moment de la sortie de &lt;em&gt;Dédé à travers les brumes&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime beaucoup les Colocs et le travail de Patrick Bouchard, alors 2 pour 1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://media1.nfb.ca/medias/flash/ONFflvplayer-gama.swf" width="516" height="337" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" autostart="false" autoplay="false" flashvars="mID=IDOBJ4741&amp;width=516&amp;height=337&amp;image=http://media1.nfb.ca/medias/nfb_tube/thumbs_large/2009/Dehors-Novembre-tv-big.jpg&amp;autostart=false&amp;autoplay=false&amp;showWarningMessages=false&amp;streamNotFoundDelay=15&amp;lang=fr&amp;getPlaylistOnEnd=true&amp;playlist_id=REL4741&amp;embeddedMode=true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-5054967930345015139?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/5054967930345015139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=5054967930345015139' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5054967930345015139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5054967930345015139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/03/dehors-novembre.html' title='Dehors novembre'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4428669800351094138</id><published>2009-03-20T13:44:00.004-04:00</published><updated>2009-03-30T15:19:01.882-04:00</updated><title type='text'>Club vidéo d'antan</title><content type='html'>The Onion se penche sur le passé ultérieur.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="358"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true" /&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always" /&gt;&lt;param name="movie" 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href="http://www.theonion.com/content/video/historic_blockbuster_store_offers"&gt;Historic ‘Blockbuster’ Store Offers Glimpse Of How Movies Were Rented In The Past&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4428669800351094138?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4428669800351094138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4428669800351094138' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4428669800351094138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4428669800351094138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/03/club-video-dantan.html' title='Club vidéo d&apos;antan'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-358862900111632259</id><published>2009-03-19T20:13:00.004-04:00</published><updated>2009-03-20T09:28:28.992-04:00</updated><title type='text'>Films numériques: note d'espoir</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ScLstotK_lI/AAAAAAAAAhs/N1zddj8PrgQ/s1600-h/burning.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315070779015757394" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ScLstotK_lI/AAAAAAAAAhs/N1zddj8PrgQ/s400/burning.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le cinéma a connu un moment de rupture radical en passant du muet au parlant autour de 1930. La rupture entre l’ère du filmique-analogique et l'ère du numérique est un phénomène beaucoup plus vaste qui touche tous les domaines, en même temps la coupure est moins nette, du moins au cinéma. Je fais partie de ceux qui ne voient pas encore vraiment l’avantage du numérique par rapport à la pellicule. Il me semble qu’on ne fait qu’essayer de parvenir à mimer la qualité du 35 mm et je n’ai pas encore remarqué de chef-d’œuvre qui se distinguerait par une utilisation originale des possibilités nouvelles offertes par le numérique. Je suis peut-être encore trop prisonnier de l’ancien paradigme. Et bien je trouve au moins une certaine consolation dans ces mots optimistes de Roman Jakobson… de 1933 ! J’aime toujours voir, avec le recul, l’accomplissement d’une parole visionnaire. Disons-nous la même chose pour l’ère du numérique qui commence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Les mots d’ordre les plus courants sont ceux-ci « Le film sonore, c’est la décadence du cinéma», «cela limite considérablement les possibilités artistiques du cinéma», «die Stilwidregkeit des Sperchfilms», etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’opposition au film sonore pèche surtout par ses généralisations prématurées. Elle néglige le fait que les phénomènes particuliers ont, dans l’histoire du cinéma, un caractère exclusivement temporaire, étroitement limité du point de vue historique. Certains théoriciens ont mis trop hâtivement la mutité dans l’ensemble des propriétés structurelles du cinéma, et ils se sentent offensé si le développement ultérieur de celui-ci s’écarte de leurs formules. Au lieu d’admettre que «tant pis pour la théorie», ils répètent le traditionnel pro facto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils montrent, de nouveau, trop de précipitation s’ils prennent les qualités des films sonores d’aujourd’hui pour les qualités du film sonore en général. Ils oublient qu’il ne faut pas comparer les premiers films sonores avec les derniers films muets. L’état actuel du film parlant correspond au moment de l’occupation par de nouvelles acquisitions techniques (il paraît que c’est déjà bien si l’on entend quelque chose, etc.), le moment où l’on commence à rechercher de nouvelles formes. Le film muet avait traversé une période analogue avant la guerre, alors que le film muet de l’époque la plus récente avait déjà créé ses standards, qu’il en était arrivé aux œuvres classiques ; c’est peut-être justement dans ce classicisme, dans cet achèvement du canon que résidait sa fin et la nécessité d’une nouvelle rupture.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-358862900111632259?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/358862900111632259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=358862900111632259' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/358862900111632259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/358862900111632259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/03/films-numeriques-note-despoir.html' title='Films numériques: note d&apos;espoir'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/ScLstotK_lI/AAAAAAAAAhs/N1zddj8PrgQ/s72-c/burning.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4492544905518292442</id><published>2009-03-14T15:58:00.003-04:00</published><updated>2009-03-14T16:03:47.504-04:00</updated><title type='text'>Question de goût</title><content type='html'>Il y a un texte dans Le Devoir qui devrait intéresser le critique en vous:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ledevoir.com/2009/03/14/239259.html"&gt;Le devoir de philo - Hume, Slumdog Millionaire et Bollywood&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Quels sont les critères pour juger de la valeur d'une oeuvre d'art comme &lt;em&gt;Slumdog Millionaire&lt;/em&gt; ou les films de Bollywood. Et surtout, qu'est-ce qui fait que, malgré la diversité des goûts, nous nous entendions souvent -- pensons aux Oscars -- sur la valeur d'une oeuvre d'art? Le philosophe écossais David Hume (1711-1776) s'est penché sur ces débats dans plusieurs essais, dont De la norme du goût, rédigé vers 1757. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour compléter la lecture, lisez ou relisez ce texte de notre ami Janmi:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://janmi.blogspot.com/2007/01/edmund-burke-sur-le-beau-et-le-sublime.html"&gt;Edmund Burke sur le beau et le sublime&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4492544905518292442?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4492544905518292442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4492544905518292442' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4492544905518292442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4492544905518292442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/03/question-de-gout.html' title='Question de goût'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4324595456205362752</id><published>2009-03-07T14:19:00.005-05:00</published><updated>2009-03-07T14:25:36.414-05:00</updated><title type='text'>Télécommunications : si Kafka savait</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SbLJeqGW13I/AAAAAAAAAhk/V4M2wSoDXGs/s1600-h/fantome.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310528439157446514" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 304px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SbLJeqGW13I/AAAAAAAAAhk/V4M2wSoDXGs/s400/fantome.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Deleuze voyait dans cet extrait des «Lettres à Milena» de Franz Kafka un élément de définition de l’affect «pur» comme dans le gros plan au cinéma, soit la perte de la fonction individuante et de la fonction sociale du visage; la dislocation des âmes selon la formule de Kafka.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a bien longtemps qu’on a commencé à s’envoyer des lettres quand Kafka vient au monde. C’est là le génie de l’écrivain qui décèle déjà dans la simple accélération des moyens de communiquer un moment de rupture radicale… en 1920! Le phénomène se poursuit à la puissance 10 avec le web, les Blackberry, les cellulaires, Facebook, MSN et toute la panoplie de gadgets et d'espaces virtuels. Dans ce contexte, sa lettre de 1920 fait presque figure de prophétie. Aujourd’hui il y a de quoi nourrir des millions de fantômes – comme par ce présent billet et par ce blogue-, on est peut-être proche de notre mort.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;«Voilà déjà bien longtemps Madame Milena, que je ne vous ai plus écrit, et, aujourd’hui encore, je ne le fais que par suite d’un hasard. Je n’aurais pas au fond à excuser mon silence, vous savez comme je hais les lettres. Tout le malheur de ma vie – je ne le dis pas pour me plaindre mais pour en tirer une leçon d’intérêt général – vient, si l’on veut, des lettres ou de la possibilité d’en écrire. Je n’ai pour ainsi dire jamais été trompé par les gens, par des lettres, toujours; et cette fois, ce n’est pas par celles des autres mais par les miennes. Il y a là en ce qui me concerne un désagrément personnel sur lequel je ne veux pas m’étendre, mais c’est aussi un malheur général. La grande facilité d’écrire des lettres doit avoir introduit dans le monde - du point de vue purement théorique - un terrible désordre [&lt;em&gt;dislocation&lt;/em&gt; dans une autre traduction] des âmes. C’est un commerce avec des fantômes, non seulement avec le fantôme du destinataire, mais encore avec le sien propre; le fantôme grandit sous la main qui écrit, dans la lettre qu’elle rédige, à plus forte raison dans une suite de lettres où l’une corrobore l’autre et peut l’appeler à témoin. Comment a pu naître l’idée que des lettres donneraient aux hommes le moyen de communiquer ? On peut penser à un être lointain, on peut saisir un être proche : le reste passe la force humaine. &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Écrire des lettres, c’est se mettre nu devant les fantômes; ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route. C’est grâce à cette copieuse nourriture qu’ils se multiplient si fabuleusement. L’humanité le sent et lutte contre le péril, elle a cherché à éliminer le plus qu’elle pouvait le fantomatique entre les hommes, elle a cherché à obtenir entre eux des relations naturelles, à restaurer la paix des âmes en inventant le chemin de fer, l’auto, l’aéroplane; mais ça ne sert plus de rien (ces inventions ont été faites une fois la chute déclenchée); l’adversaire est tellement plus calme, tellement plus fort; après la poste, il a inventé le télégraphe, le téléphone, la télégraphie sans fil. Les esprits ne mourront pas de faim, mais nous, nous périrons. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon fantôme salue le vôtre.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4324595456205362752?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4324595456205362752/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4324595456205362752' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4324595456205362752'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4324595456205362752'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/03/telecommunications-si-kafka-savait.html' title='Télécommunications : si Kafka savait'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SbLJeqGW13I/AAAAAAAAAhk/V4M2wSoDXGs/s72-c/fantome.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-6725220596988302042</id><published>2009-03-01T21:43:00.007-05:00</published><updated>2009-03-01T21:59:00.471-05:00</updated><title type='text'>Vous avez lu la préface qu’il a écrite pour Mahagonny ?</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SatKU2qzCpI/AAAAAAAAAhc/q2hUYKFqDLQ/s1600-h/tout_va_bien.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308418307919121042" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 242px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SatKU2qzCpI/AAAAAAAAAhc/q2hUYKFqDLQ/s400/tout_va_bien.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dernièrement j'ai vu le film d'un cinéaste québécois et ça m'a rappelé le film &lt;em&gt;Tout va bien&lt;/em&gt; de Godard quand le personnage cinéaste d'Yves Montand dit : «. Je commençais à en avoir marre de faire mes films d’esthète. Je tournais en rond.» Et bien je me disais exactement la même chose au sujet de ce cinéaste québécois. J'ai hâte qu'il en ait marre de faire ses films d'esthète. J'y reviendrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yves alias Jacques alias Jean-Luc:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Je vous l’ai dit je faisais des films. J’ai commencé comme scénariste à l’époque de la Nouvelle vague. C’est déjà loin tout ça, très loin oui. Non euh, ça collait plus du tout. Finalement, bien avant mai 68. Je commençais à en avoir marre de faire mes films d’esthète. Je tournais en rond. J’étais prêt à recevoir mai dans la gueule et c’est ce qui s’est passé d’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j’ai essayé de réfléchir, j’essaie toujours d’ailleurs par rapport au système, et à ce que je pourrais faire et à ce qu’on me laisserait faire. Puis au type de film qu’il faudrait essayer de réaliser. J’ai un projet de film politique sur la France que je traîne depuis trois ans… voyez que c’est pas simple. J’ai découvert seulement maintenant, je veux dire que je commence à comprendre seulement maintenant certains trucs que Brecht avait mis en évidence il y a plus de quarante ans. Vous avez lu la préface qu’il a écrite pour &lt;em&gt;Mahagonny&lt;/em&gt; ? Fantastique non ?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fantastique non? Mais l'avez-vous lue?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voici cette préface, juste pour vous, sur Cinépars:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://antoine.stalker.googlepages.com/%C2%ABgrandeuretd%C3%A9cadencedelavilledemahagonny"&gt;«Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny» par Bertolt Brecht&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-6725220596988302042?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/6725220596988302042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=6725220596988302042' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6725220596988302042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6725220596988302042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/03/vous-avez-lu-la-preface-quil-ecrite.html' title='Vous avez lu la préface qu’il a écrite pour Mahagonny ?'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SatKU2qzCpI/AAAAAAAAAhc/q2hUYKFqDLQ/s72-c/tout_va_bien.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-9086244406841810777</id><published>2009-02-23T08:48:00.003-05:00</published><updated>2009-02-23T08:58:57.640-05:00</updated><title type='text'>Oscar vu par Garnotte</title><content type='html'>Les Américains peuvent bien fêter leur cinéma à leur manière, c'est-à-dire en faisant beaucoup de bruit et en parlant peu de cinéma. Les grosses vedettes, les robes griffées et le film gagnant invariablement et excessivement bardé de prix, moi ça m'excite pas tellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à ma bouteille de Wild Turkey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SaKqvLhPhmI/AAAAAAAAAhE/QsjC_kvRcvo/s1600-h/oscar_devoir.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305991038518658658" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 286px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SaKqvLhPhmI/AAAAAAAAAhE/QsjC_kvRcvo/s400/oscar_devoir.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-9086244406841810777?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/9086244406841810777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=9086244406841810777' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/9086244406841810777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/9086244406841810777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/02/oscar-vu-par-garnotte.html' title='Oscar vu par Garnotte'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SaKqvLhPhmI/AAAAAAAAAhE/QsjC_kvRcvo/s72-c/oscar_devoir.gif' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-5789356505941014803</id><published>2009-02-11T20:36:00.006-05:00</published><updated>2009-02-11T20:57:28.181-05:00</updated><title type='text'>Rencontre: Deleuze</title><content type='html'>Je n'avais encore jamais regardé &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Ab%C3%A9c%C3%A9daire_de_Gilles_Deleuze"&gt;l'abécédaire de Gilles Deleuze&lt;/a&gt;. Il y a toutes sortes d'entrevues bonnes et moins bonnes en ce bas monde, mais ça, ça. C'est inégalable. Ça ne se résume pas. Quel voyage, quelle expérience, quelle rencontre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed id="VideoPlayback" style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 326px" src="http://video.google.fr/googleplayer.swf?docid=438091653681675611" type="application/x-shockwave-flash" hl="un&amp;amp;fs=" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed id="VideoPlayback" style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 326px" src="http://video.google.fr/googleplayer.swf?docid=-9009902138061209670" type="application/x-shockwave-flash" hl="un&amp;amp;fs=" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://video.google.fr/videoplay?docid=438091653681675611&amp;amp;hl=un"&gt;L'abécédaire, 1 &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://video.google.fr/videoplay?docid=-9009902138061209670&amp;amp;hl=fr"&gt;L'abécédaire, 2&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-5789356505941014803?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/5789356505941014803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=5789356505941014803' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5789356505941014803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5789356505941014803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/02/rencontre-deleuze.html' title='Rencontre: Deleuze'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-101506817023474527</id><published>2009-01-20T15:50:00.007-05:00</published><updated>2009-01-20T23:04:33.932-05:00</updated><title type='text'>FNC - Oui, non, peut-être</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SXY7V7QtEaI/AAAAAAAAAg4/lMrD__djnc0/s1600-h/Claude+_chamberlan.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5293483659891642786" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 386px; CURSOR: hand; HEIGHT: 193px; TEXT-ALIGN: center" alt="Claude Chamberlan PHOTO: Robert Mailloux, La Presse" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SXY7V7QtEaI/AAAAAAAAAg4/lMrD__djnc0/s400/Claude+_chamberlan.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Coup de théâtre. L'euphorie aura été de courte durée. Que diable se passe-t-il à la direction du FNC? Mon ami &lt;a href="http://fonddelhereeffraie.blogspot.com/"&gt;Martin &lt;/a&gt;m'apprend à l'instant que nous avons reçu un communiqué laconique qui veut dire ce qu'il veut dire «Le Festival du nouveau cinéma dément &lt;a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/nouvelles/nouvelle-cinema/7276-Nouveau-projet-pour-le-Parallele.html"&gt;l'article du 20 janvier paru dans La Presse&lt;/a&gt;». Ouch, il doit y avoir des téléphones qui sonnent aujourd'hui. Le journaliste Paul Journet va certainement demander des explications.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on comprend bien le communiqué, la direction dit «Ne parlez plus avec Chamberlan, il dit n'importe quoi. Parlez nous donc à la place.» Est-ce Chamberlan qui s'avance trop? Est-ce une tactique de sa part pour faire bouger les choses? Ne me dites pas que le FNC va éclater aussi?! Enfin, histoire à suivre. Voici le communiqué de deux paragraphes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Montréal, le mardi 20 janvier 2009 - Suite à la parution dans le journal LA PRESSE du 20 janvier 2009 de l’article intitulé « Nouveau projet pour le Parallèle », la direction générale et le conseil d’administration du Festival du nouveau cinéma souhaite démentir l’information selon laquelle le FNC serait d’une manière ou d’une autre impliqué dans un quelconque projet de construction de lieu de diffusion avec le Cinéma Parallèle. La direction du Festival du nouveau cinéma n’a pas (sic) ailleurs jamais été contactée, ni même consultée par l’auteur de cet article.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le Festival du nouveau cinéma devait annoncer des changements dans sa structure ou communiquer des informations concernant son activité, il le ferait par la voie unique de son Directeur général, Nicolas Girard Deltruc ou du Président de son Conseil d’administration, Martin Desroches, seules personnes habilitées à s’exprimer au nom de notre organisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sources : Nicolas Girard Deltruc, Directeur Général, Festival du nouveau cinema&lt;br /&gt;Martin Desroches, Président du Conseil d’administration, Festival du nouveau cinéma &lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;(Mise à jour 23h)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je viens de tomber là-dessus sur le blogue Voir de Kevin Laforest, le Parallèle aussi se dissocie des propos de Chamberlan!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le Cinéma Parallèle: &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Au nom du Cinéma Parallèle, de sa Présidente et de sa Direction, nous entendons ici rectifier l'information qui circule dans les médias, tant imprimés qu'électroniques, au sujet de notre cinéma depuis une semaine, et plus précisément l'article publié ce matin dans La Presse : « Nouveau projet pour le Parallèle ». Le Cinéma Parallèle n'est impliqué dans aucune des hypothèses avancées dans les médias et ces dernières représentent seulement les activités et opinions de Claude Chamberlan, en tant qu'individu. Ce dernier est un des fondateurs du Cinéma Parallèle, mais il n'a aucune légitimité, ni autorité, pour parler au nom de la Corporation, ou négocier et affirmer des faits au nom de cette dernière. Aucune des actions énoncées n'a été faites au nom du Cinéma Parallèle, ni avec l'aval et l'approbation de ses instances décisionnelles.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;La Direction du Cinéma Parallèle, pour sa part et tel qu'annoncé par voie de communiqué mardi le 13 janvier dernier, travaille sur des solutions et explore toutes les avenues. Le véritable futur du Cinéma Parallèle vous sera annoncé sous peu par la voie unique de sa Présidente et de sa Direction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-101506817023474527?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/101506817023474527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=101506817023474527' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/101506817023474527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/101506817023474527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/01/fnc-oui-non-peut-tre.html' title='FNC - Oui, non, peut-être'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SXY7V7QtEaI/AAAAAAAAAg4/lMrD__djnc0/s72-c/Claude+_chamberlan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4569987353273192841</id><published>2009-01-20T07:51:00.004-05:00</published><updated>2009-01-20T08:01:30.117-05:00</updated><title type='text'>FNC sauvé + un nouveau cinéma?</title><content type='html'>Wow, une bonne nouvelle. Si le projet d'un nouveau cinéma au centre-ville pouvait se concrétiser, ce serait la joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Bonnes nouvelles pour les cinéphiles montréalais: le prochain Festival du nouveau cinéma se déroulera une fois de plus à Ex-Centris l'automne prochain et un projet est en gestation pour bâtir un nouveau complexe de deux salles dans le centre-ville de Montréal, qui abriterait notamment le cinéma Parallèle et se consacrerait au cinéma d'auteur, a appris &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt;.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«M. Chamberlan indique qu'il ne pilotera pas le projet. 'L'idéal, ce serait qu'une personne plus jeune prenne les commandes'.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le temps de postuler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/nouvelles/nouvelle-cinema/7276-Nouveau-projet-pour-le-Parallele.html"&gt;Nouveau projet pour le Parallèle&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4569987353273192841?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4569987353273192841/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4569987353273192841' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4569987353273192841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4569987353273192841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/01/fnc-sauv-un-nouveau-cinma.html' title='FNC sauvé + un nouveau cinéma?'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-8876847876421522853</id><published>2009-01-16T19:50:00.006-05:00</published><updated>2009-01-19T08:30:46.632-05:00</updated><title type='text'>Ex-Centris (sans jeu de mots ni rime)</title><content type='html'>Mais oui j'ai réagi. Seulement, j'hésitais entre publier sur Stalker et sur DVD en fr. Pas toujours évident d'être à deux endroits en même temps. J'ai finalement opté pour DVD en fr. &lt;a href="http://www.dvdenfrancais.com/dvd/fr/blog_cinema/?p=38"&gt;Triste nouvelle d'Ex-Centris&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous n'aviez pas vu, bien qu'elle ait réagi sur son blogue, Helen a publié son opinion dans l'éditorial hebdomadaire du 24 iMAG «&lt;a href="http://www.revue24images.com/articles.php?article=674"&gt;Le choc&lt;/a&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effectuant une recherche sur les problèmes qu'a éprouvés la Cinémathèque en 2004, je me suis rendu compte que le web est amnésique. Mis à part deux textes de Hors Champ et quelques morceaux de parchemins sans valeur, je n'ai rien trouvé! 5 ans à peine! Ça me déçoit à tout coup, moi qui rêve de diffusion massive du savoir. Tout reste à faire. Au moins on a des millions de vidéos intéressants et édifiants sur Youtube...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette optique et pour l'avancement de la connaissance (rien de moins), une petite revue de presse à partir de mes archives personnelles s'imposait. Pour vous lecteurs de Stalker et futurs googlers, voici la revue de presse Ex-Centris que je tiendrai à jour encore quelque temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://antoine.stalker.googlepages.com/revuedepresse%3Aex-centrisarr%C3%AAtesoncin%C3%A9ma"&gt;Revue de presse: Ex-Centris arrête son cinéma&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Mise à jour 17 janvier, après lecture, j'ajouterais que le texte de Bilodeau du 16 janvier résume bien ma pensée, c'est triste et c'est grave pour le cinéma d'auteur, mais on ne peut pas vraiment blâmer Langlois, même si c'est pas l'envie qui manque a priori...)&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-8876847876421522853?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/8876847876421522853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=8876847876421522853' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8876847876421522853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8876847876421522853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/01/ex-centris-sans-jeu-de-mots-ni-rime.html' title='Ex-Centris (sans jeu de mots ni rime)'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-5432484529221100256</id><published>2009-01-11T15:01:00.004-05:00</published><updated>2009-01-11T15:10:33.007-05:00</updated><title type='text'>Herzog en vedette</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SWpRjTmDgQI/AAAAAAAAAfg/XnYxDt4IVWU/s1600-h/positif.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 225px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SWpRjTmDgQI/AAAAAAAAAfg/XnYxDt4IVWU/s320/positif.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5290130379297227010" /&gt;&lt;/a&gt;Avis aux amateurs de Herzog. En France, les deux grands magazines ciné se sont passés le mot en décembre de telle sorte que Herzog se retrouve sur leur page couverture respective. Comme on les reçoit pas mal en retard ici au Québec, il est probablement encore temps de mettre la main dessus. Positif lui consacre même un dossier, rien de moins.&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SWpRbE-JeXI/AAAAAAAAAfY/DRPVFAk1m9Q/s1600-h/cahiers.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 100px; height: 144px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SWpRbE-JeXI/AAAAAAAAAfY/DRPVFAk1m9Q/s400/cahiers.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5290130237932796274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-5432484529221100256?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/5432484529221100256/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=5432484529221100256' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5432484529221100256'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5432484529221100256'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/01/herzog-en-vedette.html' title='Herzog en vedette'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SWpRjTmDgQI/AAAAAAAAAfg/XnYxDt4IVWU/s72-c/positif.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-2404196770651469659</id><published>2009-01-06T20:40:00.007-05:00</published><updated>2009-01-06T20:59:36.159-05:00</updated><title type='text'>Auto-Promo</title><content type='html'>Le blogue cinéma auquel je participais sur Canoë est mort. Il est un peu comme un vieux rafiot à l'abandon sur l'océan. On attend qu'il coule pour ne plus en parler. En fait, c'est tout le volet Divertissement qui n'a jamais vraiment fonctionné pour toutes sortes de raisons. (On a tout de même connu la belle époque Mickey qu'on a tant aimé détester.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je participe donc depuis le mois de décembre au site DVD en français en y tenant &lt;a href="http://www.dvdenfrancais.com/dvd/fr/blog_cinema/index.php"&gt;le blog cinéma&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-2404196770651469659?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/2404196770651469659/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=2404196770651469659' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2404196770651469659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2404196770651469659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2009/01/auto-promo.html' title='Auto-Promo'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4186588006623993354</id><published>2008-12-17T20:05:00.003-05:00</published><updated>2008-12-17T20:08:59.064-05:00</updated><title type='text'>Janmi donne vie</title><content type='html'>Un petit mot pour dire à ceux qui apprécient les billets de Janmi qu'en octobre dernier il a publié &lt;em&gt;Tarkovski, un cinéma "intellectuel"?&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Maiden voyage&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://janmi.blogspot.com/"&gt;http://janmi.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4186588006623993354?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4186588006623993354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4186588006623993354' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4186588006623993354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4186588006623993354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/12/janmi-donne-vie.html' title='Janmi donne vie'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-1517795589185758622</id><published>2008-12-17T13:10:00.006-05:00</published><updated>2008-12-17T13:17:58.254-05:00</updated><title type='text'>Buttinskies running around</title><content type='html'>Je ferai comme un certain chroniqueur populaire du JdeM qui pour renforcer son propos et éclairer la clientèle cible du tabloïd n’hésite pas à recourir aux nombreux classiques du cinéma, tel &lt;em&gt;Scarlett Empress&lt;/em&gt; pour parler de la couleur de la margarine ou &lt;em&gt;Pather Panchali&lt;/em&gt; afin de traiter du port du kirpan dans les écoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;J’ai commencé cette semaine la comédie &lt;em&gt;His Girl Friday&lt;/em&gt; de Howard Hawks. Voyez l’ironie de l’avant-propos.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;It all happened in the « Dark ages» of the newspaper game – when to a reporter «getting that story» justified anything short of murder. Incidentally you will see in this picture no resemblance to the men and women of the press of today. Ready? Well, once upon a time…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À un certain moment, Hildy Johnson (Rosalind Russell) explique à son ex (Cary Grant) pourquoi elle veut sortir du monde du journalisme (tiré des sous-titres) :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;A journalist?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;What does that mean?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Peeking through keyholes, chasing fire engines, waking people up in the middle of the night to ask questions, stealing pictures off old ladies? I know all about reporters. Buttinskies running around with no money, and for what?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;So a million people will know what’s going on. Why, I…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;(&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=8NM_Jes_poE"&gt;Voyez la citation exacte à la première minute de l’extrait sur youtube&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, aujourd’hui ça n’existe plus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5280824013584992818" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 258px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SUlBdhsWCjI/AAAAAAAAAeY/EUY2XvBk_rU/s320/JdeCul.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-1517795589185758622?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/1517795589185758622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=1517795589185758622' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1517795589185758622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1517795589185758622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/12/buttinskies-running-around.html' title='Buttinskies running around'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SUlBdhsWCjI/AAAAAAAAAeY/EUY2XvBk_rU/s72-c/JdeCul.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-7921653465145157450</id><published>2008-12-16T19:28:00.005-05:00</published><updated>2008-12-16T19:35:15.621-05:00</updated><title type='text'>La meilleure critique de l'année</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SUhHzlusUCI/AAAAAAAAAeQ/tKIqaM8SCxk/s1600-h/poulpes.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5280549514718760994" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 350px; CURSOR: hand; HEIGHT: 267px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SUhHzlusUCI/AAAAAAAAAeQ/tKIqaM8SCxk/s400/poulpes.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://antoine.stalker.googlepages.com/leparfumdespoulpes"&gt;Le Parfum des poulpes&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://antoine.stalker.googlepages.com/leparfumdespoulpes"&gt;Un film que j'ai vu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une critique d'AKL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Merci de pasticher tous les &lt;a href="http://www.canoe.com/divertissement/cinema/critiques/2008/12/05/7647676-jdm.html"&gt;mauvais de ce monde&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-7921653465145157450?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/7921653465145157450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=7921653465145157450' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7921653465145157450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7921653465145157450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/12/la-meilleure-critique-de-lanne.html' title='La meilleure critique de l&apos;année'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SUhHzlusUCI/AAAAAAAAAeQ/tKIqaM8SCxk/s72-c/poulpes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-3577552138652172262</id><published>2008-12-02T20:38:00.004-05:00</published><updated>2008-12-02T20:58:56.911-05:00</updated><title type='text'>Illico/Canoe/Videotron/Quebecor cinéphiles verticaux</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/STXnJLFrD3I/AAAAAAAAAeI/3n2IO4qB14I/s1600-h/elephant.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5275376683315826546" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 395px; CURSOR: hand; HEIGHT: 146px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/STXnJLFrD3I/AAAAAAAAAeI/3n2IO4qB14I/s400/elephant.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mon dernier billet remonte au 23 octobre?! Alors bon. Oui. Reprenons nos sens. Tenez, prenez Éléphant par exemple. C'est de Quebecor, alors forcément ça doit être nul, ou alors pas très loin de cet état. Un éléphant blanc, sûrement. C'est ce que je me disais sachant au départ qu'on y affectait la moitié du plus petit dénominateur commun possible en ressource(s) humaine(s).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a un «mais». Oui, le site sert à «plugger» convergemment tel service et tel autre, par exemple et surtout Illico. À tout hasard, j'ai lancé un nom au moteur de recherche pour vérifier scientifiquement -il va sans dire- la qualité de cette base de données du cinéma québécois, cette mémoire d'éléphant aux défenses de branding: Jutra. En référence à Claude Jutra dont il est si difficile de trouver quelconque film en DVD. Mais (le fameux «mais» susmentionné), mais! Je tombe sur la fiche de &lt;em&gt;Les Mains nettes&lt;/em&gt;. Film 16mm en noir et blanc de Claude Jutra, ONF, scénario de Fernand Dansereau, images de Michel Brault, interprétation de... (est-ce que je les connais?) et Gilles Groulx au montage! Et vous savez quoi? Sur Illico! Encore une comme ça et je m'abonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une belle initiative, en espérant que Quebecor arrêtera de faire le grippe-sou.&lt;br /&gt;Lancez donc quelques défis à Éléphant, trouvez-vous quelques bijoux?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://elephant.canoe.ca/"&gt;http://elephant.canoe.ca/&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-3577552138652172262?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/3577552138652172262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=3577552138652172262' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3577552138652172262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3577552138652172262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/12/illicocanoevideotronquebecor-cinphiles.html' title='Illico/Canoe/Videotron/Quebecor cinéphiles verticaux'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/STXnJLFrD3I/AAAAAAAAAeI/3n2IO4qB14I/s72-c/elephant.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-2563057253826230960</id><published>2008-10-23T20:36:00.006-04:00</published><updated>2008-10-24T19:31:05.753-04:00</updated><title type='text'>Entretien avec Michelangelo Antonioni</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SQEeoY2-KFI/AAAAAAAAAeA/Ty5W0NMCpRE/s1600-h/Michelangelo_Antonioni.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260519518962067538" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 305px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SQEeoY2-KFI/AAAAAAAAAeA/Ty5W0NMCpRE/s400/Michelangelo_Antonioni.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;Dans la revue &lt;em&gt;Positif&lt;/em&gt; juillet-août 2008, no 569-570, consacrée à Michelangelo Antonioni, on retrouve la traduction française d'un entretien réalisé en 1969 avec le cinéaste. Je remarque que j'ai tendance à lire les entretiens de A à Z. Ça m'est arrivé il n'y a pas si longtemps avec &lt;a href="http://www.horschamp.qc.ca/spip.php?article296"&gt;l'Entretien avec Carlos Ferrand &lt;/a&gt;dans &lt;em&gt;Hors Champ&lt;/em&gt;. Il y a quelque chose de vivant, de direct, de vrai dans une interview. On sort de la théorie et de l'encensement pour découvrir un peu plus la personnalité du réalisateur, déjà perceptible dans ses films.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À défaut de vous donner la version française de cet entretien, j'ai trouvé la version anglaise (et donc originale) sur Internet, pour ceux qui le lisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur Cinépars: &lt;a href="http://antoine.stalker.googlepages.com/interviewwithmichelangeloantonioniinrome"&gt;Interview with Michelangelo Antonioni in Rome, July 29, 1969&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effectuant cette recherche, je suis tombé sur un site assez fantastique qui regroupe des entrevues réalisées avec plus d'une soixantaine de grands réalisateurs européens: Bresson, Fassbinder, Fellini, Godard, Kusturica, Pasolini, Visconti, etc. Vraiment une belle référence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.zakka.dk/euroscreenwriters/interviews/index.htm"&gt;Euroscreenwriters&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-2563057253826230960?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/2563057253826230960/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=2563057253826230960' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2563057253826230960'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2563057253826230960'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/10/entretien-avec-michelangelo-antonioni.html' title='Entretien avec Michelangelo Antonioni'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SQEeoY2-KFI/AAAAAAAAAeA/Ty5W0NMCpRE/s72-c/Michelangelo_Antonioni.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-7976869123726451966</id><published>2008-09-16T15:39:00.003-04:00</published><updated>2008-09-16T15:53:07.304-04:00</updated><title type='text'>Bureau de pigiste</title><content type='html'>Par la tag conférée par &lt;a href="http://www.simondor.com/blog/"&gt;Simon Dor&lt;/a&gt;, dans un élan de webréalité, sans mise en scène (ou presque), voici mon habitat de travail et de loisirs dans son état naturel. Je n’ai attendu qu’une lumière plus joyeuse que ce qu’offrait la queue de Ike. On voit des grands plants de piments habanero et des mini séquoias géants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SNAOdhXndVI/AAAAAAAAAdw/mye8C2MbPus/s1600-h/IMGA0965.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5246709466223048018" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SNAOdhXndVI/AAAAAAAAAdw/mye8C2MbPus/s400/IMGA0965.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SNAOOgTO2pI/AAAAAAAAAdo/SwR68yoYl5E/s1600-h/IMGA0964.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5246709208238185106" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SNAOOgTO2pI/AAAAAAAAAdo/SwR68yoYl5E/s400/IMGA0964.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Je transmets cette tag à :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fonddelhereeffraie.blogspot.com/"&gt;Philémon&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://thelonedreamer.wordpress.com/"&gt;The Lone Dreamer&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://passagesinutiles.blogspot.com/"&gt;Passages inutiles&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-7976869123726451966?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/7976869123726451966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=7976869123726451966' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7976869123726451966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7976869123726451966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/09/bureau-de-pigiste.html' title='Bureau de pigiste'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SNAOdhXndVI/AAAAAAAAAdw/mye8C2MbPus/s72-c/IMGA0965.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-6701783278106002792</id><published>2008-08-27T13:54:00.002-04:00</published><updated>2008-08-27T14:16:29.958-04:00</updated><title type='text'>Les films d'auteur poches</title><content type='html'>Les trois ingrédients essentiels pour tourner un film d’auteur : un enfant, un pylône et le silence. Selon David Cox.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SLWZ5NUv6ZI/AAAAAAAAAdg/39EbZKmopT8/s1600-h/davidcox.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5239262949623720338" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SLWZ5NUv6ZI/AAAAAAAAAdg/39EbZKmopT8/s400/davidcox.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le journaliste du &lt;em&gt;Guardian&lt;/em&gt; est revenu vraiment frustré du festival de Locarno. Il en a marre des films d’art et d’essai qui excusent tout, même le sans-intérêt et l’absence de maîtrise du langage cinématographique. Son billet, &lt;a href="http://blogs.guardian.co.uk/film/2008/08/why_most_arthouse_films_are_so_unspeakably_awful.html"&gt;Why most arthouse films are so unspeakably awful&lt;/a&gt;, me rappelle la sortie du même genre qu’avait faite André Habib dans &lt;em&gt;Hors Champ &lt;/em&gt;en 2007 dans &lt;a href="http://www.horschamp.qc.ca/article.php3?id_article=272"&gt;Revoir Stalker (avec un détour sur The Road to Nod)&lt;/a&gt;. Dans ce détour, où le réalisateur était attendu avec tonne de briques et fanal, Habib affirmait notamment «&lt;em&gt;The Road to Nod&lt;/em&gt;, pour couper court, fait partie de ces exemples, s'autoglorifiant par mise à distance successive et enfilades de refus, d'une défense d'une certaine idée relativement désuète et convenue du film d'art européen, alors que le film ne recèle pas une once, ni du savoir-faire, ni de la finesse, de tous ceux de qui il se réclame et dont il se voudrait l'héritier. Y aurait-il de l'ironie, que nous aurions compris et accepté. Il n'y a que de la pose et, au bout du compte, du très mauvais cinéma».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve ce ton chez Cox qui commence ainsi «I'm just back from Locarno and I'm horrified: the idiots have taken over the asylum. So how come everyone else is showering them in cash?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus loin…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«However, it wasn't such forlorn masterpieces that imprinted themselves on my consciousness. Rather, it was the more numerous specimens of Euro-arthouse endeavour that were grotesquely, unbelievably bad. No, actually a good bit worse than that. In some of these proud festival entries, not the faintest prospect of entertainment, stimulation or enlightenment was to be discerned.How could these abominations ever have got past their creator's first two seconds of deliberation, let alone won funding from a regional film board, a festival invitation and respectful applause from an audience of supposed cinephiles?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, toujours du &lt;em&gt;Guardian&lt;/em&gt;, &lt;a href="http://blogs.guardian.co.uk/film/2008/08/locarno_curiouser_and_curiouse.html"&gt;Nick Bradshaw&lt;/a&gt; donnait son opinion sur le film de Côté : «Denis Côté's more ponderously titled &lt;em&gt;Elle veut le chaos&lt;/em&gt; (translated as &lt;em&gt;All That She Wants&lt;/em&gt;) - a laconic gangster western, perhaps, set in the Quebec countryside and shot in beautiful, imperturbable black and white - was tantalising to watch, but sank under the weight of its inchoate aspirations. (The jury gave Côté the Best Director prize, which may or may not rebuff my judgment.)»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-6701783278106002792?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/6701783278106002792/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=6701783278106002792' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6701783278106002792'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6701783278106002792'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/08/les-films-dauteur-poches.html' title='Les films d&apos;auteur poches'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SLWZ5NUv6ZI/AAAAAAAAAdg/39EbZKmopT8/s72-c/davidcox.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-1748686315697947936</id><published>2008-08-24T19:27:00.004-04:00</published><updated>2008-08-24T19:34:07.819-04:00</updated><title type='text'>Être ou ne pas être... absurde</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SLHvnx2fDPI/AAAAAAAAAdY/kMHPz7ZPmRs/s1600-h/camus.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5238231308284398834" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SLHvnx2fDPI/AAAAAAAAAdY/kMHPz7ZPmRs/s400/camus.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;Je viens de terminer la lecture du &lt;em&gt;Mythe de Sisyphe&lt;/em&gt; d’Albert Camus et non, je ne suis pas un homme absurde. En proie à mes vérités, je vis d’illusion. En tout cas, croyant ou absurde, je n’ai pas envie de me suicider pour l’instant. Certainement, je me reconnais plus chez Kierkegaard – pour le peu que j’ai lu – que chez Camus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’empêche, le chapitre «La comédie» a retenu mon attention. Pour illustrer la vie de l’homme absurde, Camus prend l’acteur de théâtre en exemple, dans sa carrière comme dans son métier. En lisant ce passage, on peut établir beaucoup de rapprochements entre l’acteur du théâtre et celui du cinéma. À certains moments, comment ne pas penser à la vie et au destin de Heath Ledger, ne serait-ce que dans cet extrait : «L’acteur savait alors quelle punition lui était promise. Mais quel sens pouvaient avoir de si vagues menaces [de l’Église] au prix du châtiment dernier que lui réservait la vie même? C’était celui-là qu’il éprouvait par avance et acceptait dans son entier. Pour l’acteur comme pour l’homme absurde, une mort prématurée est irréparable.» Voilà bien un danger qui guette l’acteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps, on se rend compte en tenant cette comparaison que le cinéma, comme la télévision, en immortalisant le jeu des acteurs, a radicalement changé le rapport à la durée. Par exemple, Camus écrivait «L’acteur nous laissera au mieux une photographie et rien de ce qui était lui, ses gestes et ses silences, son souffle court ou sa respiration d’amour, ne viendra jusqu’à nous.» Aujourd’hui, les archives de la télévision et du cinéma constituent autant de fragments de mémoire, d’images plus exactes que n’importe quel souvenir individuel. Ainsi, même acteur de théâtre, d’aucun ne laissera plus «au mieux» qu’une photographie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai mis quelques commentaires entre crochets.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Le spectacle, dit Hamlet, voilà le piège où j’attraperai la conscience du roi.» Attraper est bien dit. Car la conscience va vite ou se replie. Il faut la saisir au vol, à ce moment inappréciable où elle jette sur elle-même un regard fugitif. L’homme quotidien n’aime guère à s’attarder. Tout le presse au contraire. Mais en même temps, rien plus que lui-même ne l’intéresse, surtout dans ce qu’il pourrait être. De là son goût pour le théâtre, pour le spectacle [et nous pourrions ajouter aujourd’hui le cinéma, la webxhibition, la téléréalité, les téléséries, les innombrables magazines à potins, etc.], où tant de destins lui sont proposés dont il reçoit la poésie sans en souffrir l’amertume. Là du moins, on reconnaît l’homme inconscient et il continue à se presser vers on ne sait quel espoir. L’homme absurde commence où celui-ci finit, où, cessant d’admirer le jeu, l’esprit veut y entrer. Pénétrer dans toutes ces vies, les éprouver dans leur diversité, c’est proprement les jouer. Je ne dis pas que les acteurs en général obéissent à cet appel, qu’ils sont des hommes absurdes, mais que leur destin est un destin absurde qui pourrait séduire et attirer un cœur clairvoyant. Ceci est nécessaire à poser pour entendre sans contresens ce qui va suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’acteur règne dans le périssable. De toutes les gloires, on le sait, la sienne est la plus éphémère. [C’est beaucoup moins vrai avec le cinéma. Si on a oublié tous les acteurs de théâtre ou presque des années 20, Charlie Chaplin et Buster Keaton, par exemple, demeurent des légendes grâce au miracle de la pellicule argentique] Cela se dit du moins dans la conversation. Mais toutes les gloires sont éphémères. Du point de vue de Sirius, les œuvres de Goethe dans dix mille ans seront en poussière et son nom oublié. Quelques archéologues peut-être chercheront des «témoignages» de notre époque. Cette idée a toujours été enseignante. Bien méditée, elle réduit nos agitations à la noblesse profonde qu’on trouve dans l’indifférence. Elle dirige surtout nos préoccupations vers le plus sûr, c’est-à-dire vers l’immédiat. De toutes les gloires, la moins trompeuse est celle qui se vit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’acteur a donc choisi la gloire innombrable, celle qui se consacre et qui s’éprouve. De ce que tout doive un jour mourir, c’est lui qui tire la meilleure conclusion. Un acteur réussit ou ne réussit pas. Un écrivain garde un espoir même s’il est méconnu. Il suppose que ses œuvres témoigneront de ce qu’il fut. L’acteur nous laissera au mieux une photographie et rien de ce qui était lui, ses gestes et ses silences, son souffle court ou sa respiration d’amour, ne viendra jusqu’à nous. [De là toute la différence avec l’acteur du cinéma] Ne pas être connu de lui, c’est ne pas jouer et ne pas jouer, c’est mourir cent fois avec tous les êtres qu’il aurait animés ou ressuscités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi d’étonnant à trouver une gloire périssable bâtie sur les plus éphémères des créations? L’acteur a trois heures pour être Iago ou Alceste, Phèdre ou Glocester. Dans ce court passage, il les fait naître et mourir sur cinquante mètres carrés de planches. Jamais l’absurde n’a été si bien ni si longtemps illustré. Ces vies merveilleuses, ces destins uniques et complets qui croissent et s’achèvent entre les murs et pour quelques heures, quel raccourci souhaiter qui soit plus révélateur? Passé le plateau, Sigismond n’est plus rien. Deux heures après, on le voit qui dîne en ville. C’est alors peut-être que la vie est un songe. Mais après Sigismond vient un autre. Le héros qui souffre d’incertitude remplace l’homme qui rugit après sa vengeance. À parcourir ainsi les siècles et les esprits, à mimer l’homme tel qu’il peut être et tel qu’il est, l’acteur rejoint cet autre personnage absurde qui est le voyageur. Comme lui, il épuise quelque chose et parcourt sans arrêt. Il est le voyageur du temps et, pour les meilleurs, le voyageur traqué des âmes. Si jamais la morale de la quantité pouvait trouver un aliment, c’est bien sur cette scène singulière. Dans quelle mesure l’acteur bénéficie de ces personnages, il est difficile de le dire. Mais l’important n’est pas là. Il s’agit de savoir, seulement, à quel point il s’identifie à ces vies irremplaçables. Il arrive en effet qu’il les transporte avec lui, qu’ils débordent légèrement le temps et l’espace où ils sont nés. Ils accompagnent l’acteur qui ne se sépare plus très aisément de ce qu’il a été. Il arrive que pour prendre son verre, il retrouve le geste d’Hamlet soulevant sa coupe. Non, la distance n’est pas si grande qui le sépare des êtres qu’il fait vivre. Il illustre alors abondamment tous les mois ou tous les jours, cette vérité si féconde qu’il n’y a pas de frontière entre ce qu’un homme veut être et ce qu’il est. À quel point le paraître fait l’être, c’est ce qu’il démontre, toujours occupé de mieux figurer. Car c’est son art, cela, de feindre absolument, d’entrer le plus avant possible dans des vies qui ne sont pas les siennes. Au terme de son effort, sa vocation s’éclaire : s’appliquer de tout son cœur à n’être rien ou à être plusieurs. Plus étroite est la limite qui lui est donnée pour créer son personnage et plus nécessaire est son talent. Il va mourir dans trois heures sous le visage qui est le sien aujourd’hui. Il faut qu’en trois heures il éprouve et exprime tout un destin exceptionnel. Cela s’appelle se perdre pour se retrouver. Dans ces trois heures, il va jusqu’au bout du chemin sans issue que l’homme du parterre met toute sa vie à parcourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mime du périssable, l’acteur ne s’exerce et ne se perfectionne que dans l’apparence. La convention du théâtre, c’est que le cœur ne s’exprime et ne se fait comprendre que par les gestes et dans le corps – ou par la voix qui est autant de l’âme que du corps. La loi de cet art veut que tout soit grossi et se traduise en chair. S’il fallait sur la scène aimer comme l’on aime, user de cette irremplaçable voix du cœur, regarder comme on contemple, notre langage resterait chiffré. Les silences ici doivent se faire entendre. L’amour hausse le ton et l’immobilité même devient spectaculaire. Le corps est roi. N’est pas «théâtral» qui veut et ce mot, déconsidéré à tort, recouvre toute une esthétique et toute une morale. La moitié d’une vie d’homme se passe à sous-entendre, à détourner la tête et à se taire. L’acteur est ici l’intrus. Il lève le sortilège de cette âme enchaînée et les passions se ruent enfin sur leur scène. Elles parlent dans tous les gestes, elle ne vivent que par cris. Ainsi l’acteur compose ses personnages pour la montre. Il les dessine ou les sculpte, il se coule dans leur forme imaginaire et donne à leurs fantômes son sang. Je parle du grand théâtre, cela va sans dire, celui qui donne à l’acteur l’occasion de remplir son destin tout physique. Voyez Shakespeare. Dans ce théâtre du premier mouvement ce sont les fureurs du corps qui mènent la danse. Elles expliquent tout. Sans elles, tout s’écroulerait. Jamais le roi Lear n’irait au rendez-vous que le lui donne la folie sans le geste brutal qui exile Cordelia et condamne Edgar. Il est juste que cette tragédie se déroule alors sous le signe de la démence. Les âmes sont livrées aux démons et à leur sarabande. Pas moins de quatre fous, l’un par métier, l’autre par volonté, les deux derniers par tourment : quatre corps désordonnés, quatre visages indicibles d’une même condition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’échelle même du corps humain est insuffisante. Le masque et les cothurnes, le maquillage qui réduit et accuse le visage dans ses éléments essentiels, le costume qui exagère et simplifie cet univers sacrifie tout à l’apparence, et n’est fait que pour l’œil. Par un miracle absurde, c’est le corps qui apporte encore la connaissance. Je ne comprendrais jamais bien Iago que si je le jouais. J’ai beau l’entendre, je ne le saisis qu’au moment où je le vois. Du personnage absurde, l’acteur a par suite la monotonie, cette silhouette unique, entêtante, à la fois étrange et familière qu’il promène à travers tous ses héros. Là encore la grande œuvre théâtrale sert cette unité de ton. C’est là que l’acteur se contredit : le même et pourtant si divers, tant d’âmes résumées par un seul corps. Mais c’est la contradiction absurde elle-même, cet individu qui veut tout atteindre et tout vivre, cette vaine tentative, cet entêtement sans portée. Ce qui se contredit toujours s’unit pourtant en lui. Il est à cet endroit où le corps et l’esprit se rejoignent et se serrent, où le second lassé de ses échecs se retourne vers son plus fidèle allié. «Et bénis soient ceux dit Hamlet, dont le sang et le jugement sont si curieusement mêlés qu’ils ne sont pas flûte où le doigt de la fortune fait chanter le trou qui lui plaît.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment l’Église n’eût-elle pas condamné dans l’acteur pareil exercice?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Deux paragraphes sur l’Église]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les comédiens de l’époque se savaient excommuniés. Entrer dans la profession, c’était choisir l’Enfer. Et l’Église discernait en eux ses pires ennemis. Quelques littérateurs s’indignent :«Eh quoi, refuser à Molière les derniers secours!» Mais cela était juste et surtout pour celui-là qui mourut en scène et acheva sous le fard une vie tout entière vouée à la dispersion. On invoque à son propos le génie qui excuse tout. Mais le génie n’excuse rien, justement parce qu’il s’y refuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’acteur savait alors quelle punition lui était promise. Mais quel sens pouvaient avoir de si vagues menaces au prix du châtiment dernier que lui réservait la vie même? C’était celui-là qu’il éprouvait par avance et acceptait dans son entier. Pour l’acteur comme pour l’homme absurde, une mort prématurée est irréparable. Rien ne peut compenser la somme des visages et des siècles qu’il eût, sans cela, parcourus. Mais de toutes façons, il s’agit de mourir. Car l’acteur est sans doute partout, mais le temps l’entraîne aussi et fait avec lui son effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit d’un peu d’imagination pour sentir alors ce que signifie un destin d’acteur. C’est dans le temps qu’il compose et énumère ses personnages. C’est dans le temps aussi qu’il apprend à les dominer. Plus il a vécu de vies différentes et mieux il se sépare d’elles. Le temps vient où il faut mourir à la scène et au monde. Ce qu’il a vécu est en face de lui. Il voit clair. Il sent ce que cette aventure a de déchirant et d’irremplaçable. Il sait et peut maintenant mourir. Il y a des maisons de retraite pour vieux comédiens.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-1748686315697947936?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/1748686315697947936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=1748686315697947936' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1748686315697947936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1748686315697947936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/08/tre-ou-ne-pas-tre-absurde.html' title='Être ou ne pas être... absurde'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SLHvnx2fDPI/AAAAAAAAAdY/kMHPz7ZPmRs/s72-c/camus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-5851960574616509015</id><published>2008-08-23T17:09:00.002-04:00</published><updated>2008-08-23T17:12:51.317-04:00</updated><title type='text'>Chaleur instantanés</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SLB8zvnyVTI/AAAAAAAAAWs/iT8SFmRw7yw/s1600-h/chaleur.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5237823595030402354" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SLB8zvnyVTI/AAAAAAAAAWs/iT8SFmRw7yw/s400/chaleur.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/0Mqdh2iHFMo&amp;hl=en&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/0Mqdh2iHFMo&amp;hl=en&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/zRUehk0WHCk&amp;hl=en&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/zRUehk0WHCk&amp;hl=en&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-5851960574616509015?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/5851960574616509015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=5851960574616509015' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5851960574616509015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5851960574616509015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/08/chaleur-instantans.html' title='Chaleur instantanés'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SLB8zvnyVTI/AAAAAAAAAWs/iT8SFmRw7yw/s72-c/chaleur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-9172917019705524356</id><published>2008-08-23T08:17:00.005-04:00</published><updated>2008-08-23T08:41:56.407-04:00</updated><title type='text'>Le sage parla</title><content type='html'>Pour ceux qui ne seraient pas abonnés au &lt;a href="http://www.revue24images.com/"&gt;24 Images&lt;/a&gt;, le dernier numéro vient de sortir avec une petite surprise: un dossier sur les Séries télé. Comme d'habitude, les textes de Pierre Barrette sont fort intéressants, même qu'il y a &lt;a href="http://www.arretetoncinema.blogspot.com/"&gt;Helen &lt;/a&gt;qui signe un texte sur la téléperméabilité post-911.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que la pub est faite, voilà l'extrait que je voulais partager. Tiré de l'entretien du réalisateur Paul Tana avec Marcel Jean.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.selcuk-demirel.com/galerie.php?cat=1"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5237692106917859010" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SLAFOIO0zsI/AAAAAAAAAWk/7AKZzT_4WW4/s400/mickey.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;«Je me réinstallerais volontiers dans le &lt;em&gt;mainstream&lt;/em&gt;, mais je ne suis pas du tout certain que je jouerais avec le même intérêt dans la ligue dans laquelle j'évoluais avant, celle des longs métrages. Je ne sais pas... Je ne me sens pas victime du contexte actuel - dans lequel la quête avide du plus grand nombre de spectateurs est la donnée fondamentale -, mais comme observateur de ce contexte, je remarque que je ne peux accepter le &lt;strong&gt;conservatisme esthétique&lt;/strong&gt; qui en découle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la plupart des cinéastes de ma génération, je suis le produit d'un environnement idéaliste, qui a peut-être même exacerbé des tendances narcissiques (le cinéma d'auteur avec un grand A), alors que le public était une donnée secondaire parce que ce qui était important, c'était la démarche du cinéaste. Avec raison, sans doute, on a contré les excès de cette pensée. Je ne condamne pas ce rééquilibrage. Le problème, c'et qu'aujourd'hui on a tendance à sacrifier des films en présumant qu'ils n'intéressent personne alors que ce qu'il faudrait, c'est un peu &lt;strong&gt;d'imagination du côté de la distribution et de la recherche de public&lt;/strong&gt;.»&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-9172917019705524356?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/9172917019705524356/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=9172917019705524356' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/9172917019705524356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/9172917019705524356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/08/le-sage-parla.html' title='Le sage parla'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SLAFOIO0zsI/AAAAAAAAAWk/7AKZzT_4WW4/s72-c/mickey.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-2455716609481101652</id><published>2008-08-18T15:06:00.003-04:00</published><updated>2008-08-18T15:13:17.383-04:00</updated><title type='text'>Louve-garou</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKnJhZOTsII/AAAAAAAAAWc/iS5pYIWMEl0/s1600-h/fnc.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5235937617338675330" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKnJhZOTsII/AAAAAAAAAWc/iS5pYIWMEl0/s400/fnc.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le FNC dévoilait aujourd'hui son affiche édition 2008. Plus féroce que le gros minou du FFM, mais ça manque pas un peu d'harmonie? Si on veut suggérer qu'une affiche superposée a été déchirée et découpée, on dirait plutôt un effet de découpage sur Photoshop. On s'habituera peut-être...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-2455716609481101652?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/2455716609481101652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=2455716609481101652' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2455716609481101652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2455716609481101652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/08/louve-garou.html' title='Louve-garou'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKnJhZOTsII/AAAAAAAAAWc/iS5pYIWMEl0/s72-c/fnc.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-5430472253334082275</id><published>2008-08-17T16:18:00.009-04:00</published><updated>2008-08-17T16:31:10.080-04:00</updated><title type='text'>L'image dans la peau</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIBI53xII/AAAAAAAAAVs/94p2-q8Bsb0/s1600-h/IMGA0955.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5235584119969662082" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIBI53xII/AAAAAAAAAVs/94p2-q8Bsb0/s200/IMGA0955.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Je ne l’ai su qu’aujourd’hui parce que hier j’étais occupé à finir la construction de cela.&lt;br /&gt;Ce n’est donc que cet après-midi que j’apprends ceci, Denis Côté a remporté hier le prix de la meilleure mise en scène au Festival de Locarno, pour le film &lt;em&gt;Elle veut le chaos&lt;/em&gt;. À voir au FNC cet automne donc. Je n’ai jamais publié de commentaire sur ses films, ce serait une bonne occasion de me rattraper cet automne avec quelque chose de comparatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a pas que le pelage du léopard qui soit fascinant comme en témoignent ces photos pigées sur AP. Comme quoi Denis C. a vraiment l’image dans la peau. On devrait décerner un prix à son tatoueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIgiC9hAI/AAAAAAAAAWE/AfuzQjnxf9c/s1600-h/denisc2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5235584659294618626" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIgiC9hAI/AAAAAAAAAWE/AfuzQjnxf9c/s400/denisc2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIQN7K-oI/AAAAAAAAAV0/4sMZvXG_MCw/s1600-h/denisc.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5235584379015330434" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIQN7K-oI/AAAAAAAAAV0/4sMZvXG_MCw/s400/denisc.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIY2a5lrI/AAAAAAAAAV8/cVcaHSp5yH4/s1600-h/denisc1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5235584527324780210" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIY2a5lrI/AAAAAAAAAV8/cVcaHSp5yH4/s400/denisc1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIwE4ZCKI/AAAAAAAAAWU/siU0LFShQ7w/s1600-h/denisc4.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5235584926343563426" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIwE4ZCKI/AAAAAAAAAWU/siU0LFShQ7w/s400/denisc4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIpfBuuHI/AAAAAAAAAWM/pDjdC3CdLRk/s1600-h/denisc3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5235584813102970994" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIpfBuuHI/AAAAAAAAAWM/pDjdC3CdLRk/s400/denisc3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(Avec Eve Duranceau sur la dernière photo) &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je vous suggère ces liens:&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;-La nouvelle sur Canoë&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;a href="http://www.canoe.com/divertissement/cinema/nouvelles/2008/08/16/6474231-pc.html"&gt;Denis Côté enlève le prix de la mise en scène &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;-Le réalisateur parle de son film à La Presse&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/entrevues/entrevue/1871-iElle-veut-le-chaosi-un-troisieme-film-pour-Denis-Cote.html"&gt;Elle veut le chaos, un troisième film pour Denis Côté&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;-Trois photos du plateau de tournage par FilmCan&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;a title="Permanent Link to Elle veut le chaos - On the Set" href="http://www.filmcan.org/news/?p=48" rel="bookmark"&gt;Elle veut le chaos - On the Set&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-5430472253334082275?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/5430472253334082275/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=5430472253334082275' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5430472253334082275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5430472253334082275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/08/limage-dans-la-peau.html' title='L&apos;image dans la peau'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SKiIBI53xII/AAAAAAAAAVs/94p2-q8Bsb0/s72-c/IMGA0955.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-2645688376425516007</id><published>2008-08-07T14:37:00.004-04:00</published><updated>2008-08-07T14:43:22.911-04:00</updated><title type='text'>Le Cas goberge</title><content type='html'>J'y vais aussi de ma participation en tapage médiatique pour la sortie du prochain pseudofilm puérilo-nombriliste. Voici l'analyse la plus sérieuse que je puisse faire sans avoir vu le film (sinon on m'accuserait de mauvaise foi, je suis professionnel quand même). Mes prévisions donc, nono-bstant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SJtCFKlP4PI/AAAAAAAAAVk/QHnDMjlCUDw/s1600-h/goberge.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231848048628326642" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SJtCFKlP4PI/AAAAAAAAAVk/QHnDMjlCUDw/s400/goberge.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SJtCAoekk6I/AAAAAAAAAVc/mthqZs1ikzE/s1600-h/cascelebre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231847970754040738" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SJtCAoekk6I/AAAAAAAAAVc/mthqZs1ikzE/s400/cascelebre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon choix aurait plutôt été:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SJtB6Toy5_I/AAAAAAAAAVU/Ng2IAu4ut8o/s1600-h/cascredible.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231847862080563186" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SJtB6Toy5_I/AAAAAAAAAVU/Ng2IAu4ut8o/s400/cascredible.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-2645688376425516007?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/2645688376425516007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=2645688376425516007' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2645688376425516007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2645688376425516007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/08/le-cas-goberge.html' title='Le Cas goberge'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SJtCFKlP4PI/AAAAAAAAAVk/QHnDMjlCUDw/s72-c/goberge.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-6216028087796701535</id><published>2008-08-06T21:44:00.004-04:00</published><updated>2008-08-06T21:57:55.339-04:00</updated><title type='text'>Citizen Penn</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SJpV58QzyTI/AAAAAAAAAVM/QzuE8hFys2o/s1600-h/seanpenn.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5231588371061786930" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SJpV58QzyTI/AAAAAAAAAVM/QzuE8hFys2o/s320/seanpenn.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les articles de 8000 mots et plus sont de plus en plus rares (et inexistants chez Quebecor).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son numéro du mois de mai 2008, la revue &lt;em&gt;Positif&lt;/em&gt; publiait la traduction d'un article fort intéressant sur Sean Penn paru en 2006 dans le &lt;em&gt;New Yorker&lt;/em&gt;. En cherchant la citation «What's the difference between yogurt and Los Angeles? Yogurt has a living culture.», je me suis rendu compte que l'article original en anglais, également publié dans &lt;em&gt;The Observer,&lt;/em&gt; se trouve toujours en ligne. Alors si ça vous intéresse et que vous n'avez pas ce numéro du &lt;em&gt;Positif&lt;/em&gt;, voici le lien vers &lt;em&gt;The Observer&lt;/em&gt;. Je l'ai aussi récupéré dans mes archives, sait-on jamais quand il disparaîtra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.guardian.co.uk/film/2006/jun/04/features.magazine1"&gt;Sur The Observer&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://antoine.stalker.googlepages.com/citizenpenn"&gt;Sur Cinépars &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-6216028087796701535?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.guardian.co.uk/film/2006/jun/04/features.magazine1' title='Citizen Penn'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/6216028087796701535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=6216028087796701535' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6216028087796701535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6216028087796701535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/08/citizen-penn.html' title='Citizen Penn'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SJpV58QzyTI/AAAAAAAAAVM/QzuE8hFys2o/s72-c/seanpenn.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-6628192340296739472</id><published>2008-08-04T08:37:00.002-04:00</published><updated>2008-08-04T08:41:19.832-04:00</updated><title type='text'>Soljenitsyne nous quitte</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_0LlFB0GPm7M/SJb4Ge8L1wI/AAAAAAAAAVE/fIbW8YQ5kXM/s1600-h/soljenitsyne.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5230640807505811202" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_0LlFB0GPm7M/SJb4Ge8L1wI/AAAAAAAAAVE/fIbW8YQ5kXM/s400/soljenitsyne.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça y est, le grand écrivain est mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous invite à lire cet article du Monde: &lt;a href="http://www.lemonde.fr/carnet/article/2008/08/04/alexandre-soljenitsyne-ecrivain-et-heros-de-la-dissidence-russe_1079969_3382.html"&gt;Alexandre Soljenitsyne, écrivain et héros de la dissidence russe&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre Alexandre, Sokourov celui-là, a eu la bonne idée de le rencontrer il y a quelques années alors que l'écrivain était revenu dans sa terre natale. Quelques extraits du DVD dans ce billet: &lt;a href="http://antgod.blogspot.com/2008/02/dialogues-with-solzhenitsyn-film-by.html"&gt;Dialogues with Solzhenitsyn : a film by Alexander Sokurov&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-6628192340296739472?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/6628192340296739472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=6628192340296739472' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6628192340296739472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6628192340296739472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/08/soljenitsyne-nous-quitte.html' title='Soljenitsyne nous quitte'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_0LlFB0GPm7M/SJb4Ge8L1wI/AAAAAAAAAVE/fIbW8YQ5kXM/s72-c/soljenitsyne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-2932406393791657033</id><published>2008-07-26T15:44:00.006-04:00</published><updated>2008-07-26T16:17:27.568-04:00</updated><title type='text'>Nuages sur la ville pendant la nuit</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_0LlFB0GPm7M/SIuEJhbaHZI/AAAAAAAAAU8/gQst8LsgdvQ/s1600-h/nuages_sur_la_ville_pendant_la_nuit.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5227417091620609426" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_0LlFB0GPm7M/SIuEJhbaHZI/AAAAAAAAAU8/gQst8LsgdvQ/s400/nuages_sur_la_ville_pendant_la_nuit.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Une des choses que j’apprécie beaucoup chez Simon Galiero, c’est son attachement au cinéma québécois, à ses artisans et à son histoire. C’est extrêmement évident dans son prochain film, &lt;em&gt;Nuages sur la ville pendant la nuit&lt;/em&gt;, (dont le tournage devait prendre fin cette semaine) puisque trois de ses acteurs sont Jean-Pierre Lefebvre, Robert Morin et Marcel Sabourin ! Pour un premier long métrage, il s’agit là d’une distribution plus que respectable, surtout lorsqu’on considère le petit budget. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Que Galiero fraye avec des cinéastes de cette trempe, je vois ça comme à l’époque médiévale des guildes où le savoir se transmettait entre maîtres et apprentis. Forger le savoir. Surtout que Lefebvre, Morin et même Sabourin sont des metteurs en scène…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si je n’en ai pas fait la critique dans mon blogue, j’ai beaucoup aimé son court métrage &lt;em&gt;Notre prison est un royaume&lt;/em&gt; et je ne m’attends pas à moins de son premier long. En plus ce sont tous des gens qui ont beaucoup d’humour, alors ça promet comme tragicomédie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je suis toujours en retard dans les nouvelles, voici un article du Cahier Week-end du &lt;em&gt;Journal de Montréal&lt;/em&gt; de la semaine dernière. Évidemment, on y a misé sur le petit budget de la chose, c’est presque qu’un branding maintenant, ou tu es un as du petit budget (catégorie de laquelle Denis Côté essaie de ne pas devenir l’emblème) ou alors tu cartonnes au box-office comme Canuel. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.canoe.com/divertissement/cinema/nouvelles/2008/07/18/6201021-jdm.html"&gt;Les défis d’un budget limité&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Sur la photo, à gauche complètement, Simon Galiero, l'homme à casquette visible derrière la tête de Jean-Pierre Lefebvre, Nicolas Canniccioni à la caméra et Robert Morin à droite. Le perchiste et le préposé au ventilateur me sont inconnus, ainsi que la jeune dame dans le miroir. © Le Journal, Alain Décarie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-2932406393791657033?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/2932406393791657033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=2932406393791657033' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2932406393791657033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2932406393791657033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/07/nuages-sur-la-ville-pendant-la-nuit.html' title='Nuages sur la ville pendant la nuit'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_0LlFB0GPm7M/SIuEJhbaHZI/AAAAAAAAAU8/gQst8LsgdvQ/s72-c/nuages_sur_la_ville_pendant_la_nuit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-3618860972311635027</id><published>2008-06-18T19:30:00.004-04:00</published><updated>2008-06-18T19:34:30.744-04:00</updated><title type='text'>Tranche de vie</title><content type='html'>Pour vous faire savourer l'été qui arrive. Notre cabane à sucre la deuxième fois que nous avons pelleté le toit. La photo où on me voit à gauche, le bord du toit est environ à 12-14 pieds du sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SFmbTV_sJwI/AAAAAAAAAUE/ObOEI1EKoto/s1600-h/Photo_032608_003.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213368800282158850" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SFmbTV_sJwI/AAAAAAAAAUE/ObOEI1EKoto/s320/Photo_032608_003.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SFmbP_KY4zI/AAAAAAAAAT8/H7jV6uJzvhU/s1600-h/Photo_032608_004.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213368742613410610" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SFmbP_KY4zI/AAAAAAAAAT8/H7jV6uJzvhU/s320/Photo_032608_004.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SFmbLIaghGI/AAAAAAAAAT0/Smce5ExGsjc/s1600-h/Photo_032608_005.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5213368659197592674" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SFmbLIaghGI/AAAAAAAAAT0/Smce5ExGsjc/s320/Photo_032608_005.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-3618860972311635027?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/3618860972311635027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=3618860972311635027' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3618860972311635027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3618860972311635027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/06/tranche-de-vie.html' title='Tranche de vie'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SFmbTV_sJwI/AAAAAAAAAUE/ObOEI1EKoto/s72-c/Photo_032608_003.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4563600186264724430</id><published>2008-06-16T18:58:00.002-04:00</published><updated>2008-06-16T19:39:16.730-04:00</updated><title type='text'>Tague printanière</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SFb5c9-fbzI/AAAAAAAAASs/peVKkqdBD4k/s1600-h/bresson.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212627894796250930" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SFb5c9-fbzI/AAAAAAAAASs/peVKkqdBD4k/s400/bresson.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ce n'est pas que je n'ai rien à dire, mais tout est de la faute de ce fameux «manque de temps». &lt;a href="http://fonddelhereeffraie.blogspot.com/"&gt;Philémon&lt;/a&gt; (watch les serveurs Martin, je viens de mettre un lien vers ton blogue) me donne la chance de faire bouger un peu le blogue grâce à une tague bénigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;Attrape le livre le plus proche &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;Va à la page 123 (ou 23 si short book !)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;Trouve la 5ème phrase&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;Et recopie les 3 suivantes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À portée de main, j'avais le choix entre &lt;em&gt;Le fond de l'aire est frais&lt;/em&gt; à droite (quelle coïncidence quand même!) et &lt;em&gt;Notes sur le cinématographe&lt;/em&gt; à gauche. Pour plaire à tous les publics, je mets les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Notes sur le cinématographe,&lt;/em&gt; Robert Bresson&lt;br /&gt;P. 23&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...Il est une amorce à quelque chose.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M'appliquer à des images insignifiantes (non signifiantes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aplatir mes images (comme avec un fer à repasser), &lt;em&gt;sans les atténuer&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le fond de l'air est frais&lt;/em&gt;, Fred&lt;br /&gt;p.23&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Jamais je n'ai été aussi humilié! Humilié!&lt;br /&gt;Je ne suis pas un saltinbanque, madame, je ne donnerai plus un seul concert dans cette maison!&lt;br /&gt;-Voyons, maître...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer je refile la tague à &lt;a href="http://arretetoncinema.blogspot.com/"&gt;Helen &lt;/a&gt;(on saura ce qui traîne près de son ordi pendant son doctorat) et &lt;a href="http://marmelades.blogspot.com/"&gt;Marmel &lt;/a&gt;pour savoir ce qui l'éloigne tant de son blogue. :-)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4563600186264724430?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4563600186264724430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4563600186264724430' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4563600186264724430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4563600186264724430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/06/tague-printanire.html' title='Tague printanière'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SFb5c9-fbzI/AAAAAAAAASs/peVKkqdBD4k/s72-c/bresson.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-7718958806155856272</id><published>2008-05-13T21:49:00.003-04:00</published><updated>2008-05-13T21:54:46.116-04:00</updated><title type='text'>Herzog - Wagner</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SCpFdtvPp6I/AAAAAAAAASk/jgyz-O_cZkQ/s1600-h/LohengrinElsaHeinrich.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200045096548935586" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SCpFdtvPp6I/AAAAAAAAASk/jgyz-O_cZkQ/s400/LohengrinElsaHeinrich.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La claque au visage. En regardant toujours à gauche, ne pas voir ce qui se trouve à notre droite.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En regardant les DVD de &lt;em&gt;Der Ring des Nibelungen&lt;/em&gt; de Wagner, que je ne me permets pas encore d'acheter, je suis tombé sur un opéra mis en scène par Werner Herzog!!! &lt;em&gt;Lohengrin&lt;/em&gt;, une nouveauté sortie en DVD sur le marché en avril 2008. Mais finalement, y a-t-il quelque chose de plus logique quand on pense à l'opéra si présent dans les films de Herzog. &lt;em&gt;Fitzcarraldo&lt;/em&gt;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J'apprends d'ailleurs l'existence du documentaire de Herzog &lt;em&gt;The Transformation of the World Into Music&lt;/em&gt; (1994) qui traite des opéras et de la musique de Wagner.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans un article de Sensesofcinema, David Church écrit «He has directed operas (mostly by Wagner) periodically since 1986, including a performance of Schiller's Giovanna d'Arco that he filmed in 1989. The influence of opera is obvious in Fitzcarraldo, but the music also makes its way into many of Herzog's other films. He argues that opera plots are often completely unrealistic, but that the music somehow renders such strange machinations and wild emotions believable. This elevation of an opera's self-contained world toward a sort of deeper musical truth resonates somewhat with Herzog's approach to filmmaking, though he claims that film is more about transforming the world into believable images than into the unreal archetypal situations found in opera. This sentiment would be put to the test in his documentary Gesualdo – Tod für fünf Stimmen (Gesualdo – Death for Five Voices, 1995) for which he would take only the loosest historical facts about 16th century composer and prince Carlo Gesualdo, fabricating a bizarre biography about madness and murderous eccentricities. One of Herzog's most playfully entertaining and even comical documentaries, it features historians and bizarre Gesualdo enthusiasts presenting the composer's life and work. The resulting film emerges as a delightful ode to Herzog's skill in stylisation and his love of music – which he cites as a greater inspiration for his films than literary or filmic influences. »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ainsi donc, ma rencontre avec Herzog se poursuit, là où je ne m'y attends même pas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lohengrin sur:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;-&lt;a href="http://www.amazon.com/Wagner-Lohengrin-Richard/dp/B000YD7S2Q/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=dvd&amp;amp;qid=1210730012&amp;amp;sr=1-1"&gt;Amazon&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;-&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lohengrin_%28op%C3%A9ra%29"&gt;Wikipédia&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-7718958806155856272?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/7718958806155856272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=7718958806155856272' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7718958806155856272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7718958806155856272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/05/herzog-wagner.html' title='Herzog - Wagner'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SCpFdtvPp6I/AAAAAAAAASk/jgyz-O_cZkQ/s72-c/LohengrinElsaHeinrich.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-6046017787779077039</id><published>2008-04-12T22:06:00.006-04:00</published><updated>2008-04-12T22:26:27.509-04:00</updated><title type='text'>Lecture pré-cannoise</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SAFulKYZ0kI/AAAAAAAAASI/tKMW8JsCQww/s1600-h/andre_bazin.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188549830428447298" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SAFulKYZ0kI/AAAAAAAAASI/tKMW8JsCQww/s400/andre_bazin.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dans bientôt un mois c'est déjà le début du Festival de Cannes 2008, j'ai pensé mettre cet article apéritif d'André Bazin.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;En 1955, Bazin avait couvert le Festival depuis ses débuts. En moins de 10 ans, l'événement avait déjà évolué et le critique en dressait un portrait.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'aime le côté condescendant-critique-autodérisoire de l'article.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;«[...] Ce qui ne laisse pas de donner aux journalistes un sentiment supplémentaire de supériorité. Eux, les blasés qui ne jettent qu’un coup d’œil distrait à Lollobrigida quand ils ont la faveur bénigne de la voir comme je vous vois, savourent le sérieux qui les faits différents de ces pauvres publicains prêts à tout pour apercevoir leur idole. Pour nous qui savons que la religion a besoin de ces pompes spectaculaires, de cette liturgie dorée, nous savons aussi où est le vrai Dieu, et si ces manifestations nous suggèrent plus de pitié condescendante ou amusée que de révolte purificatrice, c’est que nous savons que tout en définitive tourne à sa plus grande gloire.»&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://antoine.stalker.googlepages.com/dufestivalconsid%C3%A9r%C3%A9commeunordre"&gt;Du festival considéré comme un ordre&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-6046017787779077039?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/6046017787779077039/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=6046017787779077039' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6046017787779077039'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6046017787779077039'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/04/lecture-pr-cannoise.html' title='Lecture pré-cannoise'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/SAFulKYZ0kI/AAAAAAAAASI/tKMW8JsCQww/s72-c/andre_bazin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-8419488372827115127</id><published>2008-04-10T10:09:00.003-04:00</published><updated>2008-04-10T10:14:20.008-04:00</updated><title type='text'>ATTABOY!</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R_4frMznfJI/AAAAAAAAASA/GBb_qd7VvN0/s1600-h/attaboy.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187618647809948818" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R_4frMznfJI/AAAAAAAAASA/GBb_qd7VvN0/s400/attaboy.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La même journée, pouvez-vous le croire? Deux en deux. Avez-vous un bon médecin pour une lobotomie à prix raisonnable? J'ai besoin de me faire mettre au niveau «populiste» pour faire mon boulot de rédacteur. Remarquez la qualité du français. J'ai mal.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-8419488372827115127?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/8419488372827115127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=8419488372827115127' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8419488372827115127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8419488372827115127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/04/attaboy.html' title='ATTABOY!'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R_4frMznfJI/AAAAAAAAASA/GBb_qd7VvN0/s72-c/attaboy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-413934773574183023</id><published>2008-04-09T17:38:00.004-04:00</published><updated>2008-04-09T18:02:23.856-04:00</updated><title type='text'>Sur Sokourov, d'un inconnu</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R_080cznfII/AAAAAAAAAR4/pQ8XznIgVok/s1600-h/archerusse.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187369217584233602" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R_080cznfII/AAAAAAAAAR4/pQ8XznIgVok/s400/archerusse.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R_06_sznfHI/AAAAAAAAARw/jQzIG1TAAOM/s1600-h/archerusse.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;Voici un texte sur L'Arche russe et plus largement sur l'oeuvre de Sokourov que j'ai découvert sur le blogue anonyme &lt;a href="http://theballoonatic.blogspot.com/"&gt;Balloonatic &lt;/a&gt;- récemment dégoté - et signé sous le pseudo Buster. C'est le genre d'article que j'aurais aimé écrire sur le disciple de Tarkovski. Disons que la culture m'aurait manqué pour m'y attaquer de cet angle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques échanges avec Buster, il m'apprend qu'il s'agit d'un article jamais publié. Dommage. Je l'ai donc mis dans mes archives Cinépars, pour le peu de visibilité que ça peut lui donner de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un extrait, deuxième paragraphe:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Alexandre Sokourov cherche-t-il lui aussi à saisir ce sentiment de pourrissement à même la beauté des choses, à saisir dans le même plan l’image du beau et de sa déchéance? Car si son œuvre est volontiers décrite comme "réactionnaire", elle est surtout "réactive", telle une réaction chimique, une rosée acide, quand une goutte versée sur le pétale d’une rose déclenche instantanément sa flétrissure. Réaction même de la mélancolie. Encore que chez Sokourov ce qui fascine n’est pas tant le lamento infini que ses films font entendre (des documentaires élégiaques au méconnu Povinnost) que l’incroyable puissance formelle qu’ils dégagent, cette volonté surhumaine - et en cela parfaitement mélancolique - pour atteindre une image "impossible": une image qui se suffirait à elle-même, une image enfermée, encryptée, une image-caveau dans laquelle seraient enterrées les figures d’un passé révolu mais dont l’artiste conserverait la mémoire, à la fois douloureuse et vivante. Un lieu secret, la "Chose", que seule la sublimation permettrait d’approcher. Car c’est aussi cela qui fascine chez Sokourov: son étonnant pouvoir de sublimation. Filmer, peindre, fabriquer, "totaliser" des images, avec une telle énergie que l’œuvre aspire tout ce qui l’entoure, ne laissant rien hors de son propre champ. Clôturer l’œuvre pour mieux contenir la "Chose". Créer des formes, moduler des rythmes, jouer de la polyvalence des signes: sublimer avec d’autant plus de force que la mélancolie y est plus profonde.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://antoine.stalker.googlepages.com/l%27archirusse"&gt;L'article complet L'Archirusse&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En passant, je remarque que beaucoup de blogueurs, encore plus les français que les québécois, préfèrent demeurer dans l'anonymat. Peut-être que ça permet d'être plus libre dans ses commentaires? Question de vie privée?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-413934773574183023?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/413934773574183023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=413934773574183023' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/413934773574183023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/413934773574183023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/04/sur-sokourov-dun-inconnu.html' title='Sur Sokourov, d&apos;un inconnu'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R_080cznfII/AAAAAAAAAR4/pQ8XznIgVok/s72-c/archerusse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-1647877018970303664</id><published>2008-04-06T15:57:00.003-04:00</published><updated>2008-04-06T16:02:45.339-04:00</updated><title type='text'>De la cinéphilie</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R_ksOQeAYUI/AAAAAAAAARY/XPF1Y3ZIbAY/s1600-h/rush_hour_three_ver2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186225069344448834" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R_ksOQeAYUI/AAAAAAAAARY/XPF1Y3ZIbAY/s320/rush_hour_three_ver2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Devant l'usage abusif et répétitif du terme «cinéphile» par un journaliste du Gournal dans ses critiques, j'ai fini par flancher et lui envoyer ce plaidoyer.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;M. Lapointe, voilà déjà un certain temps que votre usage du mot «cinéphile» me donne envie de vous envoyer mes réactions à cet effet. Je le fais car le Journal touche beaucoup de lecteurs chaque semaine et que votre usage dudit mot semble ne jamais vouloir se modérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit donc d’un plaidoyer pour la réhabilitation d’un mot qui m’est cher. Si je prends le temps de défendre mon point de vue, c’est pour qu’il en soit plus convaincant et indélébile dans votre mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sens des mots ne sont pas mathématiques. L’étymologie des mots varie selon leur histoire et leur place dans la langue à un moment particulier. Les mots naissent, se transforment, meurent et ressuscitent même parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les particules ciné et phile ne signifient pas simplement «ami du cinéma» ou «qui aime le cinéma», pas plus que pédophile «ami des enfants», nécrophile «ami des morts», philatéliste «qui aime acheter des timbres» ou philosophe «ami de la pensée». Un cinéphile n’est pas strictement une personne qui voit beaucoup de films, qui aime les films, qui va au cinéma ou je ne sais quoi. Les éléments phil et philo renvoient à un comportement obsessionnel négatif ou positif, à l’idée de collectionner, d’approfondir un sujet, de s’y dévouer et de se réunir pour en discuter (philologue, bibliophile, philharmonique, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce donc qu’un cinéphile ? Pour une petite histoire, au moins lire la définition dans wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Cin%C3%A9philie. Cette définition se termine d’ailleurs par ce qui sera notre point de départ : «Si des années 40 à 1968 la cinéphilie peut être considéré comme un mouvement de par ses caractéristiques communes, depuis le terme est usité pour désigner des expressions ou des organisations d'une passion du cinéma plus diverses et contrastées, donc moins solidaire. &lt;b&gt;Poursuivant une recherche intellectuelle et artistique ou se tournant vers la collection ou l'encyclopédisme&lt;/b&gt;, la cinéphilie est devenue une culture internationale malléable, adaptable autour de la définition première « la cinéphilie est l'amour du cinéma ». Cette nouvelle image, distincte du mouvement cinéphile français, permet de reconnaître les amoureux du cinéma de tout temps et de tout pays.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cinéphiles aiment le cinéma et cherchent à le comprendre selon leurs intérêts particuliers. On peut être passionné à un moment ou un autre par un courant, un genre, une période, un pays, un réalisateur, un acteur ou un scénariste, tantôt lisant un livre sur le sujet, tantôt assistant à une rétrospective, tantôt achetant un coffret, etc. Être cinéphile implique une démarche qui dépasse le simple acte de visionner. C’est de chercher à connaître, à analyser mais aussi à nommer l’objet pour construire un discours porteur de sens. Qu’une personne voit 4 ou 5 films par semaine ne fait pas d’elle une cinéphile si son discours demeure invariablement «action ou pas d’action», «beaucoup d’effets spéciaux», «lent ou full d’action», «plate ou pas plate», «jeu pas convaincant ou convaincant», «super hot ou pas hot», etc. On doit chercher à comprendre le langage particulier du cinéma, son histoire et son évolution ainsi que son impact sur la société, l’individu et l’art lui-même. Ensuite, chaque film sera replacé dans ce contexte, nourrissant une réflexion continue sur le cinéma. Le cinéphile, curieux et insatiable de nature, veut tout sauf être enfermé, par exemple dans le langage généralement simpliste et stérile du cinéma commercial. (Quoique ce type de cinéma peu stimulant puisse aussi à l’occasion faire l’objet d’une réflexion sur la société ou le cinéma.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette démonstration incomplète mais passionnée, vous me voyez venir. Quand vous utilisez le mot «cinéphile» 2, 3 et même 4 fois par critique de 500 mots sur des films comme &lt;em&gt;Step Up 2&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Definitely Maybe&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Rush Hour 3&lt;/em&gt; ( !!!), c’est complètement inapproprié. On frise la faute. Pour moi ce serait comme si un critique de resto s’adressait à son lectorat en terme de «gourmets», un critique de musique «mélomanes par ici, mélomanes par là» ou un critique de vin «mes chers œnologues». Quelques fois à la blague pourraient passer, mais il ne faut pas charrier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ne pas se contenter de «spectateurs», «certains d’entre vous», «plusieurs», etc. ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-1647877018970303664?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/1647877018970303664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=1647877018970303664' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1647877018970303664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1647877018970303664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/04/de-la-cinphilie.html' title='De la cinéphilie'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R_ksOQeAYUI/AAAAAAAAARY/XPF1Y3ZIbAY/s72-c/rush_hour_three_ver2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-2679455104404828902</id><published>2008-03-26T10:09:00.002-04:00</published><updated>2008-03-26T10:17:17.266-04:00</updated><title type='text'>Des courts métrages au cinéma? Non!?</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R-pauweAYTI/AAAAAAAAARQ/VFz6lZTPE68/s1600-h/pourquoipas.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182054080574415154" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R-pauweAYTI/AAAAAAAAARQ/VFz6lZTPE68/s400/pourquoipas.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dites-le à tous vos amis et connaissances qui font des courts métrages, il y a une opportunité de diffusion hors des festivals! C'est vraiment une bonne nouvelle. J'espère qu'il y aura un effet d'entraînement. Enfin les spectateurs pourront voir des courts métrages dans une programmation régulière et à la tivi en plus.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Voici le communiqué (désolé pour ceux qui s'aventurent sur Canoë, mais le doublon me semblait nécessaire):&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Le court métrage enfin de retour dans les salles de cinéma !&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Montréal, 26 mars 2008.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pourquoi pas un court ? est à la recherche de douze courts métrages québécois d'environ cinq minutes qui seront diffusés en salle à partir de l'automne 2008. Le projet, qui voit le jour grâce à la collaboration de Téléfilm Canada, de la Société de développement des entreprises culturelles, de Télé-Québec, de la Régie du cinéma, de Vision Globale, de la Fondation René Malo et des Pionniers du cinéma, garantit aux courts métrages sélectionnés une visibilité exceptionnelle.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pourquoi pas un court ? assurera le gonflage des films en 35 mm grâce à la collaboration exceptionnelle de Vision Globale, rendant du coup possible leur diffusion en salle. Les douze courts métrages sélectionnés seront d'abord présentés dans les cinémas de douze villes au Québec. Chaque mois, un court métrage sera projeté en avant-programme sur trois écrans d'une des salles participantes et, sur ce modèle, il fera le tour du Québec de septembre 2008 à août 2009. Les films seront ensuite diffusés sur les ondes de Télé-Québec. Ils seront distribués par Locomotion qui produira une compilation DVD.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pourquoi pas un court ? recherche des films de genre de fiction ou d'animation, en français ou sans paroles, libres de droits et d'une durée maximale de 5 minutes. Les cinéastes ont jusqu'au 30 juin à minuit pour envoyer leur film.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pourquoi pas un court ? est une initiative de Mario Fortin, directeur général du Cinéma Beaubien, Lise Dandurand, directrice générale de Ciné-Québec, et Michel Coulombe, chef des projets spéciaux à Radio-Canada International. &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.cinemabeaubien.com/pourquoipasuncourt/"&gt;www.cinemabeaubien.com/pourquoipasuncourt/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-2679455104404828902?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/2679455104404828902/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=2679455104404828902' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2679455104404828902'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2679455104404828902'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/03/des-courts-mtrages-au-cinma-non.html' title='Des courts métrages au cinéma? Non!?'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R-pauweAYTI/AAAAAAAAARQ/VFz6lZTPE68/s72-c/pourquoipas.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-3804963662665774977</id><published>2008-03-19T19:39:00.011-04:00</published><updated>2009-06-09T18:13:52.831-04:00</updated><title type='text'>Sur Hommes à louer de Rodrigue Jean</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R-GmugeAYRI/AAAAAAAAARA/EjNg2N5QWT8/s1600-h/24images.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179604364372762898" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R-GmugeAYRI/AAAAAAAAARA/EjNg2N5QWT8/s400/24images.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je n'ai pas encore envoyé de lettre à l'ONF pour dénoncer l'embargo sur le documentaire de Rodrigue Jean, mais laissez-moi attirer votre attention sur une chose. Pour servir la cause du film, le magazine &lt;a href="http://www.revue24images.com/"&gt;&lt;em&gt;24 Images&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; a exceptionnellement publié sur le web, &lt;strong&gt;en version intégrale&lt;/strong&gt;, l'article de Gérard Grugeau et l'entretien avec le réalisateur parus dans le dernier numéro. Si vous n'êtes pas abonné au magazine, voilà une bonne occasion de vous informer et de réagir. C'est aussi une belle opportunité de diffusez l'information. Tant que Rodrigue Jean n'a pas gagné son combat, on peut apporter de l'eau au moulin. Demain je ferai même un billet sur Canoë, les réactions que ça va susciter...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.revue24images.com/archives.php?type=extraits&amp;amp;edition=136#661"&gt;Cliquez ici pour accéder à l'entretien&lt;/a&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 102, 0);" href="http://antoine.stalker.googlepages.com/entretienrodriguejean"&gt;ou sur Cinépars&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.revue24images.com/archives.php?type=extraits&amp;amp;edition=136#662"&gt;Cliquez ici pour accéder à l'article Les enfants sauvages de Gérard Grugeau&lt;/a&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;(&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 102, 0);" href="http://antoine.stalker.googlepages.com/lesenfantssauvages%3Ahommes%C3%A0louerderodrigu"&gt;ou sur Cinépars&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-3804963662665774977?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/3804963662665774977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=3804963662665774977' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3804963662665774977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/3804963662665774977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/03/sur-hommes-louer-de-rodrigue-jean.html' title='Sur Hommes à louer de Rodrigue Jean'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R-GmugeAYRI/AAAAAAAAARA/EjNg2N5QWT8/s72-c/24images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-8957055595737939144</id><published>2008-03-18T18:47:00.004-04:00</published><updated>2008-03-18T19:22:38.224-04:00</updated><title type='text'>Les nouveaux blogues cinéma</title><content type='html'>Voici donc ma cuvée 2008 de blogues ciné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le blogue d'un jeune réalisateur, Étienne Goulet, qui évidemment s'intéresse au cinéma.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://x.etiennegoulet.com/"&gt;http://x.etiennegoulet.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L'Oeil sur l'écran&lt;/em&gt;. Elle et lui commentent sur leur blogue hébergé par Le Monde les films d'hier et d'aujourd'hui qu'ils ont vus.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://films.blog.lemonde.fr/"&gt;http://films.blog.lemonde.fr/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un blogue de réflexion sur le cinéma hébergé par Le Monde.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://borokoff.blog.lemonde.fr/"&gt;http://borokoff.blog.lemonde.fr/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le blogue en première position de la section ciné de &lt;a href="http://www.blogged.com/directory/entertainment/movies"&gt;Blogged&lt;/a&gt; est... du Variety. Êtes-vous étonnés?&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.variety.com/blog/1390000339.html"&gt;http://www.variety.com/blog/1390000339.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Balloonatic, le blog des somnambules&lt;/em&gt;. Des citations, des vidéos, des réflexions.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://theballoonatic.blogspot.com/"&gt;http://theballoonatic.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Notre musique&lt;/em&gt;. Que dire d'original sinon, beaucoup, beaucoup, beaucoup de matériel.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://notremusique.blogspot.com/"&gt;http://notremusique.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J'aime regarder les films&lt;/em&gt;. Pas compliqué, de courtes critiques de films.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jaimeregarderlesfilms.blogspot.com/"&gt;http://jaimeregarderlesfilms.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, ça ne fait que 7 blogues et non pas 8, j'étais monté à 9, mais en les regardant de nouveau je suis retombé à 7.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux sites, c'est simple, il s'agit des Cahiers du Cinéma et de Positif. Est-ce vraiment nécessaire de les présenter?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-8957055595737939144?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/8957055595737939144/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=8957055595737939144' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8957055595737939144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8957055595737939144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/03/les-nouveaux-blogues-cinma.html' title='Les nouveaux blogues cinéma'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-131360623328115776</id><published>2008-03-18T15:55:00.003-04:00</published><updated>2008-03-18T16:00:21.552-04:00</updated><title type='text'>Deux pays, deux cultures</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R-Ae7Zod33I/AAAAAAAAAQ4/NnLYJdclwRE/s1600-h/boarding_gate.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179173577317801842" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R-Ae7Zod33I/AAAAAAAAAQ4/NnLYJdclwRE/s400/boarding_gate.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;On parle souvent de la grande différence entre les représentations européenne et américaine du sexe. Aujourd'hui le phénomène m'a sauté aux yeux avec ces deux affiches du même film. Vous aurez compris qu'à gauche il s'agit de l'affiche française et à droite de l'américaine. Vraiment frappant.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-131360623328115776?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/131360623328115776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=131360623328115776' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/131360623328115776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/131360623328115776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/03/deux-pays-deux-cultures.html' title='Deux pays, deux cultures'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R-Ae7Zod33I/AAAAAAAAAQ4/NnLYJdclwRE/s72-c/boarding_gate.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-6461595864228671</id><published>2008-03-16T23:18:00.003-04:00</published><updated>2008-03-16T23:44:01.122-04:00</updated><title type='text'>Ménage du printemps</title><content type='html'>Un peu comme a pris l'habitude de faire Lady Guy, qui d'ailleurs me bouta hors de sa cour - en effet, véritables Fourches Caudines de la blogosphère, je fus ignominieusement frappé de dérogeance, désarmé, passant de chevalier lige à ladre sans même arracher le titre d'écuyer -, je commence le ménage printanier de mes liens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agira surtout d'ajouter du sang neuf. J'ai quelque 8 blogues et 2 sites sur le cinéma qui seront ajoutés, je vous les présenterai sous peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma recherche, j'ai trouvé ce blogue de Pierre Falardeau, malheureusement abandonné depuis longtemps par son auteur. Dommage, j'aime bien le style vitriolique de notre cinéaste bourru.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple: Le recyclage des ordures &lt;a href="http://www.pierrefalardeau.com/content/view/33/1/"&gt;http://www.pierrefalardeau.com/content/view/33/1/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-6461595864228671?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/6461595864228671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=6461595864228671' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6461595864228671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6461595864228671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/03/mnage-du-printemps.html' title='Ménage du printemps'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-2046340960755136142</id><published>2008-03-15T10:04:00.004-04:00</published><updated>2008-03-15T10:10:41.265-04:00</updated><title type='text'>Miserere nobis</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R9vX55od32I/AAAAAAAAAQw/H0szdFr1lj8/s1600-h/du_levande_pray.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177969586315583330" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R9vX55od32I/AAAAAAAAAQw/H0szdFr1lj8/s200/du_levande_pray.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Des tubes fluorescents. Quelques fenêtres donnant sur un quartier banal. Quatre rangs de chaises inconfortables en bois. À la fin du service religieux, les gens attroupés près de la porte de sortie quittent lentement la petite salle grise. Tous, exceptée une dame agenouillée, mains jointes, qui d’un cri du cœur lance une prière vers Dieu. Personne ne porte vraiment attention à ce moment de pieux éréthisme, si ce n’est un homme qui lui tapote incessamment le dos, probablement par un soucis fraternel de réconfort autant que d’incitation à l’abrègement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, cette scène de &lt;i&gt;Du Levande&lt;/i&gt; de Roy Andersson représente en quelque sorte son cinéma. Ses films, comme cette prière, implorent en même temps qu’ils dénoncent. Délicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#003300;"&gt;Lord, please Lord, forgive them. Forgive them.&lt;br /&gt;Forgive those who are greedy and cheap.&lt;br /&gt;Forgive those who are greedy and miserly. And those who deceive and cheat or grow rich by paying miserable wages.&lt;br /&gt;Dear Lord forgive them, forgive them.&lt;br /&gt;And Lord, forgive those who humiliate and desecrate.&lt;br /&gt;Forgive those who torture and kill.&lt;br /&gt;Forgive those who bomb and destroy cities and villages.&lt;br /&gt;Forgive those who are dishonest, those who lie and are false.&lt;br /&gt;Forgive governments who withhold the truth from the people.&lt;br /&gt;Dear Lord, forgive them.&lt;br /&gt;Forgive those who are heartless, merciless, and quick to pass judgement.&lt;br /&gt;Please Lord, forgive them.&lt;br /&gt;Forgive courts that pass sentences too harsh or convict the innocent.&lt;br /&gt;Forgive them.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Anna… We have to close and lock up now.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forgive newspapers and TV channels that mislead. That distract attention from that which is important. Dear Lord, forgive them.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-2046340960755136142?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/2046340960755136142/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=2046340960755136142' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2046340960755136142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2046340960755136142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/03/miserere-nobis.html' title='Miserere nobis'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R9vX55od32I/AAAAAAAAAQw/H0szdFr1lj8/s72-c/du_levande_pray.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-193894135060061460</id><published>2008-03-14T08:22:00.004-04:00</published><updated>2008-03-14T23:23:16.783-04:00</updated><title type='text'>Un dernier mot sur Funny Games</title><content type='html'>Pour ceux d'entre vous qui n'auraient pas déjà vu sur son blogue, Helen Faradji a pondu une critique du film &lt;em&gt;Funny Games 2&lt;/em&gt; sur 24iMAG.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.revue24images.com/articles.php?article=347"&gt;DU VICE ET DE SES CONSÉQUENCES&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai réagi dans la section commentaires, à votre tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous le film à thèse cauchemardesque en forme de piège à rat? Ça vous dit?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*23h: Mise à jour. Comme une ancienne critique du ICI ne va pas sans l'autre, aujourd'hui on m'a aussi envoyé le lien de la critique vidéo de Juliette Ruer qui se retrouve sur Cyberpresse. &lt;a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/bandes-annonces/visionner/583-Droles-de-jeux.html"&gt;La minute cinéma&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-193894135060061460?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/193894135060061460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=193894135060061460' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/193894135060061460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/193894135060061460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/03/un-dernier-mot-sur-funny-games.html' title='Un dernier mot sur Funny Games'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-7320219977859878628</id><published>2008-03-12T08:13:00.004-04:00</published><updated>2008-03-12T08:23:49.242-04:00</updated><title type='text'>Haneke - Qui veut être la mauviette?</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R9fKxpod30I/AAAAAAAAAQg/kuAEphBsrdg/s1600-h/funny_games.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176829251023658818" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R9fKxpod30I/AAAAAAAAAQg/kuAEphBsrdg/s200/funny_games.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Une bonne critique sur le dernier &lt;em&gt;Funny Games&lt;/em&gt; proposée par un internaute anonyme sur le blogue de Helen (&lt;a href="http://www.arretetoncinema.blogspot.com/"&gt;Arrête ton cinéma&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.newyorker.com/arts/critics/cinema/2008/03/17/080317crci_cinema_lane"&gt;«Recurring Nightmare» dans &lt;em&gt;The New Yorker&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extraits:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Haneke seemed to suggest that recent cinema has cheapened such slaking of emotion into a near-pornographic fake: we are crazed and cheered by shuddering events that have no authentic claim upon our feelings. His solution, in “Funny Games,” was to teach us a lesson by refusing to offer any such arousal. One problem, however, was that the film itself inched close to the sort of exploitational detail that it was supposed to abhor—a proximity that only gets worse in this later version, which adds a definite carnal kick to the sight of the heroine being forced to strip to her underwear. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Conclusion]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«There is a shard of the punishing Teutonic fairy tale in everything he dreams up, and, if he puts the error of this latest film behind him, he could yet become the Grimm of the gated community, the chat room, and the gun club.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Only one thing stands in his way: the species known as the American male. Haneke’s best films revolve around the figure of a woman, either resourceful or remorseless—Juliette Binoche in “Code Unknown,” Isabelle Huppert as the sexual fanatic in “The Piano Teacher,” and now Naomi Watts in “Funny Games.” Whereas poor Tim Roth, who began his rise to fame as a blade-faced British skinhead, has been reduced by “Funny Games” to a fusspot—pathetically trying to blow his wet cell phone back to life with a hair dryer, in order to call the outside world. If Michael Haneke really wants to export his brand of panic to the United States, where it incontestably belongs, he’s going to need some leading men. But who will be brave enough to contact George Clooney, or Denzel Washington, and propose them for the role of a wuss?»&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-7320219977859878628?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/7320219977859878628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=7320219977859878628' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7320219977859878628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7320219977859878628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/03/haneke-qui-veut-tre-la-mauviette.html' title='Haneke - Qui veut être la mauviette?'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R9fKxpod30I/AAAAAAAAAQg/kuAEphBsrdg/s72-c/funny_games.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-7765494853887006074</id><published>2008-03-11T20:00:00.004-04:00</published><updated>2008-03-11T21:50:49.522-04:00</updated><title type='text'>Schizoderbergh</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R9cdsZod3zI/AAAAAAAAAQY/Dl0uaxpv0EY/s1600-h/schizopolis.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176638945317740338" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R9cdsZod3zI/AAAAAAAAAQY/Dl0uaxpv0EY/s320/schizopolis.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;«The federal government announced today that, in an effort to eradicate the national debt it will be selling the state of Rhode Island to a group of private investors for a reported $18 billion. The investors plan to enclose the entire state with an all-weather roof and turn it into the world’s largets shopping mall. When asked for comment, a White House spokesperson would only say “&lt;em&gt;Well, at least we didn’t sell it to the fucking Japenese&lt;/em&gt;”.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Schizopolis&lt;/em&gt;. C’est le genre de film que tout réalisateur devrait se permettre au moins une fois juste pour faire l’exercice de la liberté. Et pour le spectateur, la catharsis est communicative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’arrive à l’occasion d’écouter les commentaires des réalisateurs sur leurs propres films. Les éditeurs mettent tellement d’efforts à nous trouver des suppléments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur &lt;em&gt;Schizopolis&lt;/em&gt;, j’ai eu toute une surprise. Criterion a probablement donné carte blanche à Soderbergh puisque celui-ci se permet de délirer en regardant son film. Il s’interviewe lui-même en ne changeant même pas de ton… Il nous raconte notamment qu’il a tenu le rôle principal parce qu’il était fait pour jouer, qu’on lui disait depuis qu’il avait cinq ans ; qu’un certain personnage représente les doutes du réalisateur, mais pas les siens car il n’a jamais connu ça contrairement à Kubrick ; que les acteurs devraient jouir dans la vie de l’absence de règles pour faire des expériences qui leur serviront de base dans leur métier ; que le métier de réalisateur est le plus utile au monde parce qu’il change la vie de millions de personnes alors qu’un travailleur social n’a d’impact que sur la vie d’une douzaine de personnes ; etc., etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous mettez la main sur ce DVD, écoutez les commentaires, délire assuré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant &lt;em&gt;Ocean’s&lt;/em&gt;… on est rendu à combien déjà ?&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-7765494853887006074?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/7765494853887006074/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=7765494853887006074' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7765494853887006074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7765494853887006074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/03/schizoderbergh.html' title='Schizoderbergh'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R9cdsZod3zI/AAAAAAAAAQY/Dl0uaxpv0EY/s72-c/schizopolis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-2241722572392636423</id><published>2008-03-06T15:17:00.003-05:00</published><updated>2008-03-06T15:24:46.297-05:00</updated><title type='text'>Quand ça va mal</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R9BSq6JFfbI/AAAAAAAAAQI/ISkfLp_eSMY/s1600-h/maelstrom.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5174726868964048306" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R9BSq6JFfbI/AAAAAAAAAQI/ISkfLp_eSMY/s400/maelstrom.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J'avais beaucoup aimé le film &lt;em&gt;Maelström&lt;/em&gt; de Denis Villeneuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas pour vous, mais quand un producteur comme Roger Frappier - qui disons ne casse pas la baraque comme un André Forcier - en est rendu à faire ce type de déclaration, c'est que ça va mal...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Maelström&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;de Denis Villeneuve (2001)&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;«Le cinéma à l’état pur. Bref scénario de 52 pages qui laissait toute la place au cinéma. Film sur la vie, la mort, le temps, l’espace et la lumière. Film dont nous avons recommencé complètement le&lt;br /&gt;montage. Acte de foi dans un réalisateur. Découverte de Marie-Josée Croze. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;Aujourd’hui, on accorde trop d’importance au texte et pas assez au cinéma entre les lignes. Le pouvoir de l’image a perdu sa place face au pouvoir des mots. Ce film ne serait plus possible aujourd’hui dans la volonté de tout comprendre et de tout expliquer avant de commencer à tourner.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et on ne parle que de &lt;em&gt;Maelström&lt;/em&gt; là! Au diable l'imaginaire! Je souffre.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-2241722572392636423?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/2241722572392636423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=2241722572392636423' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2241722572392636423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/2241722572392636423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/03/quand-va-mal.html' title='Quand ça va mal'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R9BSq6JFfbI/AAAAAAAAAQI/ISkfLp_eSMY/s72-c/maelstrom.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-8258334150508300742</id><published>2008-03-01T15:02:00.004-05:00</published><updated>2008-03-01T15:13:34.896-05:00</updated><title type='text'>Un film bien abject</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R8m37ctleJI/AAAAAAAAAPw/a00vjRRBdYA/s1600-h/funny_games_2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172867878959282322" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R8m37ctleJI/AAAAAAAAAPw/a00vjRRBdYA/s320/funny_games_2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Depuis quelque temps déjà, j’ai Michael Haneke de travers dans la gorge. Je remettais à plus tard mes réactions sur le blogue. Trop de choses à dire, trop de gêne devant le culte que plusieurs cinéphiles lui vouent. Alors c’est aujourd’hui, probablement grâce à un mélange explosif de Sudafed et de café brésilien brûlé à point, que je me vide l’abcès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a presque deux ans déjà (ce que le temps peut passer vite !), je publiais un billet s’intitulant &lt;a href="http://antgod.blogspot.com/2006/08/un-film-bien-assommant.html"&gt;Un film bien assommant&lt;/a&gt; en référence au film &lt;em&gt;Caché&lt;/em&gt; de Michael Haneke. Je demandais à quiconque de bien vouloir m’expliquer comment on pouvait apprécier ce film. Même si plusieurs l’avaient apprécié, personne n’avait expliqué pourquoi. Seulement, beaucoup plus tard, s’ajoutait un commentaire pas du tout dénué d’intérêt. Commençons donc par ce commentaire comme amorce avant de descendre en flammes &lt;em&gt;Funny Games&lt;/em&gt;. Ah ben oui, parce que c’est la sortie prochaine de &lt;em&gt;Funny Games 2&lt;/em&gt; qui me fait sortir de mes gonds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Egoteknik m’écrivait en décembre 2007 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;span style="color:#6633ff;"&gt;dis moi antoine, il y a quelque chose que je ne saisis pas. Comment peux tu dire que parce qu'un plan est fixe c'est qu'il ne se passe rien ... Alors qu'au contraire, s'agissant de &lt;em&gt;Caché&lt;/em&gt;, c'est ce fameux rien qui produit le suspens c'est dire le moment où l'action est suspendu. de plus l'action n'est plus seulement, pour l'exemple qui nous intéresse, suspendu, mais également reporté puisque ce qui semble s'apparenter au présent est en fait passé, puisque qu'on s'aperçoit qu'il s'agit dans le récit d'une vidéo inséré dans un magnétoscope. C'est là ou intervient la notion de diégèse. Si tu reconsidère le début du film, au fil du générique on entend des voix. De part le choix de la vidéo dans ce plan on apparente un premier temps le voix à quelque chose d'extra diégétique, c'est à dire qui n'appartient pas au récit. Pour faire simple, quand tu entends un piano dans un film, si le piano n'est pas présent dans le récit, c'est que le son est extra diégetique. Si tu vois dans la scène un homme joué du piano le son est diégétique. Bref, la mise en scène nous conduit a se poser la même question que les protagonistes c'est à dire qu'est ce que cette vidéo ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la question de caché réside dans cette suspension permanente entre le regardant et le regardé ; qui regarde ou plutôt qui se regarde, c'est la mise en abîme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;bref on pourrait discuter fort longtemps de caché, non seulement pour sa mise en scène mais aussi pour son écriture d'une présicion d'orfèvre. Comme tu as l'air avide de références et pour te réconcilier avec Haneke, je te conseille de regarder &lt;em&gt;Funny Games&lt;/em&gt; beaucoup plus accessible pour apprivoiser ce cinéaste autrichien au combien brillant. Par ailleurs je te conseille aussi &lt;em&gt;Lost highway&lt;/em&gt; de Lynch qui comporte quelques similitudes d'écriture (dans la forme) avec C&lt;em&gt;aché&lt;/em&gt; et manifestement comme tu souhaitait voir eraserhead tu pourrais envisager une soirée Lynch ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure je reviens sur un des articles que tu publies dans ton blog. Même si il est vrai le mot auteur est parfois pompeux, je voulais signifier qu'il ne faut pas confondre ecriture de scénario et écriture cinématographique. Pour l'exemple d'Hitchcock, si il est vrai que je n'ai pas souvenir d'avoir vu un scénario signé de sa main, il a écrit chaque plan de toute ses scènes et ce avec une maniaquerie folle. Le moindre élément de ses films trouve une justification (même la couleur des taxis dans la mort aux trousses). Donc attention de ne pas tout confondre ! (quel rebat joie je fais). Voilà. Merci&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce commentaire nous permet tout de suite de mettre une chose au clair. Je ne remets pas du tout en cause le talent d’orfèvre de Haneke. Par exemple, d’avoir eu l’idée de séparer à toutes les occasions possibles les acteurs agresseurs des victimes lors du tournage, c’est tout simplement génial. De cette façon les agresseurs ont effectivement l’air complètement déconnecté de l’affreuse réalité qu’ils engendrent. On peut relever tout ce qu’il y a de plus génial, mon problème à moi c’est ce qu’on pourrait appeler la «séduction douteuse» de Haneke. Dans &lt;em&gt;Funny Games&lt;/em&gt;, bien entendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film commence. De mon bagage personnel, l’entrée me rappelle le premier plan à vue d’oiseau de &lt;em&gt;The Shining&lt;/em&gt; de Kubrick. Toute la scène étrange où un jeune voisin maladroit vient emprunter des œufs est savoureuse. Les deux jeunes «voisins» ne sont d’ailleurs pas sans rappeler les voyous d’un autre film de Kubrick, &lt;em&gt;Orange mécanique&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite papa se fait casser une jambe et le cauchemar commence. D’accord. Premier élément inquiétant, les jeunes se moquent des victimes en donnant toutes sortes de causes bidons expliquant leurs gestes. Conclusion: Haneke se moque bien d’expliquer le mobile de ses bourreaux. Il n’y a pas de mobile. Haneke se moque aussi un peu de nous, les spectateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu de torture ici et là. Déjà, je n’en peux plus de voir la tronche de papa complètement paralysé par sa jambe cassée. Haneke n’a pas envie de raconter l’histoire d’un héros. Ça saute aux yeux, papa a encore une jambe sur laquelle sauter et toute la haine de voir sa famille maltraitée par des ptits connards, mais il reste complètement débile dans son coin. Haneke frustre les envies héroïques du spectateur. Papa va rester sur le divan et geindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’on se demande où on s’en va avec tout ça, Haneke nous lance justement une bouée de sauvetage. Dans le cadre d’un «jeu», les agresseurs demandent aux victimes si elles pensent qu’elles vont s’en sortir et en plus l’un d’eux SE TOURNE VERS LA CAMÉRA et NOUS demande si nous pensons qu’elles vont s’en sortir. Mes méninges ce sont tout de suite mises en marche. J’avais vu &lt;em&gt;Caché&lt;/em&gt; avant &lt;em&gt;Funny Games&lt;/em&gt;. Dans &lt;em&gt;Caché&lt;/em&gt;, il n’y avait aucune résolution de problème. Y aurait-il une résolution de problème dans &lt;em&gt;Funny Games&lt;/em&gt; ? Non. Alors que me restait-il? Regarder des voyous sans mobile torturer une famille sans histoire pour me montrer que la violence c’est pas beau ? Pour me montrer que le cinéma ment en général, mais pas Haneke en particulier ? Pour me montrer le génie diégétique, extra-diégétique et indigeste de Haneke ? &lt;strong&gt;NON&lt;/strong&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai donc arrêté le film et j’ai fait avance rapide pour constater que je gagnais la «game». Les voyous s’en vont après avoir torturé les victimes à la mort et s’apprêtent à recommencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel est donc le but d’un tel exercice?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai lu dans un article que «pour Michaël Haneke, il s'agit de dénoncer la violence et disséquer ses composantes. […] Il s'agit aussi de faire réaliser cette violence au spectateur. En effet, pour le réalisateur «&lt;i&gt;nous sommes tous dans cette partie du monde très industrialisée et nous ne connaissons la violence personnelle que par les médias. Nous assistons à la déréalisation de la violence&lt;/i&gt;»».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je suis très conscient de la déréalisation de la violence et je n’ai pas besoin d’endurer un film de torture pour me conscientiser. Je me range du côté de Wim Wenders, qui lors de la projection cannoise de Funny Games, avait quitté la salle et déclaré à propos du film : «&lt;em&gt;Il fonctionne comme un cauchemar dont on ne peut pas s'échapper. Quand j'ai un cauchemar, je me lève parce que je sais que si je me rendors tout de suite, je vais retomber dans le cauchemar. Funny Games, c'est exactement ça. J'ai l'impression que c'est ce que voulait Haneke. En sortant avant la fin du film, je lui ai peut-être rendu justice&lt;/em&gt;.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est exactement ce que je pense. Je pense qu’en sortant de la salle ou en arrêtant le film, on rend justice à Haneke. Sinon pour moi on est soit : naïf, sadique ou intello. Intello dans le sens où il faudrait tout rationaliser, intellectualiser, et ne plus voir que des intérêts esthétiques au film pour l’endurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Haneke a dit dans une entrevue : ««&lt;em&gt;C’est brutal, mais éclairant. Je donne une gifle au spectateur en lui disant : Ah ! Tu es réveillé ! Coucou, c’est un film ! Et deux secondes plus tard, je lui prouve que je peux le séduire à nouveau. Ce que je lui montre à ce moment-là est désagréable. Mais sa curiosité fait de lui une proie facile. Puis il reçoit la deuxième gifle... et il me suit encore une fois. Et là je crois, je suppose qu’il ne comprend pas seulement intellectuellement : il commence à ressentir ce que c’est que d'être séduit. Dans le cinéma d’illusion, il paie pour oublier qu’il a signé ce contrat. Moi je lui montre qu’il paie pour un mensonge et qu’il est responsable de ce qu’il voit&lt;/em&gt;.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut croire que je ne suis pas facile à séduire ni une proie facile. Moi, il faudrait me casser les deux jambes pour m’immobiliser. Et vous? Êtes-vous comme papa à la patte cassée sur le divan? Vous regardez le spectacle en pleurnichant? À vous de le défendre! (Ou de vous défendre)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En passant, une interview intéressante donnée à Télérama en 1998. &lt;a href="http://yrol.free.fr/CINEMA/HANEKE/interviews.htm"&gt;Cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-8258334150508300742?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/8258334150508300742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=8258334150508300742' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8258334150508300742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/8258334150508300742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/03/un-film-bien-abject.html' title='Un film bien abject'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R8m37ctleJI/AAAAAAAAAPw/a00vjRRBdYA/s72-c/funny_games_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-7664082249927017587</id><published>2008-02-03T12:01:00.000-05:00</published><updated>2008-02-03T19:33:52.820-05:00</updated><title type='text'>Dialogues with Solzhenitsyn : a film by Alexander Sokurov</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R6X0r25bCFI/AAAAAAAAAMQ/oV5UYb0NHfw/s1600-h/soljenitsyne.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5162801582158055506" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R6X0r25bCFI/AAAAAAAAAMQ/oV5UYb0NHfw/s320/soljenitsyne.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En épluchant les listes de DVD, je suis tombé avec étonnement sur &lt;i&gt;Dialogues with Solzhenitsyn : a film by Alexander Sokurov&lt;/i&gt;. J’étais moins étonné de voir que le film était édité par Facets Video, de la dynamique cinémathèque de Chicago qui doit faire mourir d’envie bien d’autres institutions du genre. J’ai été étonné de nouveau en mettant le DVD dans mon lecteur lorsque je me suis aperçu qu’il ne s’agissait pas de dialogues posthumes… Soljenitsyne est encore vivant! Et Sokurov parle avec lui! Fascinant du début à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la première partie, &lt;em&gt;The Knot&lt;/em&gt;, Sokurov commence par dresser un sobre portrait biographique de Soljenitsyne à l’aide d’images. Ensuite, la seconde épouse de l’auteur, Natalia Svetlova, répond à quelques questions, notamment sur leur retour en Russie après plusieurs années passées aux États-Unis et sur la quasi-absence de reconnaissance de la part des Russes envers l’œuvre de Soljenitsyne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sokurov y va de son opinion tout au long du document visuel. Par exemple, «I don’t know about you, but I felt guilty. I felt guilty that we had [certainement il s’adresse aux Russes] nothing to receive him with, that we had nothing to give him».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même s’il s’agit en quelque sorte d’un documentaire (philosophique), on y retrouve toute la poésie propre à Sokurov, ses leitmotivs visuels comme l’utilisation du noir et blanc, du monochrome, du flou, du brouillard, des plans fixes ainsi que la place donnée à la nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cinéaste s’introduit ensuite dans la vie de Soljenitsyne en l’accompagnant dans sa promenade quotidienne dans la nature. Il lui pose alors un certain nombre de questions banales et d’autres d’ordre philosophique. Cette balade rappelle étrangement un passage de &lt;i&gt;August 1914&lt;/i&gt;, au deuxième chapitre, où l’étudiant Isaakii Lazhenitsyn se rend dans le jardin de Tolstoï pour poser une question au sage, alors qu’il faisait sa promenade quotidienne dans la nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur amazon.com &lt;a href="http://www.amazon.ca/Dialogues-Solzhenitsyn-Alexander-Sokurov/dp/B000ROA04U/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=gateway&amp;amp;qid=1202058202&amp;amp;sr=8-1"&gt;The Dialogues with Solzhenitsyn (1998)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici des extraits que j’ai transcrits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sokurov insiste pour comprendre la cruauté humaine. &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R6X1RG5bCGI/AAAAAAAAAMY/B9JQFUMjvx8/s1600-h/dialogueswithsoljenitsyne.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;You see, all religions are against cruelty, all of them, but cruelty remains. &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R6X1xW5bCHI/AAAAAAAAAMg/eGFYjt5q5-k/s1600-h/dialogueswithsoljenitsyne.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5162802776158963826" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R6X1xW5bCHI/AAAAAAAAAMg/eGFYjt5q5-k/s200/dialogueswithsoljenitsyne.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;That’s what they’re for: so that man can have a shield, a brake. Repentance was so common in Russia. Now it doesn’t exist any more. Now you’ll never make anybody repent. I appealed for it in my article. Everybody just laughed. Whatever should repentance be for? When in some of my works I give way to my own repentance, the only result is : «Look, look, he himself is like this». No one thinks «Let me do it myself. I will try». [...] If it were only cruelty... How about greed? Is greed a lesser trouble than cruelty? Greed destroys the human race. Greed destroys everybody. Man can’t stop and say: «That will do. I’ve got enough. I’m perfectly satisfied».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;To know is nothing. One has to let it into one’s heart. One may know anything. Some people know that God exists, even some scientists, some great physicists admit it, others don’t know. One knows, another doesn’t. No, it must be in the heart. One must live with it. Morality is not attained by knowledge. It is attained first in a child’s upbringing, then by a self-teaching. In this way, through experience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sur l’art&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…] And now you have to please millions. But their tastes aren’t developed. They are different. To please millions, quality decreases. But in fact, my idea is that in fact mass culture must not necessarily be low-level. Folklore is a proof. Folklore is a high-level art. And for the masses. [...] Folklore can attain, on one hand, a high level, and on the other, popularity. But in the art of today, this is not what matters in today’s art. It can, even remaining individual and professional, attain both a high level and mass accessibility. That can be attained. We mustn’t think that we are condemned to produce low-end rubbish.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Is literature an emotional or a rational art?&lt;br /&gt;Emotional. There are rational elements in it. There are even elements of scholarship, of analysis. But emotions must be there, otherwise it’s boring.&lt;br /&gt;-So, literature is a structural art, by its nature, isn’t it? Is it close to architecture, if one wants to understand?&lt;br /&gt;What is closer to? The prose is closer to architecture, you’re right.&lt;br /&gt;-With its space, its laws, its freedom?&lt;br /&gt;Its history. &lt;strong&gt;And the cinema, to the theatre?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;-Nowhere. It goes nowhere&lt;br /&gt;No to the theatre?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-It’s not an art at all.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Not an art? It’s wrong. It is an art. Must I convince you? This is an art. And in your works, it is an art.&lt;br /&gt;-No, it just charms people. Charm is temptation. Charm is not love. It is temptation. Literature is an art.&lt;br /&gt;[Silence de Soljenitsyne]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Which changes in the moral geography of man are irreversible?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interesting. [...] I will answer you simply from a Christian point of view. The Christians believe everything is reversible, any sin, even any crime. While man is alive, he can understand and repent. In this respect, it is reversible. But you can’t repair anything. The result of your crime cannot be repaired. It’s in the past. Nothing to do. Only to grieve and to change. Still, Christianity appreciate it very much, this renewal of the soul, whenever it happens, even at the very end. This is Christianity. Otherwise, in our days, these turns of enlightenment become rare. One follows assuredly one’s wrong path. The Age tells him: «Go on». «Go on, everyone behaves so». This «everyone does» ossifies souls completely. People condemn themselves to complete perdition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Crime and punishment?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yes it is, the punishment is that man can’t repent any more, lost in this stream and in this stream, he’s not even a person. The reason is: «Everyone does so». This is the most terrible idea.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Humilité&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;The higher power is always God, and those who cannot attain religious conscience, must have at least some humility towards existence. Remember the tree yesterday, each tree makes us stand in awe. And is it only trees? What about birds? Animals? Rivers? Mountains? Humility towards existence. Understanding our limitedness, our wretchedness. If not believing in God.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le progrès&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;In general, mankind became so enthusiastic about progress, pushing forward with it ever since the Age of Enlightenment. But in reality, all mankind has won its spiritual emptiness. Only technology, civilisation, give-me-all, all the goods, now the Internet, the stream of information leaves no more air to breathe, the soul goes empty. The soul is empty, death is terrifying, nowhere to go.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Art suffers pressure from progress.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yes, you see, unfortunately progress did not, as we see it... The progress we know made its biggest steps in the last 4-5, no, 4 centuries. Before, it was very slow. Millennia went on slowly, with very few changes. But from the start today’s progress has overlooked the soul. The emptiness of the soul. People began to lose their soul to material growth, to civilisation. We have spoken of this.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-7664082249927017587?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/7664082249927017587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=7664082249927017587' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7664082249927017587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7664082249927017587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/02/dialogues-with-solzhenitsyn-film-by.html' title='Dialogues with Solzhenitsyn : a film by Alexander Sokurov'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R6X0r25bCFI/AAAAAAAAAMQ/oV5UYb0NHfw/s72-c/soljenitsyne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-5118615832386133463</id><published>2008-02-03T11:41:00.000-05:00</published><updated>2008-02-06T06:42:56.567-05:00</updated><title type='text'>Nouvelle passion</title><content type='html'>«Un passionné de cinéma et de beaucoup trop de choses...» &lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je suis un passionné, que voulez-vous (à tendance autiste, diraient certains de mes amis). Depuis que je suis revenu au Saguenay, je me suis découvert une passion pour les plantes et surtout pour les arbres. J'ai même lancé un site web et un blogue sur le sujet des séquoias, ce qui explique en partie le peu d'activité sur le présent blogue. Oh j'ai des choses à dire, peut-être trop encore, comme un virulent billet contre le cinéma de Michael Haneke, mais ça ne saurait tarder puisque j'achève mon site sur les séquoias.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si vous le visitez, notez que la très grande majorité des photos sont de moi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://sequoia.quebec.googlepages.com/"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5162796690190305330" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R6XwPG5bCDI/AAAAAAAAAMA/Y1FaHOy5Fwg/s400/sequoiasite.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://sequoiasgeants.blogspot.com/"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5162796784679585858" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R6XwUm5bCEI/AAAAAAAAAMI/Lmt_m-buqEo/s400/sequoiablogue.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-5118615832386133463?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/5118615832386133463/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=5118615832386133463' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5118615832386133463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5118615832386133463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/02/nouvelle-passion.html' title='Nouvelle passion'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R6XwPG5bCDI/AAAAAAAAAMA/Y1FaHOy5Fwg/s72-c/sequoiasite.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-1160122070550464814</id><published>2008-01-17T11:22:00.001-05:00</published><updated>2008-01-17T11:23:14.974-05:00</updated><title type='text'>The Shield</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R4-AzrYbI8I/AAAAAAAAAKM/KE8WFnslXpo/s1600-h/IMGA0503blog.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5156481723669357506" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R4-AzrYbI8I/AAAAAAAAAKM/KE8WFnslXpo/s400/IMGA0503blog.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="355"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/1mXezakULBk&amp;rel=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/1mXezakULBk&amp;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-1160122070550464814?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/1160122070550464814/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=1160122070550464814' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1160122070550464814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/1160122070550464814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2008/01/shield.html' title='The Shield'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/R4-AzrYbI8I/AAAAAAAAAKM/KE8WFnslXpo/s72-c/IMGA0503blog.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-6664985779387564837</id><published>2007-11-26T21:02:00.000-05:00</published><updated>2007-11-26T22:04:19.331-05:00</updated><title type='text'>Le Herbert en moi</title><content type='html'>Mon sang irlandais semble refaire surface puisque non content d'aimer la bière noire et le whisky, je découvre avec autant de joie la musique traditionnelle irlandaise et écossaise. Ça me frappe de voir le nombre de chansons qu'ils ont composées pour leur libération. C'est vrai que nous n'avons pas été oppressés autant et aussi longtemps qu'eux, mais avons-nous une seule chanson de libération connue dans la francophonie canadienne? Il faut croire qu'on est bien avec l'occupant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux vidéos sur youtube.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Seven Drunken Nights&lt;/em&gt; chantée par The Dubliners, illustrée par une animation amusante. Une chanson à boire, évidemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/JtR4X6x5d7I&amp;amp;rel=" width="425" height="355" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous avez vu le film de Ken Loach, &lt;em&gt;The Wind that Shakes the Barley&lt;/em&gt;, Darach Ó Catháin chante ici le classique en irlandais, vraiment touchant. On a l’impression d’entendre les échos lointains et plaintifs de la civilisation celte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/3AFRCWg_kOc&amp;amp;rel=" width="425" height="355" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-6664985779387564837?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/6664985779387564837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=6664985779387564837' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6664985779387564837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/6664985779387564837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2007/11/le-herbert-en-moi.html' title='Le Herbert en moi'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-7143373349292743564</id><published>2007-11-05T08:37:00.000-05:00</published><updated>2008-02-06T06:43:36.999-05:00</updated><title type='text'>Ammmmateurs de Herzog</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Ry8dWzlrcZI/AAAAAAAAAKE/x-EM0KDXOfo/s1600-h/herzog_big.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5129350778240856466" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Ry8dWzlrcZI/AAAAAAAAAKE/x-EM0KDXOfo/s400/herzog_big.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Voici un très très long article du &lt;em&gt;The Observer&lt;/em&gt; sur Herzog et son dernier film que seuls les passionnés liront jusqu'au bout. Très intéressant.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;L'intro:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;&lt;a href="http://film.guardian.co.uk/features/featurepages/0,,2203240,00.html"&gt;Herzog shoots&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;Things happen on a Werner Herzog set: mutinies break out, actors' lives are threatened, crew members are beaten and thrown in jail in the wildest corners of the world - and all in pursuit of the 'ecstatic truth' about humanity. Daniel Zalewski joins the German director shooting his first Hollywood film in the Thai jungle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;Werner Herzog hastily cordoned off a swath of jungle with wooden sticks and yellow tape, like a cop marking a crime scene. 'Nobody will cross this line!' he announced. It was late August, and the German director had travelled to northwest Thailand, a few miles from the border of Burma, to shoot Rescue Dawn amid virgin rainforest. It was his first Hollywood-funded feature, and he was determined to stop what he called 'the Apparatus' - a squadron of make-up artists, special-effects engineers and walkie-talkie-carrying professionals who had been deployed to work with him - from trampling on yet another pristine thicket. Herzog, who typically works with a small crew and a minuscule budget, was pleased to have millions of dollars at his disposal, but he was not so pleased to have been saddled with more than a hundred collaborators. 'I do not need all these assistants,' he complained. 'I have to work around them.'&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://film.guardian.co.uk/features/featurepages/0,,2203240,00.html"&gt;L'article complet&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-7143373349292743564?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/7143373349292743564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=7143373349292743564' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7143373349292743564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/7143373349292743564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2007/11/ammmmateur-de-herzog.html' title='Ammmmateurs de Herzog'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Ry8dWzlrcZI/AAAAAAAAAKE/x-EM0KDXOfo/s72-c/herzog_big.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-5071308378672555235</id><published>2007-11-01T21:32:00.000-04:00</published><updated>2007-11-01T21:52:09.451-04:00</updated><title type='text'>Coq-à-l'âne ciné</title><content type='html'>Hé oui, Friedrich Wilhelm Murnau l'a dit il y a déjà longtemps:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«In each of my films I try to discover new artistic territory and find new forms of expression.&lt;br /&gt;I feel that if a director succeeds in infusing his own being into a film, it will penetrate its audience.  And I believe those films that do not concerns themselves with financial success point to the future of cinema».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est drôle à quel point ça rejoint exactement ce que disait Jean-Pierre Gorin en 2004:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«I really do believe that there’s two categories of filmmakers, there's the ones who are interested in the idiom and there are very vast number of them, and there's the ones that is more rarified who are interested in grammar».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ça rejoint un peu Deleuze «L'énorme proportion de nullité dans la production cinématographique n'est pas une objection: elle n'est pas pire qu'ailleurs, bien qu'elle ait des conséquences économiques et industrielles incomparables. Les grands auteurs de cinéma sont donc seulement plus vulnérables, il est infiniment plus facile de les empêcher de faire leur oeuvre. L'histoire du cinéma est un long martyrologe».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sokurov va même jusqu'à dire que le cinéma n'est pas un art. Dans ses dialogues avec nul autre que Soljenitsyn, la discussion va comme suit:&lt;br /&gt;Sokurov: It's not an art at all.&lt;br /&gt;Soljenitsyn: Not an art? It's wrong. It is an art. Must I convince you? This is an art. And in your works, it is an art.&lt;br /&gt;Sokurov: No, it just charms people. Charm is temptation. Charm is not love. It is temptation. Literature is an art.&lt;br /&gt;Silence de Soljenistyn.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, pourquoi persiste-t-on à chercher quelque chose dans le cinéma?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deleuze à la rescousse: «Le cinéma n'en fait pas moins partie de l'histoire de l'art et de la pensée, sous les formes autonomes irremplaçables que ces auteurs ont su inventer, et faire passer malgré tout».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-5071308378672555235?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/5071308378672555235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=5071308378672555235' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5071308378672555235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/5071308378672555235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2007/11/coq-lne-cin.html' title='Coq-à-l&apos;âne ciné'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-4769839401763575825</id><published>2007-11-01T19:23:00.001-04:00</published><updated>2007-11-01T19:50:51.981-04:00</updated><title type='text'>Nous les Québécois, on se flatte et on ronronne</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/RyplWDlrcYI/AAAAAAAAAJ8/RMLLEmz17ws/s1600-h/chat.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5128022555309601154" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/RyplWDlrcYI/AAAAAAAAAJ8/RMLLEmz17ws/s400/chat.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un peu plus et je ne pouvais plus jamais vous parler faute de me souvenir de mon mot de passe sur blogger, c'est tout dire. Mais la scie à chaîne est bien affutée et le bois de poêle s'entasse dans le cabanon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que je finalise ma propre critique tiède et trop gentille sur le film &lt;em&gt;Comment survivre à sa mère (Surviving a bad comedy)&lt;/em&gt;, je tombe sur cette «critique» de mon collègue indirect - par convergence - du Gournal (prononcez «gourrrr» comme dans gourde, gourer ou gore) de Mourrial où il dit par exemple:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Les créateurs de Mambo Italiano font mouche à nouveau avec Surviving My Mother, une irrésistible comédie dramatique qui mélange habilement l’humour et le drame».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«On reconnaît dès les premières minutes le ton et l’efficacité des dialogues de Galluccio et la réalisation rythmée et dynamique de Gaudreault».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Aussi, autant l’écriture et les gags sont plus fins et plus subtils, autant la réalisation est plus inspirée et plus poussée. Bonne idée, par exemple, ces messages textes échangés d’un cellulaire l’autre qui défilent sur l’écran».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Misère. À lire cette critique, on a l'impression qu'on va s'amuser et se délecter, pourquoi pas un mélange entre Woody Allen, Veber et Almodovar tant qu'à y être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là je tombe sur cette autre critique d'Eddie Cockrell du Variety et je me dis, «mais c'est ça que je veux écrire!» Fouettez-moi le chat quelqu'un, que le minou Cottonelle sorte ses griffes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In English, please.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Even more broadly played and annoyingly self-conscious than helmer Emile Gaudreault's modest-grossing &lt;a class="infusionLink" onmousedown="zodJump('http://widgets.zibb.com/images/_jump.gif?tag=Infusion&amp;amp;url=%2Fprofiles%2FFilm%2Fmain%2F162870%2FMambo%2520Italiano.html%3FdataSet%3D1&amp;amp;gsid=4321834&amp;amp;entitytypeid=15&amp;amp;lid=162870&amp;amp;title=Mambo%20Italiano')" href="http://www.variety.com/profiles/Film/main/162870/Mambo%20Italiano.html?dataSet=1" alt="Mambo Italiano"&gt;"Mambo Italiano"&lt;/a&gt; (2003), &lt;a class="infusionLink" onmousedown="zodJump('http://widgets.zibb.com/images/_jump.gif?tag=InfusionDisambiguation&amp;amp;title=%22Surviving%20My%20Mother%22')" id="'a_" onclick="javascript:zodInfuser.FillDescriptions('&amp;quot;Surviving My Mother&amp;quot;');return false;" href="javascript:zodInfuser.FillDescriptions(" alt="Please click for options"&gt;"Surviving My Mother"&lt;/a&gt; is an all-over-the-map Canuck dysfunctional family saga that's a challenge to withstand. Call it "Canadian Ugly," a tediously faux-transgressive slog with nary an ounce of verisimilitude, risk or wit on view. &lt;a class="infusionLink" onmousedown="zodJump('http://widgets.zibb.com/images/_jump.gif?tag=Infusion&amp;amp;url=%2Fprofiles%2FCompany%2Fmain%2F2018357%2FAlliance%2520Atlantis%2520Vivafilm.html%3FdataSet%3D1&amp;amp;gsid=4184674&amp;amp;entitytypeid=11&amp;amp;lid=2018357&amp;amp;title=Alliance%20Atlantis%20Vivafilm')" href="http://www.variety.com/profiles/Company/main/2018357/Alliance%20Atlantis%20Vivafilm.html?dataSet=1" alt="Alliance Atlantis Vivafilm"&gt;Alliance Atlantis Vivafilm&lt;/a&gt; has no announced release plans after pic's Oct. 19 local bow, nor should the distrib look much beyond Quebec's borders for much save cable and disc deals.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tired of the nonstop kvetching of her cancer-ridden mother (Veronique Le Flaguais), Clara (Ellen David) suffocates her in bed, then feels guilty about that. Vowing to get to know her own 21-year-old daughter Bianca (Caroline Dhavernas) better, mom has no idea her offspring's a Web-cruising nympho having a torrid affair with local priest Michael (Adam J. Harrington). Gaudreault's sledgehammer style crushes Steve Galluccio's leaden script, while talented &lt;a class="infusionLink" onmousedown="zodJump('http://widgets.zibb.com/images/_jump.gif?tag=Infusion&amp;amp;url=%2Fprofiles%2Fpeople%2Fmain%2F32424%2FDrew%2520Carey.html%3FdataSet%3D1&amp;amp;gsid=4332997&amp;amp;entitytypeid=16&amp;amp;lid=32424&amp;amp;title=Drew%20Carey')" href="http://www.variety.com/profiles/people/main/32424/Drew%20Carey.html?dataSet=1" alt="Drew Carey"&gt;Drew Carey&lt;/a&gt; cohort Colin Mochrie is wasted as affable paterfamilias Richard. Tech package is the sole reason to endure pic, sporting vet &lt;a class="infusionLink" onmousedown="zodJump('http://widgets.zibb.com/images/_jump.gif?tag=Infusion&amp;amp;url=%2Fprofiles%2Fpeople%2Fmain%2F38268%2FPierre%2520Mignot.html%3FdataSet%3D1&amp;amp;gsid=4337490&amp;amp;entitytypeid=16&amp;amp;lid=38268&amp;amp;title=Pierre%20Mignot')" href="http://www.variety.com/profiles/people/main/38268/Pierre%20Mignot.html?dataSet=1" alt="Pierre Mignot"&gt;Pierre Mignot&lt;/a&gt;'s crystalline lensing, &lt;a class="infusionLink" onmousedown="zodJump('http://widgets.zibb.com/images/_jump.gif?tag=Infusion&amp;amp;url=%2Fprofiles%2Fpeople%2Fmain%2F268591%2FPatricia%2520Christie.html%3FdataSet%3D1&amp;amp;gsid=4510607&amp;amp;entitytypeid=16&amp;amp;lid=268591&amp;amp;title=Patricia%20Christie')" href="http://www.variety.com/profiles/people/main/268591/Patricia%20Christie.html?dataSet=1" alt="Patricia Christie"&gt;Patricia Christie&lt;/a&gt;'s fine production design and Gino Vanelli's "You Gotta Move."&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Bon vous me pardonnerez, j'ai d'autres chats à flatter. Où est le papier de toilette... ah c'est le Gournal, ça va faire pareil.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22115823-4769839401763575825?l=antgod.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://antgod.blogspot.com/feeds/4769839401763575825/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22115823&amp;postID=4769839401763575825' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4769839401763575825'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22115823/posts/default/4769839401763575825'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://antgod.blogspot.com/2007/11/nous-les-qubcois-on-se-flatte-et-on.html' title='Nous les Québécois, on se flatte et on ronronne'/><author><name>Antoine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16019982343370875379</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/Sm7od1XTocI/AAAAAAAAAlc/NmFJoME5Rlk/S220/ballet-Mecanique.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/RyplWDlrcYI/AAAAAAAAAJ8/RMLLEmz17ws/s72-c/chat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22115823.post-6446360657212304469</id><published>2007-09-19T21:47:00.002-04:00</published><updated>2008-03-17T09:31:52.282-04:00</updated><title type='text'>Ombres d'un poète</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/RvHRtIgfDqI/AAAAAAAAAJ0/mbmsBoXlCqY/s1600-h/jean_cocteau.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112097625350278818" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_0LlFB0GPm7M/RvHRtIgfDqI/AAAAAAAAAJ0/mbmsBoXlCqY/s400/jean_cocteau.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Sur le DVD de Criterion &lt;i&gt;Le Sang d’un poète&lt;/i&gt; de Jean Cocteau, on retrouve dans les suppléments le documentaire &lt;i&gt;Jean Cocteau : autoportrait d’un inconnu&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme est extrêmement inspirant, son époque aussi, son œuvre. Cocteau vient d’une époque artistique en ébullition où les très grands esprits se rencontrent et s’influencent. Absolument fascinant de l’entendre parler, mais force est de constater au passage à quel point nous vivons à une époque beaucoup plus impersonnelle et insignifiante, celle de la &lt;i&gt;mass culture&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cocteau parle tout bonnement de ses amis et connaissances : Igor Stravinsky et Pablo Picasso, Erik Satie qui connaissait Debussy, Diaghilev, Mme Chanel mêlée dans l’ombre au ballet russe de Diaghilev, Nijinski, Jean Renoir, Chaplin, Raymond Radiguet, Modigliani et bien d’autres. Un tel brassage de génies, j’en suis bouche-bée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai 
